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{mosimage} "Le Grand Soir". Un film de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Albert Dupontel, Benoît Poelvoorde, Brigitte Fontaine, Gérard Depardieu, Areski Belkacem, Barbet Schroeder. Sortie le 06 juin 2012. Crédits photographiques : Ad Vitam.
PORTRAIT Contrairement à ce que l’on pourrait croire, étant donné le côté déjanté du personnage, Albert Dupontel sort tout droit d’une des formations d’art dramatique les plus renommées. Elève à l’Ecole du Théâtre National de Chaillot, il étudie pendant deux ans sous la coupe d’Antoine Vitez, acteur et metteur en scène à la silhouette austère et impressionnante. Durant cette période d’apprentissage, il a l’occasion de jouer de petits rôles dans La bande des quatre de Jacques Rivette et Encore de Paul Vecchiali. En 1989, sa formation terminée, il fait un bref passage par l’Ecole Mnouchkine avant de créer, un an plus tard, les "Sales histoires", une série d’histoires brèves pour Canal+. Le ton de ses sketches, tranchant résolument avec tout ce qui se fait dans le genre à l’époque, lui permet de passer sur les planches et de conquérir un large public. L’Olympia l’accueille donc, en 1991, pour la représentation de son "Sale spectacle" composé de morceaux d’anthologie tels que "Le bac de Français" ou "Rambo". En 1992, il s’essaie à la réalisation avec son premier court-métrage, "Désiré", tout en poursuivant sa carrière de comédien. Il apparaît ainsi, la même année, dans "Chacun pour toi" de Jean-Michel Ribes, où il tient le premier rôle, celui d'un coiffeur à la recherche de la perfection et qui crée une coupe inédite sur Michèle Laroque, la triple carpathe. Entre "Un héros très discret" de Jacques Audiard et juste avant "Serial lover", de James Huth, où il campe un austère inspecteur de police, Albert décrète qu’il ne sera jamais mieux servi que par lui-même et se lance, à son tour, dans le long-métrage avec le fameux et excessif "Bernie", dont il est l’auteur, le réalisateur et l’acteur principal, dans le rôle-titre d'un personnage d'attardé mental à la recherche de ses parents. En 1998, “bis repetita”, Dupontel signe Le créateur auquel participe une grande partie de l’équipe de "Bernie". Entre le métier de scénariste et de réalisateur, Albert trouve tout de même le temps de faire l’acteur pour d’autres et se retrouve dans le rôle d'un médecin désabusé dans "La maladie de Sachs" de Michel Deville. Pour sa performance, il se retrouve nommé une troisième fois au César, dans la catégorie du Meilleur acteur. Autre médecin auprès de Marion Cotillard dans "Du bleu jusqu'en Amérique", travesti dans "L'origine du monde", Albert Dupontel marque surtout les esprits avec sa performance dans le film monstre de Gaspard Noé "Irréversible", où il joue le meilleur ami d'un couple (Bellucci/Cassel) qu'il va accompagner dans sa descente aux enfers. On le voit ensuite dans la comédie "Monique", où l'intrusion d'une espèce de poupée gonflable au corps parfait va bouleverser sa vie, ainsi qu'au cœur du générique fleuve des "Clés de la bagnole" de Laurent Baffie. Drôle de personnage dont on ne sait rien intégrant une société de convoyeurs de fonds dans "Le convoyeur" de Nicolas Boukhrief, il est ensuite l’affreux Céléstin Pou d’"Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet avant d’apparaître aujourd’hui en pianiste idéaliste dans la comédie dramatique de Danièle Thompson, "Fauteuils d’orchestre". Et ce n’est pas tout, puisqu’on a vu le comédien-réalisateur dans "Jacquou le croquant" de Laurent Boutonnat, dans "Président" de Lionel Delplanque et dans "Enfermés dehors", sa dernière réalisation en date dans le cadre de laquelle il tenait le rôle d'un SDF qui devenait justicier au grand cœur le jour où il trouvait par hasard un uniforme de policier. Après avoir participé au film "Odette Toulemonde" aux côtés de Catherine Frot, on a pu le voir en sergent halluciné de l'armée française dans "L'Ennemi Intime" mis en scène par Florent Emilio-Siri. Puis, ont suivi le thriller "Chrysalis", "Paris" de Cédric Klapisch, "Deux Jours à Tuer", "Louise-Michel" et "Le Vilain". A la fin de cet été 2010, il était à l'affiche du "Bruit des Glaçons" aux côtés de Jean Dujardin. Après "La Proie" d'Eric Valette qui s'avérait très intéressant, place au tonitruant "Le Grand Soir". (Sources consultées : dossier de presse du film). {mosimage} FILMOGRAPHIE 1988 - La bande des quatre (Rivette) 1989 - Encore (Vecchiali) 1992 - Chacun pour toi (Ribes) 1995 - Un héros très discret (Audiard) 1996 - Bernie (Albert Dupontel) 1997 - Serial Lover (Huth) 1998 - Le créateur (Dupontel) 1999 - La maladie de Sachs (Deville) 1999 - Du bleu jusqu'en Amérique (Lévy) 2000 - Les acteurs (Blier) 2001 - L'origine du monde (Enrico) 2002 - Petites misères (Philippe Boon, Laurent Brandenbourger) 2002 - Irréversible (Noé) 2002 - Monique (Guignabodet) 2003 - Le correcteur (Ambard) 2003 - Le convoyeur (Boukhrief) 2003 - Les clés de bagnole (Baffie) 2004 - Un long dimanche de fiançailles (Jeunet) 2005 - Fauteuils d’orchestre (Thompson) 2005 - Enfermés dehors (Dupontel) 2006 - Jacquou le croquant (Boutonnat) 2006 - Président (Delplanque) 2007 - Odette Toulemonde (Schmitt) 2007 - L'Ennemi Intime (Siri) 2007 - Chrysalis (Leclerc) 2008 - Paris (Klapisch) 2008 - Deux Jours à Tuer (Becker) 2009 - Louise-Michel (Kervern / Delépine) 2009 - Le Vilain (Dupontel) 2010 - Le Bruit des Glaçons (Blier) 2011 - La Proie (Valette) 2012 - Le Grand Soir (Delépine, Kervern) |