21 novembre 2018
Critiques

Kong: Skull Island : Un divertissement popcorn sans originalité

Kong n'est pas King Kong, il est différent.  C'est le réalisateur,  Jordan Vogt-Roberts qui l'avoue : « Notre version de Kong est très différente des précédentes. Chaque version de Kong revisitait à sa façon l'histoire de la Belle et la Bête. Nous ne voulions pas raconter à nouveau la même histoire ». La dernière adaptation signée Peter Jackson en 2005 est donc a mettre de coté, "Kong : Skull Island" offre un traitement différent, à l'image de Kong lui même qui est ici un monstre de plus de trente mètres, le prédateur dominant sur tout un éco-système de Kaiju. Autrement dit des animaux taille XXXL.

C'est justement dans le but de prouver l'existence de cet éco système existant bien avant l'humanité qu'une organisation nommée MONARCH organise une expédition sur l'île du crâne. MONARCH ne sera pas inconnue des amateurs de Kaiju. Car un certain "Godzilla" a montré le bout de sa gueule en 2014. Le film de Gareth Edwards et celui de Jordan Vogt-Roberts s'inscrivent dans un seul et même projet : "King Kong vs Godzilla". Film déjà annoncé pour 2020 au plus tard.

Cette affiliation entre ce King Kong de 2017 et le Godzilla de 2014 se retrouve dans la structure du premier nommé. Le gigantesque singe est d'abord perçu comme une menace pour les humains avant que ces derniers s'aperçoivent qu'il les protège d'autres monstres tout aussi grand que lui. Le combat entre deux énorme monstres est donc au rendez vous. C'est d'ailleurs ce qui fait de Kong : Skull Island un divertissement popcorn sans originalité et avec un intérêt limité. 

La première limite, c'est la nette sensation de déjà vu. "Godzilla" ayant proposé la même chose. Les différences sont, en effet, peu nombreuses. En dehors du monstre principal, le film change d'époque, il situe à la fin de la guerre du Vietnam et les protagonistes s'inscrivent dans cette période. Les personnages s'avèrent, en conséquence, caricaturaux à l'image du colonel héros de guerre, incarné par Samuel L. Jackson, qui veut montrer à Kong que l'Homme est le véritable prédateur dominant. Un personnage « badass » à l'image des scènes de combats du film. C'est la seconde limite. Un long-métrage qui semble avoir été construit autour d'idées visuelles, telles que « Kong jouant avec des hélicoptères comme un gamin en colère avec ses figurines » ou bien encore « Un combat entre un singe géant et un énorme lézard à deux pattes ».

Le reste du scénario semble donc broder autour de quelques idées visuelles qui offrent un divertissement visuel, un film popcorn comme on en voit trop. Au détriment de véritables histoires de cinéma. Il ne faut pas oublier que grâce au cinéma King Kong est un animal mythique. Non pas parce qu'il était capable de se battre mais parce qu'il était capable de faire passer des émotions au spectateur. Ce dernier n'aura que ses pop corn pour se consoler devant "Kong : Skull Island".
Auteur :François Bour
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