15 décembre 2018
Critiques

Daddy Cool : Une comédie amusante

On a du mal avec les comédies françaises. Forcément, quand on se complaît dans une certaine forme d'humour (nauséabonde, il faut le dire), difficile de surnager pour offrir autre chose qu'un film médiocre. De temps à autre, l'une d'entre elles se détache. Bon, on caricature un peu, les comédies sympathiques ne sont pas si rares. Dans les traces de "Papa ou Maman", c'est "Daddy Cool" qui sort du lot en ce début de novembre.

La bande-annonce laissait craindre le pire. "Daddy Cool" ne serait-il qu'une simple succession de sketchs ? En réalité, ce n'est pas le cas. Les gags sont légion, bien évidemment. Comme le souligne Maxime Govare dans l'interview, il est assez rare de voir des comédies impliquant des enfants. Pas des enfants de 9-10 ans, mais des enfants en bas âge. Ici, ces acteurs-chiards apportent une certaine fraîcheur, qu'on les apprécie ou non. Ils sont au centre de gags pas tous réussis, mais jamais problématiques (c'est déjà un exploit). Dans la même veine que "Papa ou Maman" donc, "Daddy Cool" reprend à son compte cet humour insolent, potache voire puéril. Difficile de ne pas sourire devant certaines situations abracadabrantesques !

Sauf que "Daddy Cool" n'est pas juste une comédie potache. C'est avant tout l'histoire d'un mec qui se pose une question toute bête : peut-on être un gosse et un père à la fois ? Pas de quoi en faire un livre de psychologie, mais le fond est suffisamment pertinent pour qu'on puisse y voir autre chose qu'une simple succession de blagues. On notera tout de même une écriture pas toujours très fine et quelques idées un peu too much (le plan séquence vers la fin du film), que certains verront tout de même d'un bon oeil. Pour notre part, on aurait aimé une fin un peu plus percutante, moins pantouflarde, d'autant plus qu'elle jure un peu trop avec le caractère explosif de Maude, le personnage de Laurence Arné.

Malgré ces quelques défauts, "Daddy Cool" reste une comédie de bonne facture, aussi amusante dans ses moments de légèreté qu'attachante dans ses instants d'intimité (étonnant Michel Leeb). C'était pas donné, Maxime Govare l'a fait.
Auteur :Alexandre Dupret
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