19 décembre 2018
Critiques

Tunnel : La vie ne tient qu’à un film

Un commercial de Kia Motors rentre du travail, rapportant sur son siège arrière le gâteau d'anniversaire de sa fille. Le tunnel dans lequel il engage sa voiture s'effondre : il n'a que de petites bouteilles d'eau et la batterie de son téléphone portable, en attendant patiemment les secours, attente qui ne fera que s'éterniser de jour en jour.

"Tunnel" est un exercice intéressant, qui réussit à mettre de l'action là où il ne se passe littéralement rien, puisque notre protagoniste est immobilisé sous terre pendant près de deux heures. Si le film finit par tirer en longueur, le réalisateur dose savamment les moments de comédie et ceux plus dramatiques. La tension est présente et la vie de Jeong-Soo ne tient qu'à un film.

Du côté de la distribution, Ha Jeong-Woo (le faux comte de "Mademoiselle", de Park Chan-Wook) et Bae Doonna ("Sympathy for Mr Vengeance", Park Chan-Wook / la série "Sense8", des soeurs Wachowski) forment un couple touchant qui n'attend que d'être réuni. Oh Dal-Soo ("Old Boy" et "Lady Vengeance" de Park Chan-Wook / "Le Bon, la Brute et le Cinglé" de Kim Jee-Woon) incarne le chef de chantier qui remue ciel et terre pour extirper Jeong-Soo de dessous les décombres, malgré la réticence des autorités locales.

Troisième long-métrage du réalisateur Kim Seong-Hoon, "Tunnel" donne envie de suivre ses projets à venir, à commencer par une annonce faite après la projection du film : Kim Seon-Hoon travaillerait sur une série pour Netflix, associant le Japon du XVIemè siècle aux zombies.

Auteur :Yvanna Trambouze
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