17 novembre 2018
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La Sainte Victoire : La sainte finesse

Xavier Alvarez s'est fait tout seul, mais il n'arrive toujours pas à décrocher les marchés publics qui pourraient laisser son empreinte dans l'histoire. La seule solution pour cela ? Le copinage politique. C'est donc corps, âme, et biens qu'il se jette dans la campagne de Vincent Cluzel, candidat outsider à la mairie de la ville. Un candidat qui, une fois élu, ne renvoie pas vraiment l'ascenseur...

Les intérêts, les ambitions, le pouvoir, et la politique. De vastes sujets que La Sainte Victoire se propose de traiter, sur le ton de la comédie dramatique... De trop vastes sujets peut-être, puisque le film préfère, après un temps, se concentrer sur la façon dont le pouvoir peut rendre fou. Avec une vraie efficacité.

Avec surtout, l'appui de deux comédiens qu'on n'avait pas vus aussi bons depuis longtemps : Christian Clavier et Clovis Cornillac. Difficile, bien sûr, de ne pas penser à l'amitié du premier avec un certain Nicolas S., ce qui donne encore plus de saveur au film. Une idée pourtant vite oubliée, pour se concentrer sur le duel de comédiens, et c'est là, aussi, la force du film, qui évite tout manichéisme, et s'attache à creuser tous ces personnages, tous ont une vraie évolution.

C'est donc un film de personnages, qui souffre un peu d'une mise en scène simpliste, mais reste un bon moment de cinéma, intéressant, et fin.
Auteur :Fadette Drouard
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