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Underworld 2 de Len Wiseman avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Frédérick Lanoy   
08-04-2012

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Sortie le 08 mars 2006.

Crédits photographiques : SND.

La lutte millénaire que se livrent Vampires et Lycans est sur le point de connaître un tournant décisif... Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Sélène, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée. Ses véritables ennemis ne sont pas forcément ceux qu'elle croyait. Michael, devenu le premier hybride à la fois vampire et lycan, aimerait se joindre à elle, mais il est incapable de contrôler la part lycan qui fait rage en lui. Pour chacun d'eux, il est temps de percer le mystère de leurs origines et de la guerre, mais dans cette quête de vérité, ils devront affronter les plus puissants des adversaires, les plus proches aussi... Plus que jamais, au plus profond des ténèbres, loin du regard des hommes, se joue le sort du monde...

 

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1°)AVIS

Avec son combat annoncé entre une horde de loups garous sauvages et une armée de vampires sanguinaires, le premier Underworld promettait beaucoup mais donnait peu. Faux film spectaculaire cachant difficilement son maigre budget sous une intrigue inutilement alambiquée, le film de Wiseman a, d'une manière assez surprenante, séduit de nombreux fans qui lui ont fait un triomphe en DVD (ce dernier ayant d'ailleurs bénéficié d'une director's cut totalement inutile). La relative médiocrité du métrage comptant peu pour les producteurs, voilà que débarque sur les écrans français Underworld evolution, une suite qui promet de dépoter un maximum en laissant les neurones de tout le monde en paix. Cette fois, au moins, personne n'est pas volé sur la marchandise…

Séléna revient et elle n'est pas contente. Tandis que tout le monde essaie du tuer son amant (Scott Speedman, charismatique comme Ben Affleck dans ses mauvais jours) elle est poursuivie par des ennemis éternels qui cherchent à libérer une force maléfique capable de détruire l'humanité… Peu importe finalement que Len Wiseman cherche toujours à raconter une histoire. Sa mythologie du combat entre les loups garous et les vampires est aussi excitante qu'un épisode de Derrick scénarisé un jour de grève. Les scènes de dialogue expliquant les origines de cette guerre centenaire constituent autant de moments potentiels pour le spectateur de piquer un petit roupillon en attendant que l'action revienne.

Heureusement, de la castagne il y en a et cette fois-ci le sang coule enfin pour le plus grand plaisir des amateurs de gore, le premier Underworld étant à ce titre une grande déception. Entre un combat à mort dans un village moyenâgeux servant de mise en bouche, une vigoureuse poursuite en voiture et un final explosif avec moult loups garous énervés, le combat de Séléna ne manque pas de rythme ni d'efficacité. La réussite commerciale du précédent opus a permis à Len Wiseman et à son équipe technique de bénéficier d'un budget plus confortable et le moins que l'on puisse dire est que cela se voit à l'écran ! Ainsi, les effets spéciaux (notamment sur la transformation des humains en loups garous) sont bien plus convaincants, le montage saccadé du premier laisse place à des scènes d'action plus lisibles et soignées.

Brouillonnes et à peine présentables dans Underworld, les images de synthèse surprennent ici par leur qualité et s'intègrent parfaitement à l'ensemble. Seule l'esthétique gothique reste bien sage puisque la photographie de Simon Duggan se contente de mettre des filtres bleus partout pour un résultat logiquement monochrome et identique sur tout le métrage. Même constat pour la musique de Marco Beltrami (I, Robot, Hellboy) coincée sur le mode " action martiale " : mal de tête garanti avec le son à fond en Dolby super Digital DTS ES EX 9.1.

Pourtant, à un moment où les héroïnes au cinéma font grise mine dans des productions sans cesse plus médiocres (allez dans l'ordre : Catwoman, Elektra, Aeon Flux…) les aventures gothiques de Séléna apparaissent plus qu'honorables. Enfin débarrassée de quelques tics de mise en scène particulièrement agaçants (les ralentis post Matrix un brin grotesques), la trilogie Underworld gagne en sauvagerie ce qu'elle perd en digression stérile. Plus gore et percutante, cette suite constitue une modeste réussite qui laisse penser que Len Wiseman pourrait devenir un papillon s'il sort un jour de sa chrysalide.

Frédérick Lanoy

 

2°)AVIS

Messieurs les vampires, bonsoir !

Qu’y a t il de plus fort qu’une créature aux pouvoirs démoniaques ? Réponse : deux créatures aux pouvoirs démoniaques ! En l’occurrence, dans Underworld 2, deux frères, quelque part entre la force des deux lions de Jean-Jacques Annaud et la cruauté de Bataille et Fontaine. C’est dire si la vampire Sélène, héroïne du film, aura fort à faire. Et pour anéantir William et Marcus, elle sera donc aidée du premier hybride, Michael, comprendre la première bestiole à unir loup-garou et vampire dans le même corps. Vous suivez ? Si non, Underworld 2 n’est pas fait pour vous. Car même en imprimant les quelques informations précédentes, le scénario reste complexe.

Ce second volet prolonge directement le premier. Les fans apprendront donc que Sélène et Michael sont en pleine forme et qu’ils ont un sacré défi à relever : empêcher que les deux frères s’unissent et mettent le monde en danger. Dis comme cela, ça paraît simple et simplet. Ce serait oublier que la lycanthropie (comprendre la mythologie des loup-garous) et le vampirisme sont des notions complexes et séculaires. On tâtonne de longues minutes à la recherche d’un fil conducteur qui pourra nous mener hors de ce labyrinthe. Les plus courageux le trouveront après une bonne demie-heure. Ils s’affaleront au fond de leur fauteuil et savoureront l’esthétique d’Underworld 2. Les autres essaieront de décrypter les flash-back balancés au visage, flash-back censés rappeler l’intrigue du premier tome.

Comme l’équipe reste la même, Kate Beckinsale dans le rôle titre, Len Wiseman derrière la caméra, l’esthétique ne varie pas d’un iota. Lumière bleutée, architecture gothique, longues silhouettes sombres, combattants cadavériques au look néo-métal, gouffres sans fin,… Une réussite pour les romantiques prisonniers du XIXème siècle, un cauchemar pour les adorateurs de Bambi. Et ce même si l’équipe technique concède quelques ouvertures vers de grands espaces, les plaines et montagnes restent tout de même noirs, très noirs. Il y a bien du sang qui, par son rouge vermeil, devrait peindre un tableau en rouge et noir. Mais non ! Le sang de tous ces loup-garous et vampires a la couleur de l’encre. Question hémoglobine, Underworld 2 en est peinturluré. La violence surprend sans dégoûter, ni choquer. Un bon point en ces temps de renouveau du cinéma gore et crade.

Dans le genre fantastique, Len Wiseman fait du bon boulot. Les fusillades impressionnent, les chorégraphies aussi, le physique des monstres, créé par le Français Patrick Tatopoulos (déjà papa des extra-terrestres d’Independence Day), se démarquent assez de ses prédécesseurs. Underworld 2 résiste à l’appel des sirènes d’Hollywood et garde la signature qui avait fait du premier volet un succès. Budget en hausse et pression des producteurs n’ont pas eu la peau du film.

Reste que le scénario est bien confus. Un obstacle de taille pour décloisonner le genre fantastique. Les non-initiés risquent de rentrer dans le film à reculons et d’errer dans les dédales sombres du film, cherchant la lumière extérieure. Vous pouvez chercher longtemps. Le pire ennemi des vampires, c’est la lumière, non ? 

Matthieu Deprieck

Dernière mise à jour : ( 09-04-2012 )
 
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