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Sortie le 05 août 2009. Crédits photographiques : Paramount Pictures France.
Du désert égyptien aux profondeurs de la calotte glacière, l'équipe d'élite G.I. Joe (un acronyme pour Global Integrated Joint Operating Entity), forte d'un équipement militaire et de techniques d'espionnage futuristes, affronte le trafiquant d'armes Destro et lutte contre la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos. 
1°)AVIS C'est ce qui s'appelle du gros calibre. 175 millions de dollars, des effets spéciaux en rafale, 112 voitures à la casse. La fiche technique de « G.I. Joe » pourrait faire peur. En fait, elle rassure sur son statut de « blockbuster » ! Bon. Donc il y a des méchants très méchants. Et des gentils super sympas, même s'ils ont des méthodes expéditives. Vous voulez en savoir plus ? Alors disons simplement que le méchant Destro et son partenaire dans le crime, Cobra, courent après des ogives pleines de nanobots, des mini-robots qui dézinguent à toute allure. Une arme de destruction massive, dernier jouet à la mode chez les militaires. Heureusement, dormez tranquille brave gens, une coalition internationale veille sur vous par le biais des G.I. Joe, des soldats super-entraînés, avec des armes de pointe. Nous disions donc, des méchants et des gentils, le bien contre le mal, et basta. Et ce qui est vraiment agréable avec ce "G.I. Joe, réveil du Cobra", c'est qu'on s'en tient là. Pas d'intellectualisation, pas de moralisation (ouf !), pas de « oui, mais non, en fait, il faut voir un symbole de... ». C'est du blockbuster qui s'assume, et, pour le spectateur, c'est agréable. Après la bouillie "Transformers 2", on n'a pas l'impression d'être pris pour des imbéciles. Vous vouliez du divertissement, de l'action, un peu d'humour, et des effets spéciaux, Stephen Sommers va vous en donner. Avec plaisir. Comme dans "La Momie", on retrouve le recul salutaire du réalisateur par rapport à son film, son plaisir à aligner les clichés, son envie de s'amuser, et du coup on s'amuse. Y compris avec une scène d'ouverture surréaliste, dans le passé, un bon uppercut à tous les films de méchants et de super-héros « à masques »... Outre ce second degré, on s'amuse d'autant plus que les décors sont assez spectaculaires, les effets spéciaux soignés. Les fans de technologie apprécieront les nouveaux joujoux des G.I. Certes, pas réalistes, et alors ? Fadette Drouard 2°)AVIS Stephen Sommers peut dire merci à Michael Bay : à côté de "Transformers 2", "G.I. Joe" a tout d'un chef d'oeuvre. Tout est relatif, mais voilà un film qui tient ses promesses dès le départ et s'y cantonne jusqu'au dénouement, avec une énergie de tous les instants. Insatiable, Stephen Sommers exploite chaque personnage et chaque scène avec un appétit féroce, filmant avec efficacité mais sans trop d'hystérie. Rendez-vous compte : on VOIT et on COMPREND ce qui se passe à l'écran, même pendant les séquences les plus riches en action ! Bay aurait sans doute quelques leçons à prendre. Côté script, "G.I. Joe" est un film d'une idiotie abyssale, mais ce n'est guère une surprise. Il est toujours difficile de comprendre pourquoi des scénaristes s'échinent à bâtir des intrigues complexes et à tenter de rendre crédibles des personnages de scientifiques ou de fins tacticiens, alors que l'objectif est bien éloigné de toute considération intellectuelle : la gaudriole et la castagne. Le blabla débité par certains - particulièrement les méchants, très bavards - est heureusement d'une telle ineptie qu'il en devient assez savoureux. Se pose alors la grande question, qui permet à "G.I. Joe" de se tenir étonnamment bien sur la longueur : tout cela est-il fait au premier ou au second degré ? Le ridicule de certains dialogues et l'inanité de certains enjeux ne seraient-ils pas totalement assumés par un Sommers simplement désireux de régaler son public ? En tout cas, ça fonctionne. Voilà un divertissement d'une durée raisonnable, bourrin dans une limite acceptable, ne confondant pas entertainment et vrillage de tympans. Sans être un grand film, ni même un grand film d'action, "G.I. Joe" surprend par sa faculté à réduire la casse et à réduire à peau de chagrin des défauts que l'on pensait inévitables. L'humour, par exemple, est assez crétin mais totalement acceptable, assez loin des « tiens, filmons en gros plan John Turturro en string » et autres « et si le robot avait une paire de couilles ? » de l'inénarrable Michael Bay. Autre piège fort bien esquivé : la gestion du grand nombre de personnages et de la douzaine d'acteurs connus. La cohabitation se passe à merveille, et chacun dispose de son temps d'apparition à l'écran sans donner une impression de déséquilibre ou de frustration - c'était le gros défaut de "X-men 2", entre autres. Mentions spéciales à Sienna Miller, à qui le noir corbeau sied à merveille, et qu'on aime franchement détester, ainsi qu'à un Joseph Gordon-Levitt étonnant dans un double rôle. Bref, "G.I. Joe", c'est con, mais c'est plutôt bon, pour peu qu'on soit totalement désoeuvré ou en demande de plaisirs primaires. Thomas Messias |