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Sortie le 14 janvier 2009. Crédits photographiques : Sony Pictures Releasing France.
Hanté par un secret, Ben Thomas cherche sa rédemption en transformant radicalement la vie de sept personnes qu'il ne connaît pas. Une fois son plan mis en place, plus rien ne pourra l'arrêter. C'est tout du moins ce qu'il croit. Mais Ben n'avait pas prévu qu'il tomberait amoureux de l'une de ces personnes et que c'est elle qui va le transformer… 
Toute l’histoire du film repose sur un secret. C’est ce genre de films dont vous ne voulez rien entendre avant de l’avoir vu, mais vous croisez toujours une bonne âme pour vous éclairer sur les dernières minutes du récit. Les choses se révèlent donc simples : vous irez voir le film pour son secret, pour Will Smith, ou pour les deux. Alors le secret et Will valent-ils vraiment la peine de se déplacer ? Les premières images posent une avalanche de questions ; elles défilent sans grande cohérence, histoire de vous perdre dans les décors et dans les âmes. La cohérence vient avec le personnage féminin central, Emily, attachante mais atrocement prévisible. Et puis le film défile, avec de gros indices, plus qu’énormes, qui nous amènent à tout comprendre 45 minutes avant la fin. Mais, à vrai dire, lorsque le secret de Ben se trouve révélé, images à l’appui, on se sent empli d’une émotion toute spontanée, dont on était sûr qu’elle ne nous atteindrait pas. Le tout est entaché du manque de vraisemblance inhérent à ce type d’histoire, mauvais compagnon du pathos. Le pathos ? Parlons-en. On peut regretter le manque de sobriété du jeu de Will Smith, qui, on en a l’impression, souhaite se racheter d’avoir au moins 5 ou 6 fois sauvé la planète dans ses films précédents… Loin d’être mauvais acteur, il incarne un personnage peu original, sans doute mal écrit. Il aurait mérité plus de finesse et moins de sentiments cousus de fil blanc. En somme, on ne s’endort pas, on suit le film agréablement, mais on peut être agacé par quelques longueurs larmoyantes et invraisemblables, et le secret n’en est plus un assez rapidement. On ressort déçu de ce flot de belles intentions, mais l’émotion, si elle est ressentie, reste curieusement authentique. Julie Stankiewicz. |