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"La Fleur de l'Age". Un film de Nick Quinn avec Jean-Pierre Marielle, Pierre Arditi, Julie Ferrier, Artus de Penguern.

Sortie le 01 mai 2013.

Crédits photographiques : Mars Distribution.

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Le Festival Ciné-Clap à Chartres du 03 au 06 juin 2013.

 

 

 

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Holy Motors de Leox Carax avec Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes, Kylie Minogue, Michel Piccoli. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Fadette Drouard   
08-07-2012

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Sortie le 04 juillet 2012.

Crédits photographiques : Les Films du Losange.

 

Nous suivons vingt-quatre heures de la vie d'un être (DL) qui voyage de vie en vie; comme un tueur solitaire et froid allant de gage en gage. Il a, dans chacune de ces vies entrecroisées, une identité tout à fait distincte : parfois homme, parfois femme ; parfois encore jeune, parfois vieillard moribond; parfois misérable, parfois fortuné. Tour à tour meurtrier, mendiante, PDG, créature monstrueuse, travailleur, père de famille… On comprend que DL joue des rôles, plongeant en chacun tout entier — mais où sont les caméras, l'équipe de cinéma, le metteur en scène ? Il paraît terriblement seul, épuisé d'avoir à enchainer toutes ces vies qui ne sont pas sa vie, à tuer des ennemis qui ne sont pas ses ennemis, à embrasser des femmes et des enfants qui ne sont pas les siens. Mais parfois aussi, à l'inverse, on le devine meurtri d'avoir à quitter, sitôt sa scène terminée, d'autres êtres qu'il aurait aimé ne plus quitter. Où est sa maison, sa famille, son repos ?

 

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1°)AVIS

Le grand oublié, la vraie injustice du dernier palmarès cannois, c'est lui. Le "Holy Motors" de Leos Carax, fable fantastique autour du cinéma, du jeu et des apparences. Un Ovni qui mérite le détour, et qu'on s'y perde un peu.

C'est peu dire que Leos Carax ne ressemble à aucun autre. Le cinéaste français est passé par toutes les étapes, du petit prodige encensé par la critique à celui que l'on adore détester, en passant par le réalisateur le plus perdu dans ses envies d'images et sa mégalomanie, allant jusqu'à faire reconstruire le quartier du Pont Neuf à Montpellier pour y filmer ses Amants, Juliette Binoche et Denis Lavant. Une folie au budget passé de 30 à 200 millions de francs, et un échec commercial. Difficile de s'en remettre ? De fait, Leos Carax devient le réalisateur le plus raillé de sa génération, et Pola X n'arrange rien. Scandale à Cannes, le film est un nouvel échec. Sa réputation devient aussi forte qu'impossible.

Un réalisateur à la caméra virtuose, qui n'a de cesse de revisiter le cinéma coûte que coûte, mais qui porte la marque d'une malédiction : celle du « non-public ». Impossible de renouer avec ce dernier, impossible de se faire comprendre. Et Leos Carax disparut. Ou presque. Survivant dans quelques segments de « films à sketches », et quelques rares apparitions, l'enfant maudit du cinéma français se faisait discret, peinant, en réalité, à intéresser les producteurs. Qui lui font très peu confiance, vu son passé.

Et puis la rumeur a enflé. Leos Carax était en train de tourner. Avec son complice de toujours, Denis Lavant. Et Edith Scob, Eva Mendes, Kylie Minogue, entre autres. Intrigant. Un pitch est arrivé, cryptique : « De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ? »

Enfin vint la projection. Cannoise bien sûr. Celle qui, à elle seule, justifiait tout le travail d'un festival, voué à donner une place aux films « différents ». Et différent, Holy Motors l'est. Extrêmement. Parce qu'il est une histoire complexe, avec donc ce Monsieur Oscar qui se balade dans Paris en limousine, vit de multiples vies. Un acteur ? Un imposteur ? Et que joue-t-il, changeant de visage à loisir ? Il joue. Porté par un Denis Lavant impliqué corps et âme dans son rôle. Il joue, lui aussi. Tout simplement. Holy Motors, malgré ce que peut en dire Carax, est un magnifique hommage au jeu, au cinéma, aux acteurs. Pourvu qu'on se laisse embarquer, le film est drôle, surprenant. Il est aussi immensément réflexif. Et superbement filmé. Leos Carax, qui ouvre son propre film en rêveur s'installant dans une salle de projection, n'a rien perdu de son amour des images et du cinéma. Du sublime cinéma.

Fadette Drouard

 

2°)AVIS

Ce réalisateur qui fait du cinéma pour être orphelin, selon ses propres dires, avait subjugué une génération entière avec ses amants du Pont Neuf. Depuis ses rarissimes productions tiennent plus de la tentative avortée que du Come-Back. Apprendre que son dernier opus avait acquis l’honneur de faire partie de la sélection officielle à Cannes suscita instantanément attente et curiosité.

Force est de constater que l’on nage en plein doute après le visionnage de «Holy Motors ». Péché d’orgueil ? Autisme ? Il est difficile de cerner la finalité de ce long métrage. Unité de temps -l’histoire se déroule l’espace d’une journée- mais parcellisation du propos et des séquences. L’auteur nous invite à suivre les métamorphoses de monsieur Oscar, étrange comédien qui passe de vie en vie. Les transformations s’opèrent de visu : l’immense Denis Lavant se grimant devant sa glace et face caméra. Témoin, son chauffeur l’Edith Scob des « Yeux sans visage », tiens, tiens ! Car tout est à l’avenant, « private jokes» (réutilisation de patronyme de films précédents, le monsieur Merde de Tokyo, ou lieux déjà visités auparavant, le sus nommé Pont Neuf), cela donne la sensation de pénétrer avec effraction dans un univers où l’on ne serait pas invité. En résulte une sorte de lettre de motivation voire de CV des compétences de l’artiste.

Des décompositions photographiques du mouvement chères à Muybridge à la motion capture, Léos Carax revisite l’histoire du 7ème Art ; c’est brillant mais parfois totalement abscons. Il est toujours dommage d’avoir la sensation de rester à la porte d’un spectacle faute de clef interprétative.

Régis Dulas

Dernière mise à jour : ( 23-07-2012 )
 
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