The Other Man de Richard Eyre avec Liam Neeson, Antonio Banderas, Laura Linney.
Écrit par Thomas Messias   
29-05-2009

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Sortie le 27 mai 2009.

Crédits photographiques : Pretty Pictures.

Peter découvre que sa femme Lisa a reçu sur son téléphone et ordinateur portable des messages d'un homme dont il n'a jamais soupçonné l'existence. N'écoutant pas les conseils de sa fille, Peter, blessé, plein de jalousie et de ressentiment, s'envole pour Milan à la recherche du mystérieux Ralph afin de découvrir la vérité sur l'autre homme de la vie de son épouse.

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Auteur de l'intéressant "Chronique d'un scandale", Richard Eyre choisit avec "The other man" de décrire l'adultère et ses conséquences... à travers le regard du mari trompé. Lorsque celui-ci découvre son infortune, il s'envole pour Milan afin de retrouver l'homme qui lui a pris sa femme, et de tenter de comprendre. Ou d'agir. Au début, on croit brièvement à la détresse de ce héros blessé, dépossédé de celle qu'il aime. Une impression très éphémère, puisque Richard Eyre choisit rapidement de ne plus rien raconter, de rester à la surface, d'enquiller les plans comme une série de cartes postales...

Vide de contenu et de sens, "The other man" doit cette impression de néant à une très mauvaise idée de scénario, un gros leurre dont on ne découvrira la nature qu'à la fin, et qui contraint le réalisateur à n'aborder certains sujets qu'en diagonale, un traitement frontal risquant de rendre trop évidente cette révélation finale. En résulte un film sans incarnation, où les acteurs semblent aussi perdus que nous. Pas aidé par un rôle indéfendable, Antonio Banderas ne trouve jamais le moyen de s'en sortir ; pire, Liam Neeson est juste fantomatique, cherchant en vain sa place dans le film. Il faut sans doute remonter très loin dans sa filmographie pour le voir aussi peu à l'aise.

"The other man" aurait éventuellement pu être un beau drame, ou au moins offrir une belle confrontation entre deux hommes prêts à tout pour une même femme. L'affrontement se résume hélas à quelques parties d'échecs (ouah, la métaphore), entrecoupées de flashbacks difficilement justifiables sur la relation adultérine unissant les personnages de Laura Linney (pas mal, sans plus) et Banderas. Terriblement longuet, le film s'achève sur une scène de banquet passablement ridicule, qui condamne définitivement ce ratage à l'oubli.

Thomas Messias

Dernière mise à jour : ( 17-06-2009 )