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VERCINGETORIX, LA LEGENDE DU DRUIDE ROI

Un film de Jacques Dorfmann avec Christophe Lambert, Klaus Maria Brandauer, Max von Sydow, Inès Sastre et Bernard-Pierre Donnadieu.

Sortie le 21 janvier 2001.

 

 

Crédits photographiques : Gaumont Columbia Tri Star.

Au cours du premier siècle avant Jésus Christ, les troupes romaines envahissent la Gaule, pillant sans vergogne nos ancêtres. Refusant de se soumettre à César (Klaus Maria Brandauer ; La maison Russie), Celtill, le chef des Arvernes, est assassiné et brûlé en place publique sous les yeux de son fils, le jeune Vercingétorix (Christophe Lambert ; Highlander). Elevé par des druides et initié au combat, celui-ci veut retourner à Gergovie récupérer l'héritage de son père. Dupé par César, scandalisé par la couardise et la fourberie des chefs gaulois, il oppose à l'empereur romain une résistance farouche et se bat pour la libération de la Gaule.

1°)AVIS

Au moment, où, les premières images de la bande-annonce ont commencé à circuler, dès le mois de décembre 2000, nombreux sont celles et ceux au sein de l'équipe de rédaction du Quotidien du Cinéma qui ont vivement souhaité que cette production relance, enfin, la carrière plus que déclinante de Christophe Lambert. Mal nous en a pris ! C'était peut être trop en demander. Il est maintenant évident que l'acteur Lambert est fini. A seulement 43 ans !

Comment définir le dégoût profond, la rage immense que l'on peut ressentir à la vue d'un tel désastre ? Volontairement, je vous propose une "analyse" de ce film tournant autour de quelques mots clés : stupide, idiot, crétin, débile. Voila qui devrait vous suffire :

-Stupide, car "Vercingétorix" dispose d'un budget confortable (on évoque les 80 millions de francs) et propose un spectacle d'une bêtise rare avec des dialogues dont l'anachronisme est constant. La distribution artistique, elle, laisse pantois par sa constitution : comment peut-on mélanger Max Von Sydow et Jean-Pierre Rives ? Oui ! Vous avez bien lu ! L'ancien capitaine de l'équipe de France de rugby. Que vient-il donc faire dans cette galère ?

-Idiot, puisque, dès le générique, on peut se douter que le résultat final sera catastrophique. C'est simple, la séquence d'introduction semble nous annoncer une nouvelle aventure des "Cochons dans l'espace" (en référence au célèbre "Muppets show"). Quant à la transition qui vous amène à découvrir une palanquée de druides en pleine méditation sur le devenir de la Gaule et la recherche de l'élu, elle laisse l'impression d'avoir été filmée dans le parc du Val Joly du côté de Maubeuge !

-Crétin, car les quelques scènes de combats à l'épée sont d'une laideur telle, qu'elles ne peuvent que prêter à sourire. Lambert nous refait le coup de l'initiation, supervisée par Guttuart alias Max Von Sydow qui n'a jamais été aussi mauvais, dans un style inspiré de "Highlander". Qui plus est, il fait cela avec un sens de l'effort physique que même Sim aurait assumé avec plus de brio et d'efficacité !

-Débile, car les figurants viennent de Bulgarie. Quand on sait que les romains étaient plutôt du genre costauds, on ne peut qu'éclater de rire à la vue des figurants bulgares qui baladent leurs sympathiques têtes de voleurs de poules en habit d'époque. A ce titre, un oeil observateur remarquera que beaucoup d'entre eux sont édentés, ce qui inquiète sérieusement le spectateur quant à la santé buccale des romains de l'époque ou des bulgares d'aujourd'hui...

Bref, vous l'aurez compris, "Vercingétorix, la légende du druide roi " est un véritable monument érigé à la connerie cinématographique.

Une chose est désormais acquise : Christophe Lambert est bel et bien mort !

Christophe Dordain

 

Inès Sastre.

 

2°)AVIS

Au départ, j’avais une bonne intention : aller voir un film avec Christophe Lambert. L’exploit mérite quelque part d’être inscrit au livre des records. Bref, après une queue interminable, qui, elle, était composée de privilégiés qui avaient opté pour "Le Pacte des Loups", je me retrouve dans la salle en compagnie de quelques acolytes. Le générique commence : l’espace, frontière de l’infini… Euh, je m’égare quelque peu. Que fait l’univers là dedans ? Peut être se sont-ils trompés de bobines et que nous avons droit à "Highlander 4", malheureusement avec quelques semaines d’avance ?

L’intrigue, enfin ce qui tente à ressembler à une intrigue, commence : l’enfance du héros, l‘assassinat de son père devant ses yeux (Batman ?), le tout interprété par des acteurs étrangers, et donc doublés de mauvaise façon. Le jeune homme grandit, vite et rêve donc de vengeance, vengeance qui sera assouvit au bout du premier quart d ’heure. Il est proclamé roi des Gaules, non sans avoir rencontré César au bord d’une route, celui-ci lui donnant un cheval. La suite, je ne la connais pas car, fait unique, j’ai quitté la salle avant la fin, non sans en avoir discuté avec mes collègues d'un soir.

Pourquoi ? Devant un tel monument de nullité, des décors sortis tout droit du Parc Astérix, des acteurs navrants (que fait Van Sydow là dedans ? Cela soit être un film alimentaire...), des dialogues tirés du Grand dictionnaire des dictons et des maximes, un montage affligeant et pour finir, un Christophe Lambert désolant, vous auriez sans doute eu la même réaction que moi. Pour vous rendre compte du désastre, qui a quand même coûté 80 millions de francs, regardez "La caverne de la rose d’or" sur M6, cela est mieux réalisé ! C'est vous dire...

Une question grave se pose quand même : qui a osé produire un film pareil ? Que va-t-on faire de Christophe Lambert, à part lui faire tourner des publicités pour les verres correcteurs pour le strabisme divergent de chez Afflelou ?

Pierre Godon

 

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