1°)AVIS
Au
moment, où, les premières images de la bande-annonce ont commencé
à circuler, dès le mois de décembre 2000, nombreux sont celles
et ceux au sein de l'équipe de rédaction du Quotidien du Cinéma
qui ont vivement souhaité que cette production relance, enfin,
la carrière plus que déclinante de Christophe Lambert. Mal nous
en a pris ! C'était peut être trop en demander. Il est maintenant
évident que l'acteur Lambert est fini. A seulement 43 ans !
Comment
définir le dégoût profond, la rage immense que l'on peut ressentir
à la vue d'un tel désastre ? Volontairement, je vous propose une
"analyse" de ce film tournant autour de quelques mots clés : stupide,
idiot, crétin, débile. Voila qui devrait vous suffire :
-Stupide,
car "Vercingétorix" dispose d'un budget confortable (on évoque
les 80 millions de francs) et propose un spectacle d'une bêtise
rare avec des dialogues dont l'anachronisme est constant. La distribution
artistique, elle, laisse pantois par sa constitution : comment
peut-on mélanger Max Von Sydow et Jean-Pierre Rives ? Oui ! Vous
avez bien lu ! L'ancien capitaine de l'équipe de France de rugby.
Que vient-il donc faire dans cette galère ?
-Idiot,
puisque, dès le générique, on peut se douter que le résultat final
sera catastrophique. C'est simple, la séquence d'introduction
semble nous annoncer une nouvelle aventure des "Cochons dans l'espace"
(en référence au célèbre "Muppets show"). Quant à la transition
qui vous amène à découvrir une palanquée de druides en pleine
méditation sur le devenir de la Gaule et la recherche de l'élu,
elle laisse l'impression d'avoir été filmée dans le parc du Val
Joly du côté de Maubeuge !
-Crétin,
car les quelques scènes de combats à l'épée sont d'une laideur
telle, qu'elles ne peuvent que prêter à sourire. Lambert nous
refait le coup de l'initiation, supervisée par Guttuart alias
Max Von Sydow qui n'a jamais été aussi mauvais, dans un style
inspiré de "Highlander". Qui plus est, il fait cela avec un sens
de l'effort physique que même Sim aurait assumé avec plus de brio
et d'efficacité !
-Débile,
car les figurants viennent de Bulgarie. Quand on sait que les
romains étaient plutôt du genre costauds, on ne peut qu'éclater
de rire à la vue des figurants bulgares qui baladent leurs sympathiques
têtes de voleurs de poules en habit d'époque. A ce titre, un oeil
observateur remarquera que beaucoup d'entre eux sont édentés,
ce qui inquiète sérieusement le spectateur quant à la santé buccale
des romains de l'époque ou des bulgares d'aujourd'hui...
Bref,
vous l'aurez compris, "Vercingétorix, la légende du druide
roi " est un véritable monument érigé à la connerie cinématographique.
Une
chose est désormais acquise : Christophe Lambert est bel
et bien mort !
Christophe
Dordain

Inès
Sastre.
2°)AVIS
Au
départ, j’avais une bonne intention : aller voir un
film avec Christophe Lambert. L’exploit mérite quelque
part d’être inscrit au livre des records. Bref, après
une queue interminable, qui, elle, était composée
de privilégiés qui avaient opté pour "Le
Pacte des Loups", je me retrouve dans la salle en compagnie
de quelques acolytes. Le générique commence :
l’espace, frontière de l’infini… Euh, je m’égare
quelque peu. Que fait l’univers là dedans ? Peut être
se sont-ils trompés de bobines et que nous avons droit
à "Highlander 4", malheureusement avec quelques
semaines d’avance ?
L’intrigue,
enfin ce qui tente à ressembler à une intrigue,
commence : l’enfance du héros, l‘assassinat de son
père devant ses yeux (Batman ?), le tout interprété
par des acteurs étrangers, et donc doublés de mauvaise
façon. Le jeune homme grandit, vite et rêve donc
de vengeance, vengeance qui sera assouvit au bout du premier quart
d ’heure. Il est proclamé roi des Gaules, non sans avoir
rencontré César au bord d’une route, celui-ci lui
donnant un cheval. La
suite, je ne la connais pas car, fait unique, j’ai quitté
la salle avant la fin, non sans en avoir discuté avec mes
collègues d'un soir.
Pourquoi ?
Devant un tel monument de nullité, des décors sortis
tout droit du Parc Astérix, des acteurs navrants (que fait
Van Sydow là dedans ? Cela soit être un film alimentaire...),
des dialogues tirés du Grand dictionnaire des dictons et
des maximes, un montage affligeant et pour finir, un Christophe
Lambert désolant, vous auriez sans doute eu la même
réaction que moi. Pour
vous rendre compte du désastre, qui a quand même
coûté 80 millions de francs, regardez "La caverne
de la rose d’or" sur M6, cela est mieux réalisé !
C'est vous dire...
Une
question grave se pose quand même : qui a osé
produire un film pareil ? Que va-t-on faire de Christophe
Lambert, à part lui faire tourner des publicités
pour les verres correcteurs pour le strabisme divergent de chez
Afflelou ?
Pierre
Godon
Le
Quotidien du Cinéma est également producteur d'un
magazine radio consacré au cinéma. Retrouvez chaque
samedi à partir de 14h "Les aventuriers des salles
obscures" sur Radio Campus, 106.6 FM ou sur internet grâce
au site : campuslille.com.
Qu'on se le dise...