13 décembre 2018
Critiques

Christ(off) : Une comédie navrante

Qu'attendre de Mickael Yoün en 2018 ? 

On ne sait plus trop à vrai dire, le gars est un vrai comédien, il n'est jamais vraiment mauvais mais semble éternellement condamné par son incapacité chronique à faire de bons choix : de sa période Morning Live démarrée en trombe et achevée avec fracas avec les sinistres "Iznogoud" et "Incontrôlable", ses passages ratés vers le drame avec les dispensable "Héros" et "La Traversée". On voit le zigoto apporter sa drôlerie ici et là dans des seconds rôles, apparaissant comme un vieux souvenir émergé de nos vieilles années 2000.

On le retrouve ici dans "Christ(off)", comédie navrante, sorte de lointain cousin du nullissime Coexister de Fabrice Eboué, dans lequel il interprète un loser guitariste se faisant passer pour un prêtre. Humour faussement corrosif, propos à côté de la plaque (Il s'appelle Christophe, sa mère Marie, son père Joseph... et s'il était vraiment le christ ?) et clichés éculés sur l'église témoignant d'une méconnaissance crasse du sujet qu'il aborde. Pas grand chose à dire de plus si ce n'est que Lucien Jean-Baptiste confirme le grand mystère qui l'entoure: comment peut-on avoir une voix si dingue et une présence physique aussi fadasse ? Qu'il retourne vite doubler Martin Lawrence.

Michael Yoün parvient à y exister un peu malgré une réalisation à la truelle et un scénario écrit avec le cul. On sourit un peu, surtout quand ça se termine. On attendra donc sa prochaine réalisation, "Bienvenue chez les Malawa", pour se réjouir d'une des apparitions de Youn à l'écran. Son "Fatal" étant de loin ce qu'on a eu de mieux à se mettre sous la dent de sa part depuis dix ans...
Auteur :Mickaël Vrignaud
Tous nos contenus sur "Christ(off)" Toutes les critiques de "Mickaël Vrignaud"