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COMPTE A REBOURS MORTEL

Un film de Jim Gillespie avec Sylvester Stallone, Charles S. Dutton, Tom Berenger, Kris Kristofferson et Robert  Patrick.

 

 

 

Sortie le 16 janvier 2002.

Jake Malloy, un agent du FBI, n'est plus que l'ombre de lui-même. Alors qu'il s'apprêtait à épouser sa compagne Mary, celle-ci a trouvé la mort, victime d'un tueur de flics. Ce geste gratuit restera à jamais ancré dans la mémoire de Jake. Plusieurs mois s'écoulent, le policier sombre dans l'alcoolisme et veut mettre fin à ses souffrances en se suicidant. Son collègue Hendricks l'envoie alors dans un centre de désintoxication, appelé D-Tox, afin qu'il reprenne goût à la vie. Ce centre, situé au coeur des régions montagneuses du Wyoming, est uniquement occupé par des policiers en dépression. Cependant, une malédiction poursuit Jake et frappe de nouveau dans son entourage. Tandis qu'un terrible blizzard s'abat sur la région, un patient est assassiné, bientôt suivi d'un second. Le tueur de flics se cache parmi eux.

Réalisateur en 1997 de SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER, un émule de SCREAM, Jim Gillespie lance cette fois-ci, Sylvester Stallone sur les traces d’un maniaque cultivant un certain goût pour le morbide...

DRIVEN, GET CARTER, autant de titres qui préfigurent la chute de la carrière de Sylvester Stallone. Ce film là se placerait plutôt dans la catégorie polar divertissant allant chercher ses inspirations du côté de SEVEN et autres comparses : le tueur en série suspendant ses victimes comme de véritables œuvres d’art avec un sadisme prononcé. Le script amasse tous les schémas caractéristiques du genre (l’assassin harcelant inlassablement son adversaire jusque dans son intimité).

Même si Stallone se montre un peu plus sobre et moins coutumier des « gros bras musclés » en composant un personnage tourmenté, il ne parvient pas à sauver un scénario à la trame simpliste comportant son lot minimum de scènes d’action, son psychopathe de bazar et son dénouement prévisible. De même que le paysage enneigé et le climat de méfiance évoquent LA CHOSE de John Carpenter.

Le seul intérêt de l’intrigue étant de réussir à confondre l’identité du tueur qui s’est intégré à cette petite communauté fourmillant en outre de protagonistes sans relief. Jim Gillespie s’amuse donc à tirer sur des ficelles usées malgré un suspense bien entretenu et livre ici un thriller maladroit dont le rythme s’essouffle à mi-parcours. Quant à l’ami Stallone, son capital sympathie baisse de nouveau avec cette piètre production mais espérons pour lui que ses prochains films ne seront pas uniquement destinés au circuit vidéo ou à une trop bréve carrière en salles.

Fabien Rousseau

 

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