Réalisateur
en 1997 de SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER, un émule de SCREAM, Jim
Gillespie lance cette fois-ci, Sylvester Stallone sur les traces
d’un maniaque cultivant un certain goût pour le morbide...
DRIVEN,
GET CARTER, autant de titres qui préfigurent la chute de la
carrière de Sylvester Stallone. Ce film là se placerait plutôt
dans la catégorie polar divertissant allant chercher ses inspirations
du côté de SEVEN et autres comparses : le tueur en série suspendant
ses victimes comme de véritables œuvres d’art avec un sadisme
prononcé. Le script amasse tous les schémas caractéristiques
du genre (l’assassin harcelant inlassablement son adversaire
jusque dans son intimité).
Même si Stallone se montre un peu plus sobre et moins coutumier
des « gros bras musclés » en composant un personnage tourmenté,
il ne parvient pas à sauver un scénario à la trame simpliste
comportant son lot minimum de scènes d’action, son psychopathe
de bazar et son dénouement prévisible. De même que le paysage
enneigé et le climat de méfiance évoquent LA CHOSE de John Carpenter.

Le
seul intérêt de l’intrigue étant de réussir à confondre l’identité
du tueur qui s’est intégré à cette petite communauté fourmillant
en outre de protagonistes sans relief. Jim Gillespie s’amuse
donc à tirer sur des ficelles usées malgré un suspense bien
entretenu et livre ici un thriller maladroit dont le rythme
s’essouffle à mi-parcours. Quant à l’ami Stallone, son capital
sympathie baisse de nouveau avec cette piètre production mais
espérons pour lui que ses prochains films ne seront pas uniquement
destinés au circuit vidéo ou à une trop bréve
carrière en salles.
Fabien
Rousseau
Le
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