15 décembre 2018
Festivals

Festival du cinéma européen : Acte 2


Par Anouck Samyn


Samedi a débuté la projection des différents court-métrage du Festival du Cinéma Européen. Comme nous l'avons déjà présenté dans un article précédent, la compétition se scinde en deux catégories, l'une officielle et l'autre thématique. Chacune possédant 6 séances. Samedi, nous avons assisté à quatre d'entre elles. 

La journée a débuté avec une séance de la compétition officielle intitulée Passionnément. Cette dernière comptait cinq court-métrages de différents horizons. Tout d'abord, Un seul corps de Sotiris Dounoukos relatant une histoire d'amitié et de corps scindé, le tout mêlé à des plans de viandes coupés dans un abattoir. La notion d'animalité revient souvent dans cette séance puisque For Livet du réalisateur Martin Reinhart livre une histoire sur la survie et le suicide  avec une scène marquante de chasse humaine. Bang Bang ! Et The Chicken livre respectivement l'affirmation de l'indépendance d'une jeune fille face à son père et l'innocence d'une enfant à Sarajevo pendant la guerre. Pour terminer Room 55, en provenance du Royaume-Uni, de Rose Glass qui livre un fragment de vie et illustre le lâché prise. Si vous souhaitez découvrir par vous-même ces court-métrage, une séance vous est proposée mercredi prochain à 15h à l'UGC Ciné cité. 

Par la suite, c'est à la compétition thématique que nous nous sommes intéressés. Un léger coup de cœur pour la séance nommé Court-circuit, que vous pouvez retrouver vendredi à 10h au cinéma l'Univers, s'est fait ressentir. Les six court-métrage mêlant questionnement sur la maternité grâce à 7 A.M. de Renee Ruben , situation comique avec le Baby Phone d'Olivier Casas, confrontation sous toutes ses formes avec Coach de Ben Adler ainsi que viol, voyeurisme et perversité avec les poignants Ishler d'Attila Hartung, SLR de Stephen Fingleton et Appartement à vendre de Jeanne Tachan ne lasse pas et scotche le spectateur sur place. 

Nouvelle surprise avec la compétition thématique numéro quatre. Ici, animation ne veut pas dire enfantin et les quelques dix court métrage nous régale les yeux. Le très court, mais très réussi, A single Life de Job, Joris & Marieke est réjouissant, Smart Monkey des français Nicolas Pawlowski et Winshulss revisite l'évolution darwinienne. Les neufs autres oscillent entre drame, amusement et prise de conscience. Une belle sélection que vous pouvez retrouver jeudi à 16h.





Cette première journée se termine avec la soirée expérimentale à Saint Sauveur. La séance s'ouvre avec la compétition Nouveau regard, très éclectique cette dernière se distingue par la pluralité de ses thèmes abordés et les différents moyens d'expressions mis en œuvre. Nous aurons l'occasion de vous en reparlez plus précisément et avec l'éclairage de certains des réalisateurs de la compétition. Si vous le souhaitez des séances sont prévus à 18h mardi à l'UGC et au cinéma l'Univers, le mercredi 15 à 18h.

Le reste de la soirée fut consacré à l'expérimentation avec des courts métrages drôle et imaginatif et du V-Jing mêlant performance musicale et visuelle. Avec cette première journée et sa suite, le festival démarre fort. Gageons qu'il en sera de même pour le reste de la semaine.