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 "Paris-Manhattan". Un film de Sophie Lellouche avec Alice Taglioni, Patrick Bruel, Marine Delterme, Louis-Do de Lencquesaing, Michel Aumont, Marie-Christine Adam, Yannick Soulier, Margaux Chatelier. Sortie le 18 juillet 2012. Crédits photographiques : SND.
INTERVIEW DE PATRICK BRUEL POUR  Pouvez-vous nous parler de votre personnage ? Victor est un homme ancré dans ses certitudes. Il n’a pas envie de faire de concessions pour séduire. C’est une personnalité qui m’est assez étrangère mais que j’ai été heureux de rencontrer. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ? J’ai surtout été séduit par l’enthousiasme et l’envie de Sophie Lellouche. J’ai été touché par l’histoire qu’elle souhaitait raconter et par l’alliance entre la comédie romantique et l’esprit de Woody Allen. C’est construit avec beaucoup de finesse jusqu’à ce beau moment qui pour moi, sur le tournage, a été la cerise sur le gâteau : La rencontre avec Woody Allen. Les personnages ne correspondent pas vraiment aux archétypes de la comédie romantique. Ils sont plus aguerris, plus réfléchis, moins innocents. Il y a aussi beaucoup d’ironie… Le principe de la comédie est de surprendre. On ne s’attend pas à ce qui se passe dans ce film. Ils ne se charment pas l’un l’autre avec des ingrédients convenus. Chacun se découvre lui-même au contact de l’autre. Qu’est-ce qui va faire qu’Alice et Victor se rapprochent ? Malgré leur différence apparente, Alice et Victor ont un point commun : leur intégrité. Ils ont besoin l’un de l’autre sans le savoir, et cette rencontre va être pour eux comme deux voyages initiatiques qui se croisent. Comment fonctionne votre duo avec Alice Taglioni ? Jolie complicité. Se côtoyer pendant un tournage permet de découvrir les gens tels qu’ils sont. Au-delà de son charme et de son énergie, j’ai été très heureux de rencontrer une si belle personne. L’esprit de Woody Allen est très présent dans le film. Il est un peu le guide spirituel d’Alice, alors que votre personnage ne le connaît pas… Le personnage d’Alice trouve souvent ses réponses dans les citations de Woody Allen alors que Victor ne connaît pas cet univers. À un moment donné, il va falloir qu’Alice dépasse cette drôle de philosophie, et mon personnage l’aide à faire ce pas du virtuel à une réalité qu’elle va devoir assumer. Pour rester dans l’univers de Woody Allen, Victor lui demande, à l’inverse de LA ROSE POURPRE DU CAIRE, de sortir de l’écran pour aller vers la vraie vie. Sophie Lellouche a écrit et réalisé ce premier film. Quel regard portez-vous sur elle ? Sophie est enthousiaste et convaincante. Ça m’a fait plaisir de faire partie de sa première aventure cinématographique. Elle est ouverte aux échanges, aux propositions, des plus simples au plus insolites. On avait envie de proposer, de l’aider, mais en faisant attention de ne pas lui faire perdre cette énergie forte et fragile d’un premier film. LA CRITIQUE DU FILM |