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 "Cheba Louisa". Un film de Françoise Charpiat avec Rachida Brakni, Isabelle Carré, Baya Belal. Sortie le 08 mai 2013. Crédits photographiques : Wild Bunch Distribution.
PORTRAIT Isabelle Carré, née à Paris le 28 mai 1971, fille d'un designer et d'une secrétaire, suit les cours de comédie du Centre Américain, et prolonge ses études de théâtre au Cours Florent et à l'Enstat jusqu'en 1990. Elle débute au cinéma en 1988, sous l'égide de Coline Serreau, dans un petit rôle d'adolescente (la fille de Daniel Auteuil) à l'affiche de "Romuald et Juliette". Elle rentre par la suite au Conservatoire, dont elle ressort avec un profil plutôt formé vers le classique. Et en effet, mademoiselle Carré, tout en blondeur mutine et sensible, sera particulièrement excellente dans des pièces de Musset telles que "Il ne faut jurer de rien" ou "On ne badine pas avec l'amour", toutes deux mises en scène par Jean-Pierre Vincent. On la retrouve également dans "L'école des femmes", dans une mise en scène de Jean-Luc Boutté, dans "Le mal court", d'Audiberti, sous la direction de Pierre Franck, mais aussi dans "Dostoïevski va à la plage", de Marco Antonio de la Parra et "Le père humilié", de Paul Claudel. Jorge Lavelli la prend aussi dans sa troupe pour ses deux dernières mises en scène, "Arloc" et "Slaves". Au cinéma, Isabelle Carré tient pour la première fois le haut de l'affiche de "Beau fixe", deuxième film de Christian Vincent, où elle incarnait une des quatre jeunes filles en fleur parties en week-end studieux dans une maison de campagne. Jeune préceptrice dans "Le hussard sur le toit", elle redonnera dans le film à costumes pour son apparition dans "Beaumarchais l'insolent" et, plus tard, dans "Les enfants du siècle" en Aimée d'Alton. Entre-temps, "La femme défendue" de Philippe Harel lui offrira le rare privilège d'être quasiment la seule actrice du film, avec un temps record de présence à l'écran. La suite est imprévisible, entre une incarnation hystérique d'une vierge Marie brune dans "Superlove", et d'une jeune femme aussi charmante que dangereuse quand elle a un peu trop fumé la moquette dans "La mort du Chinois" : le message est clair, Isabelle Carré veut casser son image un peu lisse de jeune fille blonde et sage. Ex-femme de Christopher Thompson (un tout petit rôle) dans "La bûche", élève d'un cours de théâtre dans "L'envol", incarnation fantasmagorique de la Statue de la Liberté (!) dans la saga familiale "Bella Ciao", mère toxicomane dans "Mercredi, folle journée !" de Pascal Thomas, on retrouve la blonde actrice en amnésique amoureuse dans "Se souvenir des belles choses". En dépit d'un sujet douloureux, le film connaît un très beau succès et vaut à Isabelle Carré son premier César, celui de la meilleure actrice. Après avoir rendu Audrey Tautou folle de jalousie dans "A la folie… pas du tout", Isabelle Carré égratigne passablement le mariage de Nathalie Baye et Jean-Pierre Bacri dans le drame musical, "Les sentiments" (avec à la clé une seconde nomination au César de la meilleure actrice) et joue les jeunes filles de bonne famille bisexuelle dans "Eros thérapie" de Danièle Dubroux, avant d’être la future mère – déchirée entre espoir et découragement – en quête d’un bébé dans les orphelinats du Cambodge, de "Holy Lola", sa première prestation sous la direction de Bertrand Tavernier. L'année 2005 montre que l'actrice est plus que jamais capable de traverser les genres et les univers les plus variés : on l'a voit maman poule embarquée dans "L'avion", conte teinté de fantastique signé Cédric Kahn, puis épouse modèle titillée par l'énigmatique Poelvoorde dans le thriller amoureux "Entre ses mains", et dans la comédie de Christian Vincent, "Quatre étoiles", où elle donnait la réplique à José Garcia. Ont suivi "Anna M." de Michel Spinoza, et une prolifique année 2008 avec pas moins de trois films distribués en six mois. Après "Tellement Proches", "Le Refuge", "Les Emotifs Anonymes", "Rendez-Vous avec un Ange" et le premier film réalisé par Jalil Lespert : "Des Vents Contraires" avec Benoît Magimel et Audrey Tautou, voici maintenant "La cerise sur le gâteau" de Laura Morante. Le charme agit toujours... et devrait agit encore avec le film "Cheba Louisa" prévu pour le mai 2013. (Sources consultées : dossier de presse du film). 
FILMOGRAPHIE 1988 - Romuald et Juliette (Coline Serreau) 1990 - La reine blanche (Jean-Loup Hubert) 1992 - Beau fixe (Vincent) 1994 - Le hussard sur le toit (Jean-Paul Rappeneau) 1995 - Beaumarchais l'insolent (Edouard Molinaro) 1997 - La femme défendue (Philippe Harel) 1998 - Les enfants du marais (Jean Becker) 1999 - La bûche (Danièle Thompson) 2000 - L'envol (Suissa) 2000 - Ça ira mieux demain (Labrune) 2000 - Bella Ciao (Giusti) 2000 - Mercredi folle journée (Pascal Thomas) 2001 - Se souvenir des belles choses (Breitman) 2001 - A la folie, pas du tout (Laetitia Colombani) 2002 - La légende de Parva (Jean Cubaud) 2002 - Les Kubricks (Guy Jacques) 2002 - Le Fils de Boucle d'or (Lionel Delplanque) 2003 - Les Sentiments (Noémie Lvovsky) 2003 - Eros thérapie (Dubroux) 2003 - Holy Lola (Tavernier) 2004 - Entre ses mains (Fontaine) 2004 - L'avion (Kahn) 2006 - J’veux pas que tu t’en ailles (Jeanjean) 2006 - Coeurs (Resnais) 2006 - Quatre Etoiles (Vincent) 2007 - Anna M. (Spinosa) 2007 - Le Renard et l'Enfant (Jacquet) 2008 - Cliente (Balasko) 2008 - Les Bureaux de Dieu (Simon) 2008 - Musée Haut, Musée Bas (Ribes) 2009 - Tellement Proches (Nakache) 2010 - Le Refuge (Ozon) 2010 - Les Emotifs Anonymes (Améris) 2011 - Rendez-Vous avec un Ange (Daruvar / Thomas) 2011 - Des Vents Contraires (Lespert) 2012 - La cerise sur le gâteau (Morante) 2012 - Du vent dans mes mollets (Tardieu) 2012 - Chercher Hortense (Bonitzer) 2013 - Cheba Lousa (Charpiat) |