Interview de José Garcia pour le film La vérité si je mens ! 3
Écrit par Quotidien Cinéma   
02-01-2012

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"La vérité si je mens ! 3". Un film de Thomas Gilou avec Richard Anconina, José Garcia, Vincent Elbaz, Gilbert Melki, Bruno Solo, Aure Atika, Amira Casar, Enrico Macias, Elisa Tovati, Marc Andreoni, Anna Sherbinina.

Sortie le 01 février 2012.

Crédits photographiques : Mars Distribution.

INTERVIEW DE JOSE GARCIA POUR  

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Comment avez-vous réagi en découvrant le scénario de ce troisième opus ?

Pour être honnête, l’attente était tellement grande que j’avais une appréhension, mais j’ai été vite rassuré. On n’est pas du tout dans le réchauffé. On s’était dit qu’on ne ferait le film que si le scénario était solide. C’était un exercice forcément difficile compte tenu du nombre de personnages et d’histoires à suivre, et de l’équilibre à tenir. On retrouve les mêmes personnes, sauf qu’elles ont vécu plein de choses différentes, et en sont à des étapes inédites de leur vie. La maturité des protagonistes permet de ne pas être que sur du gag. Les auteurs ont été très malins et tous ceux qui ont travaillé sur le film, Thomas Gilou, les producteurs, ont réussi le tour de force d’inclure tous les personnages, plus des nouveaux


Le personnage de Serge, que vous incarnez, évolue…

Il ne faut rien trahir de l’intrigue mais le fait est qu’il réserve quelques surprises. Sur le fond, il reste heureusement – ou malheureusement ! – lui-même. Étant donné la richesse de l’intrigue, on ne pouvait pas être constamment dans la légèreté. Comme Serge a déjà arnaqué tout le monde, les gens se demandent ce qu’il va bien pouvoir faire de pire… Je me suis battu pour pousser le personnage le plus loin possible. Je rêve de le voir dans toute son outrance. S’il est sobre et de bon goût, ce n’est pas intéressant ! Je suis très heureux de sa jolie veste avec son blason d’école anglaise.

 

Comment abordez-vous ce personnage ?

Dès la première image, on doit savoir qui il est. Un personnage comme Serge, c’est du dessin animé. Quand on le retrouve dans ce nouveau film, on se demande ce qu’il fait habillé en lord anglais ! On se dit qu’il a passé un cap, qu’il y a quelque chose de nouveau chez lui. Et ce qui me fait rire, c’est qu’il essaye de s’acheter une conduite par les apparences. Il cherche à être respectable, ce qui accentue encore le décalage avec sa réalité.

 

Comment expliquez-vous que tout le monde soit revenu pour ce nouveau film ?

On est tous revenus pour une seule raison : le plaisir de se retrouver, public inclus. C’est quelque chose que l’on sent tout au long du film. Après avoir attendu onze ans pour faire ce film, il y avait ce mélange entre une certaine nostalgie et une furieuse envie de se dire que maintenant on n’a plus rien à prouver, qu’on a fait chacun notre parcours et que tout ce que l’on veut à présent, c’est s’éclater à jouer pour amuser et peut-être émouvoir le public. Tout le monde est venu pour en découdre, pour jouer, et pas pour se la jouer. C’est ce qui donne, avec nos manières différentes de travailler, des scènes à hurler de rire. Certains sont instinctifs, d’autres restent plus dans les marques. Et comme on se connaît très bien, on sait où appuyer pour se pousser hors des clous et obtenir des réactions...

 

C’est un peu votre spécialité vis-à-vis de cette équipe, non ?

J’adore ça ! Sortir de la marque en permanence pour jouer et bousculer l’autre. C’est un truc électrique. Quand on est enfant et que l’on joue au cow-boy, on ne planifie pas tout. Quand vous avez des personnalités aussi fortes que celles de ce casting, il serait dommage de ne pas en profiter à fond. Chacun réagit avec son caractère, ses tics, ses trucs, et jongler avec tout ça est génial. Faire rire Richard, réagir face à Vincent, faire sortir Bruno de ses rails ou déstabiliser Gilbert, ça donne toujours quelque chose de grand parce qu’ils sont super pros et qu’ils rebondissent.

 

Avez-vous beaucoup improvisé ?

On ne pouvait pas trop improviser parce qu’il fallait que ça aille vite et que l’histoire avance sans arrêt. En revanche, à l’intérieur du jeu et dans les scènes, dans les situations, on pouvait être plus libres. C’est le plaisir du jeu, avec tout le monde, avec Elisa Tovati avec qui je forme un vrai couple de cinéma, même avec les nouveaux comme Cyril Hanouna, Max Boublil ou Dany Brillant, avec qui on a bien rigolé.

 

Quels ont été vos plus grands plaisirs de jeu sur ce film ?

Il y a beaucoup de moments jubilatoires. Ce que je peux dire, c’est que la baffe que m’a collée Enrico Macias n’était pas prévue. Il m’a démanché la tête et il a fallu que j’enchaîne sans partir en fou rire ! J’adore me faire surprendre aussi. Mais j’ai eu ma revanche dans la scène où je dois lui faire signer des papiers… Il y a eu beaucoup de petits moments comme celui-là où l’on s’est bien éclatés. Je me souviens aussi de la scène où je tombe dans les bras de Marc Andreoni, qui joue Simon. Quelles crapules ! Quel plaisir de jouer !

 

Que représentent pour vous les trois films de LA VÉRITÉ SI JE MENS ?

Ce sont des films qui représentent beaucoup dans ma vie. Tous m’ont porté bonheur et m’ont fait rencontrer des acteurs extrêmement généreux. C’est avec le premier que j’ai connu le succès ! Terminer ce film-ci a été très émouvant parce qu’on avance dans l’âge, dans les répertoires et dans la vie. On a grandi avec ces films, ils nous portent. On a fait le premier voilà quinze ans et on a mûri, on a grandi dans nos métiers, on est passés dans une nouvelle partie de l’existence et le fait de se retrouver des années après, c’est quelque chose de savoureux pour le public et pour nous. Il ne faut jamais oublier le public. Le fait d’avoir mis «vous nous avez manqué» sur l’affiche est une belle idée. Ce film est un rendez-vous avec le public. Il faut que tout ce que l’on y met fasse du bien aux gens. C’est pour cela que j’ai choisi ce métier, pour essayer d’offrir ce que je ressentais en voyant les films qui éclairaient mon quotidien et mon âme lorsque j’étais dans ma petite chambre de bonne. Ce film est teinté de beaucoup de joie et de beaucoup de tendresse. Ce n’est que du partage.

 

Comment avez-vous travaillé avec Thomas Gilou ?

Il a beaucoup d’humanité en lui et il sait faire confiance. C’est sa force. Il observe et il laisse sortir ce qui vient de nous. Cela ne l’empêche pas de savoir nous arrêter lorsqu’il le faut. Il a beaucoup d’intelligence par rapport à ça. Il sait composer avec les forces. Parfois, franchement, je le plaignais parce qu’avec notre bande, je crois qu’il a un peu souffert. Lui qui voulait de l’énergie a été servi !

 

Qu’avez-vous pensé du film en le découvrant terminé ?

J’ai été très content de voir qu’il tient ses promesses. C’est un bon moment avec une belle équipe, mais j’aime aussi que le film soit très contemporain, ancré dans le présent et tourné vers l’avenir. C’est une façon de faire avancer les choses et de s’inscrire dans la réalité.

 

 

LA CRITIQUE DU FILM

Dernière mise à jour : ( 27-02-2012 )