16 décembre 2018
Classics

La série L’homme de l’Atlantide enfin en DVD !


L'HOMME DE L'ATLANTIDE : enfin les 4 téléfilms avant la série !

Sortie en DVD le 11 septembre 2018

Une édition LCJ Editions


Après des années d'attente, voici enfin l'introduction de la série, soit 4 téléfilms diffusés à l'époque par TF1, avant d'être rediffusés par la défunte La Cinq dans les années 80. LCJ éditions a eu la bonne idée de proposer un master haute définition, disponible le 11 septembre 2018 au prix de 35€. Durant le festival SERIES MANIA en mai dernier à Lille, nous avons pu voir le pilote sur grand écran et la qualité d'image est tout simplement bluffante !

Le coffret en 4 dvd propose les 4 téléfilms de 90 minutes diffusés aux USA, avant le lancement de la série hebdomadaire, intéressante mais moins réussie, sous un format 1 :33.1 accompagné de la version française (Duffy était doublé par Pierre Arditi, eh oui...) ainsi qu'une version originale avec des sous-titres français.

Le pitch : Mark Harris serait le dernier survivant de l'Atlantide. Doté de mains palmées, capable de nager plus vite qu'un dauphin et de descendre à des profondeurs où aucun submersible n'est allé ; le dernier survivant de l'Atlantide est à la recherche de son passé. Sur terre, pour autant qu'il ne reste pas trop longtemps hors de l'eau, il également doté d'une force surhumaine, capable de terrasser 4 hommes d'un coup. D'abord testé par l'armée en vue de faire de lui la nouvelle arme protégeant les Etats-Unis, Mark finit par reconquérir sa liberté et mène des recherches au fond des océans avec l'aide du Docteur Elizabeth Merrill (Belinda J. Montgomery, actrice canadienne vue ensuite en Caroline Crockett, l'ex-femme de Sonny (Don Johnson) dans la série policière « Deux flics à Miami » - Miami Vice, 1984/89).

Pour les plus jeunes d'entre vous, cette série a tout de la ringardise incarnée, d'autant qu'elle a déjà plus de 40 ans (1977/78). Elle s'inscrit dans le vintage kitsch et post-hippie « Golden sixties », marquée par une vision foncièrement naïve mais sympathique des années 70 où on pensait qu'on pouvait encore (un peu) faire bouger les choses. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la première réaction sera sûrement « C'est quoi ce type bizarre dans l'eau avec son slip jaune ? » Dépassez vos a priori et partez à la découverte de Mark Harris, vous pourriez vous surprendre à l'aimer...

Malgré son échec aux Etats-Unis (4 téléfilms et 13 épisodes), elle connut un grand succès en Europe et plus curieusement.... en Chine, férue d'êtres aquatiques aux pouvoirs étonnants. Pour l'anecdote, la série était tournée dans les studios MGM à Los Angeles, où elle avait pour voisins les fugitifs Logan et Jessica de la trop courte série de science-fiction « L'âge de cristal » (Logan's run).

Un an avant la saga familiale DALLAS et Bobby Ewing, « L'homme de l'Atlantide » marquait les débuts du fort sympathique Patrick Duffy. Dans cette série de science-fiction rappelant par moments « L'homme qui valait 3 milliards » (un être spécial doté d'une force extraordinaire), le comédien livre une performance physique remarquable en homme-poisson, avec sa fameuse nage ondulatoire, tout en étant très attachant par son attitude d'enfant naïf, curieux de tout.


Dans le détail, les 4 téléfilms racontent :

 « L'arrivée » nous invite à suivre les débuts de Mark sur terre, à la découverte du monde et sa confrontation avec le Mal incarné par le gouailleur Monsieur Schubert (Victor Buono, excellent comédien au répertoire shakespearien vu dans le « Batman » des années 60 et « Les Mystères de l'Ouest »). Excellent téléfilm, bien rythmé et rempli de suspense, emmené par les compositions musicales marquantes de Fred Karlin et mis en scène par Lee H. Katzin (Le Mans avec Steve McQueen).

« Les visiteurs de l'au-delà », second téléfilm, voit Mark aux prises avec des êtres venus d'une planète aquatique ayant pris possession de corps humains et animés de mauvaises intentions. Moins réussie et parfois risible, cette histoire parvient à nous intriguer en nous emmenant vers les origines possibles de Mark Harris. Divertissant.

« Les flammèches », 3ème téléfilm, excellent et flippant, emmène à nouveau Mark aux frontières de l'étrange avec de curieuses cellules venant de l'espace, ayant le pouvoir de prendre possession du corps des gens et de les rendre fous ! Durant une poursuite insensée, Mark manquera d'y laisser la vie. Le côté hippie est nettement marqué dans une scène où on voit Mark faire de la méditation en position du lotus au fond des océans !

« La disparition », dernier téléfilm, voit la Docteur Merrill kidnappée par une étrange savant. Elle réunit tous les scientifiques importants sur une île, maintenus dans un état de béatitude constant via des minéraux spéciaux. Son objectif : quitter la terre pour les emmener vers un monde meilleur. Mark doit trouver un moyen de l'arrêter... Dans le rôle de la « méchante » Dr. Smith, les afficionados de « Les Rues de San Francisco » auront reconnu Darleen Carr, l'actrice jouant la fille de Mike Stone (Karl Malden) dans la série policière. Acceptable sans plus, en-deçà des précédents téléfilms.

Bref, du bel ouvrage à voir sans jugement et enfin disponible dans une version restaurée digne de ce nom. Merci LCJ éditions, en attendant la série hebdomadaire prochainement.


Manu Francq