15 décembre 2018
Critiques

Les Animaux Fantastiques 2 : Fantastique n’est pas le mot…

Evénement national ! A l'occasion de la sortie des "Animaux Fantastiques 2" (sous-titré « Les Crimes de Grindewald », la chronologie des médias a été rompue. Netflix a donné le feu vert aux exploitants de cinés pour sortir leurs films et, comme dans ce cas précis, leurs séries TV. C'est une grande première pour une révolution ! Peut-être allons nous ENFIN voir "Roma" sur grand... Ah ! Voilà que l'on me souffle à l'oreillette que ce n'est pas une mauvaise série formatée. Il s'agit plutôt et bel et bien d'un long-métrage pour raconter les Crimes de Grindewald. Bon.

Nous avions quitté Norbert Dragonneau et ses nouveaux amis à New York avec un twist impardonnable : Colin Farrell qui se transformait soudainement en Johnny Depp, pour annoncer le super-vilain Thanos. Je voulais dire Grindewald. Deux ans après donc, on retrouve les héros à Paris pour empêcher le président Trump (je veux dire Grindewald) de faire ressurgir le mal chez les sorciers et les Moldus. De l'aventure au rendez-vous donc ! Pas vraiment...

Ce second volet est ce que l'on pourrait littéralement appeler du surplace. Pendant deux heures et quatorze minutes, rien ne se passe. Tout sert de préparation au prochain opus comme une sorte d'épisode ennuyeux d'une série de 10 épisodes. Aucune magie n'est pratiquée à l'écran ! Juste des effets numériques laids dont la photographie ne se prive même pas de les assombrir. C'est un comble !

Les personnages principaux vont d'un point A à un point B sans rien apprendre. Excepté à la fin où deux twists apparaissent pour donner un semblant de surprise à des fans, qui méritent mieux qu'une mauvaise fanbase écrite en manque d'inspiration.

Pas de commentaire sur le message politique que J.K Rowling fait à son habitude sur Donald Trump. Transformant son super-vilain en orateur séducteur et adepte de la punchline, difficile de ne pas être gêné face à tant de naïveté pour traiter un tel sujet. Et, surtout, comment cela s'applique au peu de scénario que l'on suit. La scénariste applique directement sa problématique, pensant révolutionner les choses, mais s'avère juste bête dans sa formulation. Il ne suffit pas de montrer Grindewald s'exprimer tel un orateur de talent, apparaissant comme un séducteur et un personnage central conquis par ses paroles pour se révéler pertinent...

"Les Animaux Fantastiques 2" est donc un non-film. Il ne raconte rien. Il n'intéresse pas. Il ne provoque aucune émotion. Uniquement basé sur le profit du box-office et le fan-service au rabais, ce soi-disant film est l'un des plus cyniques qu'on ait pu voir cette année.

Auteur : Victor Van De Kadsye

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