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"La Fleur de l'Age". Un film de Nick Quinn avec Jean-Pierre Marielle, Pierre Arditi, Julie Ferrier, Artus de Penguern.

Sortie le 01 mai 2013.

Crédits photographiques : Mars Distribution.

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Indiana Jones : le héros par excellence. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Fabien Rousseau   
26-10-2008

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L'univers du mythique héros dont la quatrième aventure, "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal".

Un dossier signé Fabien Rousseau.

Crédits photographiques : Paramount Pictures France.

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LES AVENTURES DE INDIANA JONES

 

Il y a presque trente ans ans, le 16 septembre 1981, « Les Aventuriers de l'Arche Perdue » sortaient dans les salles obscures françaises. Sur l'écran, le logo de la Paramount (le pic auréolé d'étoiles) s'estompait pour se fondre avec un horizon montagneux. Un souffle épique parcourait alors l'écran tandis qu'un héros de légende prenait vie. Deux cinéastes de génie, Steven Spielberg et George Lucas, réactualisaient le cinéma d'aventures de jadis.

 

 

HAWAÏ, 1977

Ce n'est pas sur un fond de paysage montagneux que commence l'aventure mais sur une paisible plage hawaïenne où deux amis discutent. Steven Spielberg vient de terminer le montage de « Rencontres du 3ème Type » et exprime son souhait de réaliser un James Bond. George Lucas, ne se doutant pas du succès foudroyant de « La Guerre des Etoiles » lui fait part de son projet : il envisage de produire un film qui serait un hommage aux serials des années 30-40 (sorte de feuilleton au rebondissement de dernière minute). L'histoire est celle d'un aventurier se nommant Indiana Smith (Indiana étant le nom du chien de Lucas) qui partirait à la recherche d'un fabuleux trésor. Spielberg lui préfèrera le nom de Jones. Quelques mois plus tard, Lucas proposera à Spielberg de mettre en scène le film alors que celui-ci va s'atteler à la réalisation de « 1941 ».

Quatre ans plus tôt, Philip Kaufman (futur réalisateur de « L'Etoffe des Héros ») avait déjà disserté avec Lucas sur une ébauche de scénario où apparaissait déjà la course poursuite autour de l'arche de l'alliance (artefact au symbole religieux) entre les nazis et un archéologue globe-trotter dans la période de l'avant-guerre. Beaucoup plus tard, Kaufman sera cité avec George Lucas comme l'un des concepteurs de l'histoire.

Lucas et Spielberg songent à Tom Selleck ou bien à Tim Matheson pour incarner le héros mais lié par contrat à la série « Magnum », il n'arrivera pas à se libérer à temps pour le début du tournage (la série s'étalera par la suite sur huit saisons). En visionnant « L'Empire Contre-Attaque », Spielberg décide de recruter Harrison Ford qui troquera alors son pisto-laser contre un fouet. Le cinéaste avait envisagé Jacques Dutronc pour le rôle de Belloq (celui-ci se désista car il ne parlait pas anglais) et Danny DeVito pour celui de Sallah (De Vito sera engagé un peu plus tard pour les deux parties de « A la Poursuite du Diamant Vert » réalisé par Robert Zemeckis et par Lewis Teague pour la suite).

La trilogie des Indiana Jones sera produite par la Lucasfilm fondée en 1971. George Lucas sera cité au générique comme producteur exécutif tandis que Frank Marshall et Robert Watts seront crédités en tant que producteurs de la saga. 

 

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LE PERSONNAGE D'INDIANA JONES

Le personnage d'Indiana Jones (en fait, Henry Jones Jr, Indiana étant le nom de son chien) se définit comme le héros type des années 30, une synthèse de Tintin (dans les années 80, Spielberg avait projeté d'adapter les aventures du célèbre reporter), James Bond et Tarzan. Ses nombreux exploits décrivent sa quête mystique pour le bien et sa lutte contre les pires ennemis de l'humanité acharnés à vouloir dominer le monde par les moyens les plus vils. Il évolue dans un univers où les plus grands mythes (grecs, égyptiens ou indiens) et les récits de la Bible viennent se mêler à la réalité historique. Une véritable épopée où l'aventure côtoie le fantastique sans négliger quelques notes d'humour. Son côté baroudeur lui a été inspiré par le chercheur d'or incarné par Humphrey Bogart dans « Le Trésor de la Sierra Madre » de John Huston.

Indiana Jones possède deux personnalités bien distinctes : il est le fougueux archéologue passionné par les antiquités et terrorisé à la vue d'un serpent, qui laisse son attirail quelque temps pour redevenir le paisible et timide professeur d'histoire du collège Barnett de New York. Son style est désormais célèbre : il est coiffé du Fédora, sur son visage se dessine une cicatrice sur le menton, porte un blouson de cuir, un pistolet à la hanche et une sacoche sur laquelle est enroulé son fouet. Une autre particularité également : il déteste qu'on l'appelle Junior. 

 

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1981 : Les Aventuriers de l'Arche Perdue (Raiders of the Lost Ark)

Interprètes : Harrison Ford (Indiana Jones), Karen Allen (Marion Ravenwood), John Rhys-Davies (Sallah), Paul Freeman (Belloq), Wolf Kahler (Dietrich), Denholm Elliott (Marcus Brody).

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Amérique du sud, 1936 : Indiana Jones se rend dans la jungle péruvienne pour récupérer dans un temple piégé, l'idole de la fertilité des guerriers Chachapoyan (une tribu maya) mais son vieux rival, l'archéologue français, René Belloq la lui dérobe. L'aventurier parviendra à se tirer in extremis des griffes des indiens Hovitos. De retour au collège Barnett où il enseigne, les services secrets de l'armée lui demandent de retrouver l'arche de l'alliance (caisse où sont enfermées les tables de la loi ou dix commandements gravées et données par Dieu à Moise sur le mont Sinaï) que les nazis convoitent également. Il se rend au Népal pour se procurer le médaillon de Râ mais renoue difficilement avec Marion Ravenwood, une ancienne compagne. Dans le bar de Marion, il est confronté à Dietrich, un agent de la gestapo. A la suite de cette aventure, Marion devient la partenaire d'Indy et ils voyagent jusqu'en Egypte. Aidés par Sallah, ils parviennent à localiser grâce au médaillon, le puits des âmes, dernier refuge de l'arche. Belloq et les nazis s'emparent de l'artefact et emprisonnent le couple d'aventuriers.

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« Les Aventuriers de l'Arche Perdue » renoue avec la tradition du grand cinéma d'aventures (« le retour de la grande aventure » annonçait le slogan publicitaire) : scénario en béton, mise en scène spectaculaire, suspense haletant, cascades époustouflantes, effets spéciaux de qualité et l'indispensable pointe de romantisme, l'ensemble étant servi par des acteurs au meilleur de leur forme. Face à Harrison Ford qui apporte tout son charisme et sa fougue au personnage, Karen Allen parvient à s'imposer en campant le parfait alter ego féminin du héros.

En rendant hommage aux films épiques d'antan interprétés par les intrépides Stewart Granger, Errol Flynn ou Tyrone Power, certaines séquences au rythme effréné constituent une véritable anthologie de morceaux de bravoures (il n'y a qu'à visionner la scène d'ouverture pour s'en convaincre). Une œuvre incontournable et indispensable pour tout cinéphile qui se respecte.

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Lawrence Kasdan (réalisateur de « Silverado » et auteur des scripts de « L'Empire Contre-Attaque » et « Le Retour du Jedi ») fut choisi pour rédiger le scénario basé sur l'histoire de George Lucas. Pendant le tournage, quelques scènes furent modifiées notamment celle avec le guerrier égyptien dans les rues du Caire qui promettait un beau duel entre le manieur de sabre et l'homme au fouet. Pour l'anecdote, c'est Harrison Ford qui suite à des problèmes gastriques prit l'initiative de la raccourcir en faisant dégainer son personnage (une attitude très peu chevaleresque, il est vrai !).

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La plupart des extérieurs ont été filmé en Tunisie et à La Rochelle dans une ancienne base de sous-marins datant de la Seconde Guerre Mondiale. Le reste des décors fut recréé dans les Studios d'Elstree (situés près de Londres).

Le long métrage remporta cinq Oscars en 1982 : meilleur montage, meilleurs effets visuels (grâce aux bons soins des artisans d'Industrial Light And Magic dont Richard Edlund et Dennis Muren, également oscarisés pour les effets spéciaux de la trilogie « Star Wars »), meilleure direction artistique (décors), meilleur son et meilleurs effets sonores. 

 

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1984 : Indiana Jones et le Temple Maudit (Indiana Jones and The Temple of Doom)

Interprètes : Harrison Ford (Indiana Jones), Kate Capshaw (Willie Scott), Ke Huy Quan (Demi-Lune), Amrish Puri (Mola Ram).

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Shanghai, 1935 : Dans un night-club, Indiana Jones échange avec Lao Che, un gangster réputé, les cendres de Nurhachi contre un précieux diamant. Le rendez-vous tourne mal et Indy se retrouve en cavale avec Demi-Lune, un garnement chinois et Willie Scott, la chanteuse du cabaret. Leurs péripéties les mènent dans un village indien, où Indy accepte de partir à la recherche des pierres de Sankara. En chemin, le groupe fait escale dans le palais de Pankot. Indy découvre alors un passage secret menant à un temple souterrain situé sous l'édifice royal. Là, il est confronté à Mola Ram, le prêtre d'une secte adoratrice de la déesse Kali, adepte de rites ancestraux et se met en devoir de délivrer les enfants retenus en esclavage.

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Cette fois, l'aventure a un nom : Indiana Jones. Chronologiquement antérieur à la première aventure, cet épisode inspiré d'une légende indienne se révèle plus violent (on y maltraite des enfants) et plus sombre. En effet, le héros passe de l'autre côté du miroir et dévoile une nouvelle facette de sa personnalité bien peu fréquentable.

Malgré un scénario moins élaboré que le précèdent, l'action (la poursuite en wagonnet ou le combat sur le pont de cordes) et l'exotisme des décors restent de rigueur même si Harrison Ford a parfois tendance à tourner en dérision son personnage (clin d'œil aux « Aventuriers », Indy dégaine dans le vide face aux deux gardes thugs). A signaler que Spielberg rend également un trépidant hommage au célèbre agent secret britannique dans le prologue à Shanghai. Du grand spectacle qui tient en haleine, soutenu par quelques élans de bravoure.

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Le script a été confié à Willard Huyck et Gloria Katz (scénaristes d'« American Graffiti »). Le tournage s'est principalement déroulé au Sri Lanka (ex-Ceylan), à Macao et aux Studios d'Elstree. Ce nouveau chapitre a obtenu l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1985.

 

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1989 : Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade)

Interprètes : Harrison Ford (Indiana Jones), Sean Connery (Henry Jones), Denholm Elliott (Marcus Brody), John Rhys-Davies (Sallah), Alison Doody (Elsa Schneider), Julian Glover (Walter Donovan).

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Utah, 1912 : Le jeune Indiana Jones devenu scout, récupère la croix de Coronado. Pourchassé par les pilleurs, il apprend pour la première fois à se servir d'un fouet. Au terme de la poursuite, il est forcé de rendre la relique. Sur la côte portugaise en 1938, Indy récupère pour de bon la croix de Coronado. A New York, Walter Donovan, un milliardaire collectionneur d'antiquités, le contacte afin de le convaincre de poursuivre les recherches de son père sur le Saint Graal (la coupe qui aurait servi lors de la Sainte Cène et qui aurait recueilli le sang du Christ, son pouvoir donnant la vie éternelle). L'archéologue, secondé par Marcus Brody, fait bientôt équipe avec Elsa Schneider, une historienne mais apprend par son père Henry retenu prisonnier que cette dernière et le milliardaire collaborent avec les nazis. Ils parviennent à s'enfuir et rejoignent Sallah. Dans le temple du Graal, Indy doit passer les trois épreuves de la foi.

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Ce troisième volet est certainement celui qui humanise le plus le héros notamment en dévoilant ses véritables origines : on découvre ses premiers pas d'archéologue où campé par feu River Phœnix (décédé en 1993 et qui avait joué le fils d'Harrison Ford dans « Mosquito Coast »), il rencontre son père spirituel (le chef des pilleurs au look de baroudeur) à l'âge de 13 ans.

Comme les chevaliers de la table ronde, Indiana Jones se met en quête de la coupe sacrée mais aussi du chemin vers la réconciliation avec son père, comme lui passionné par les antiquités et incarné par l'excellent Sean Connery, l'ex-James Bond en personne. Leurs tempéraments opposés nous valent d'ailleurs de savoureuses répliques et de beaux moments d'émotion. En présence de son père (dont le comportement distrait évoque quelque peu celui du professeur Tournesol), Indy se révèle d'une grande sensibilité.

Le scénario reprend les éléments narratifs de la première aventure à savoir la scène d'ouverture de la chasse au trésor, la course contre le temps avec les nazis, la poursuite dans le désert et le final mystique. Un seul reproche : les effets spéciaux qui paraissent un peu « kitsch ». Pour le final, on ne pouvait imaginer meilleure illustration pour la chevauchée des aventuriers que ce magnifique plan nous montrant quatre cavaliers galopant vers le soleil couchant.

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L'écriture du scénario ne fut pas chose aisée : tout d'abord, Chris Columbus (« Gremlins ») proposa un script autour d'une ancienne légende chinoise sur le Singe-Roi, puis Menno Meyjes (« La Couleur Pourpre ») prit le relais et orienta le sujet vers le Graal avant que Jeffrey Boam (« L'aventure Intérieure », « L'Arme Fatale 2 et 3 ») ne parvienne à le finaliser.

Il est à noter qu'un autre script possible avait été développé proposant un afrontement entre Indiana Jones et de mystérieux fantômes. Steven Spielberg ayant même fait des repérages au Touquet et à Hardelot, dans le Nord de la France, afin d'étudier ces villes qui pouvaient rappeler l'Angleterre des années 30...

Le tournage s'est déroulé en Espagne, en Jordanie, à Venise, en Allemagne, aux Etats-Unis et aux Studios d'Elstree. Ce nouvel opus a remporté l'Oscar des meilleurs effets sonores en 1990. 

 

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LA MUSIQUE DE JOHN WILLIAMS

La saga d'Indiana Jones ne saurait être complète sans les symphonies de John Williams. Trépidante, envoûtante et romantique, telle est la chevauchée des aventuriers conçue comme un passeport pour l'évasion. Les thèmes de Marion (ayant quelques accents du « Lawrence d'Arabie » composé par Maurice Jarre), de l'arche, de la parade des enfants esclaves, de la cavale des Jones et surtout la célèbre marche des aventuriers rythment les exploits du héros emportant le spectateur dans une atmosphère de dépaysement presque totale. La preuve en est que John Williams avait été nominé aux Oscars pour la bande originale des trois films. 

 

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1992 : Les Aventures d'Indiana Jones à la télévision

En 1992, George Lucas décide de lancer une nouvelle série à but pédagogique racontant la jeunesse du héros. En effet, « Les Aventures du Jeune Indiana Jones » (The Young Indiana Jones Chronicles) se déroulent lors d'évènements historiques (1908-1910 puis 1916-1920).

Pour le prologue et l'épilogue de chaque épisode, l'acteur George Hall est choisi pour incarner Indy à 93 ans. Celui-ci conte ses aventures où évoluent Corey Carrier qui interprète le héros à 10 ans et Sean Patrick Flanery (vu dans « Powder »), celui de 16 ans. Harrison Ford tourne même quelques scènes pour le téléfilm « Le mystère du blues » où il apparaît barbu et grisonnant dans la peau d'un Indiana Jones vieillissant.

Produite par Rick Mc Callum (également producteur de la nouvelle trilogie de « Star Wars »), la série a réunit une distribution internationale tant sur le plan des réalisateurs que sur celui des acteurs (Christopher Lee, Vanessa Redgrave, Bernard Fresson, Michel Duchaussoy, Max Von Sydow…). On retiendra notamment la prestation du comédien belge Ronny Coutteure, décédé en 2000, qui incarne Remy Baudouin, le compagnon d'aventures du jeune Indy. Parmi les scénaristes, figurent Frank Darabont, réalisateur des « Evadés » et de « La ligne verte », adaptés de nouvelles de Stephen King ainsi qu'une certaine Carrie Fisher qui fut la princesse Leia de la première trilogie de « Star Wars ».  

Résumé : Accompagné de ses parents et de sa gouvernante Miss Helen Seymour, Henry Jones Jr, âgé de 10 ans, parcourt le monde où son père, professeur d'histoire médiévale donne des conférences universitaires. Durant son adolescence, Indy et son ami, Remy Baudouin s'engagent dans l'armée belge pendant la première guerre mondiale. Indy est ensuite recruté en tant qu'espion pour le compte des services secrets français. A travers ses voyages, il croisera le chemin de personnages célèbres comme T.E. Lawrence (futur Lawrence d'Arabie), Howard Carter, Pablo Picasso, Sigmund Freud, Théodore Roosevelt, Pancho Villa, Mata Hari, Lénine, Albert Schweitzer, Ernest Hemingway, Eliot Ness, George Gershwin… 

 

Liste des épisodes diffusés en France

24 épisodes de 45 mn, un pilote et trois téléfilms de 90 mn : 

Saison I (1992)

1.01. La malédiction du chacal : 1ère partie : Egypte, 1908 et 2ème partie : Mexique, 1916 (Jim O'Brien et Carl Schultz).

1.02. Londres, mai 1916 (Carl Schultz).

1.03. Afrique orientale anglaise, septembre 1909 (Carl Schultz).

1.04. Verdun, septembre 1916 (René Manzor).

1.05. Afrique orientale allemande, décembre 1916 (1ère partie) (Simon Wincer).

1.06. Congo, janvier 1917 (2ème partie) (Simon Wincer).

 

Saison II (1992-1993)

2.01. Autriche, mars 1917 (Vic Armstrong).

2.02. Somme, août 1916 (1ère partie) (Simon Wincer).

2.03. Allemagne, mi-août 1916 (2ème partie) (Simon Wincer).

2.04. Barcelone, mai 1917 (Terry Jones).

2.05. Chicago, 1920 : Le mystère du blues (90 min) (Carl Schultz).

2.06. Princeton, février 1916 (Joe Johnston).

2.07. Petrograd, juillet 1917 (Simon Wincer).

2.08. New York, juin-juillet 1920 : Le scandale de 1920 (90 mn) (Syd Macartney).

2.09. Vienne, novembre 1908 (Bille August).

2.10. Italie du Nord, juin 1918 (Bille August).

2.11. Le train fantôme : Afrique orientale allemande, novembre 1916 (90 mn) (Peter Mc Donald).

2.12. Irlande, avril 1916 (Gillies Mackinnon).  

2.13 Paris, septembre 1908 (René Manzor).

2.14. Pékin, mars 1910 (Gavin Miller). 21. Bénarès, janvier 1910 (Deepa Metha).

2.15. Paris, octobre 1916 (Nicholas Roeg).

2.16. Istanbul, septembre 1918 (Mike Newell).

2.17. Paris, mai 1919 ( David Hare). 25. Florence, août 1908 (Mike Newell).

2.18. Prague, août 1917 (Robert Young).

2.19. Palestine, octobre 1917 (Simon Wincer).

2.20. Transylvanie, janvier 1918 (Dick Maas).

 

Malgré sa diversité et son aspect documentaire, la série ne rencontrera pas un accueil favorable auprès du public et s'arrêtera au terme de la deuxième saison en 1993. D'autres téléfilms comme « Hollywood Follies » (1994, Michael Schultz), « Attack of the Hawkmen » (1995, Ben Burtt), « Treasure of the Peacock's Eye » (1995, Carl Schultz) et « Travels with Father » (1996, Deepa Metha & Michael Schultz) ont été tournés mais sont restés inédits en France.  

Aux Etats-Unis, les aventures d'Indiana Jones se sont également prolongées par le biais d'une série de nouvelles et de bandes dessinées. En France, il est regrettable de constater que les péripéties de l'aventurier n'ont fait l'objet que d'adaptations pour le support informatique. Ainsi Lucas Arts a publié « Indiana Jones And The Fate Of Atlantis », « Indiana Jones et la Machine Infernale » (dont le scénario fait référence à la tour de Babel) et « Indiana Jones et le Tombeau de l'Empereur. »

 

A PROPOS D'INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL

Voici la critique que nous avons publiée au moment de la sortie du film en mai 2008 :

Cette année, les vieux briscards se rebiffent ! Après John Rambo, Indiana Jones revient dans nos salles, à la recherche, cette fois, du crâne de cristal ! Il aura fallu dix-neuf ans à l'archéologue fougueux et son humour doux amer pour faire un retour en grande pompe. De quoi attiser les fans qui ont vécu le phénomène en deux étapes. D'abord, l'annonce d'une suite alors que l'on pensait la boucle bouclée. Si l'on ajoute à cela l'âge d'Harrison Ford (66 ans), la perspective d'assister à un quatrième opus se traduisait par une moue perplexe. Puis, les semaines passent, les premières photos circulent et on conclut que la fine équipe responsable des précédents épisodes est au grand complet : de Steven Spielberg à Harrison Ford en passant par Karen Allen et John Williams.

Dans un deuxième temps, un autre emblème du film d’action, Sylvester Stallone, effectue un retour fracassant à deux reprises, en reprenant les rôles qui ont fait de lui la star que l’on connaît. Oui les personnages ont vieilli mais, apparemment, ils ont encore beaucoup de choses à dire ! Alors, on commence à attendre patiemment le retour de l’aventurier au fouet claquant et à la classe sans égale !

 

 

Rentrons donc dans le vif du sujet : est-ce qu’"Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Crystal" est une réussite ? Et bien pas entièrement… Si l’on retrouve avec bonheur Harrison Ford sous le chapeau, si Steven Spielberg fait ce qu’il peut pour garder le côté artisanal des précédents opus, ce volet de la saga manque cruellement d’épaisseur. Pourtant, les dix premières minutes placent la barre haute puisque Spielberg a le temps de rendre hommage à deux de ses plus grands chefs-d’œuvre ("Duel" et "E.T.") en plus d’introduire Indy dans une nouvelle aventure ! Mais rapidement, le scénario de David Koepp se contente d’énumérer les traditionnelles étapes du film d’aventure que l’on connaît sur le bout des doigts et le rythme chaotique de l’ensemble a des airs laborieux.

Steven Spielberg, qui explore son côté obscur depuis quelques années, revient à un style qu’il a mis de côté depuis des lustres, retrouvant des tics de mise-en-scène un peu vieillots : le meilleur exemple se trouve sans doute au niveau de la photographie dans les quelques scènes intimes, où la lumière céleste qui entoure Indy donne l’impression de regarder les Feux de l’amour. L’autre point irritant du métrage est cette faculté d’avoir systématiquement recours à l’humour pour faire passer les scènes d’action improbables. Pourtant, celles-ci sont toujours d’une qualité irréprochable ! Alors pourquoi essayer de faire passer la pilule avec des blagues pas toujours finaudes ? De même, les transitions entre les scènes sont souvent étranges à cause d’un recours à l’ellipse abusif (comment Indiana Jones descend d’un train en marche pour discuter tranquillement dans un bar la seconde suivante ?). Cela fait tout de même pas mal de points négatifs… Pourtant, le spectateur assiste à des plans tout bonnement magnifiques : voir Indy au pied d’une explosion nucléaire ou au décollage d’un étrange appareil dans un final tournoyant vous scotche littéralement au fauteuil !

L’introduction du fantastique par de simples balles de fusils qui s’envolent vers l’objet mystérieux ou par des pièces qui quittent brusquement la main de l’aventurier pour se coller sur l’armure d’un ancêtre est une superbe démonstration du savoir-faire du réalisateur en ce qui concerne la féerie. Et même si la scène de combat à l’épée dans la jungle péruvienne rappelle un peu trop la scène mythique de "L’Empire Contre-Attaque", il faut avouer son efficacité redoutable ! On retrouve également quelques bêbêtes sympathiques et des méchants aveuglés par leur soif de connaissance et de pouvoir.

 

 

En ce sens, "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" remplit largement son contrat ! Quant à l’acteur Shia LaBeouf, il assure la relève avec brio pendant que John Hurt s’illustre en un Professeur Oxley complètement loufoque ! Si "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" n’est pas la réussite que l’on espérait, si celui-ci se positionne entre les joyeuses retrouvailles et le contrat juteux forcé, le fan retrouve, quant à lui, le personnage mythique qu’il attendait. Et c’est l’essentiel !

Davy Girard

Dernière mise à jour : ( 16-07-2012 )
 
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