13 décembre 2018
Critiques

Kingsman : Le Cercle d’Or : Boringsman

Lors de sa sortie en 2015, "Kingsman : Services Secrets" avait agréablement surpris par son impertinence et son élégance britannique. Matthew Vaughn, son réalisateur, s'attèle pour la première fois à donner une suite à une de ses oeuvres. Deux ans après, l'effet de surprise passé, le charme peut-il encore opérer ?

C'est dans un contexte de crise que démarre "Kingsman : Le Cercle d'or" où l'agence est attaquée par une organisation criminelle, Le Cercle d'or. Les survivants vont devoir alors faire appel à leurs cousins américains, les Statesman. 

La scène d'ouverture est à l'image du film : une tentative de réitérer (sans succès) la scène de l'église du premier volet, au point d'en oublier le scénario. Le background, déjà installé, il s'agissait alors de donner un peu de profondeur aux personnages, Eggsy et Harry en tête. Résultat assez décevant et ce malgré un casting remarquable, avec la présence de Julianne Moore, Jeff Bridges et Channing Tatum, servant principalement à vendre le film. Le côté dramatique de la situation est sous exploité, jamais assumé, si bien qu'à aucun moment nous ne nous sentons concernés.

Le manque cruel d'inspiration se fait ressentir à la vue de certaines scènes et répliques, copies presque conformes du premier "Kingsman". On assiste finalement à deux heures vingt de niaiseries complaisantes qui feront aussi bien pouffer de rire que créer un sentiment de gêne extrême. Mention spéciale à la scène du tracker et à toutes les apparitions de Elton John. 

Si "Kingsman : Services Secrets" avait posé les bases d'un univers fun et attrayant, la suite n'est qu'une pâle copie, parodique, sans intérêt et plus que dispensable. 
Auteur :Hubert Wiart
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