21 novembre 2018

Albert Dupontel

Albert Dupontel
Nationalité : FrançaiseMétier : ActeurDernier film : Au revoir là-hautCrédits photographiques : Gaumont Distribution



Contrairement à ce que l'on pourrait croire, étant donné le côté déjanté du personnage, Albert Dupontel sort tout droit d'une des formations d'art dramatique les plus renommées. Elève à l'Ecole du Théâtre National de Chaillot, il étudie pendant deux ans sous la coupe d'Antoine Vitez, acteur et metteur en scène à la silhouette austère et impressionnante. Durant cette période d'apprentissage, il a l'occasion de jouer de petits rôles dans La bande des quatre de Jacques Rivette et Encore de Paul Vecchiali.

En 1989, sa formation terminée, il fait un bref passage par l'Ecole Mnouchkine avant de créer, un an plus tard, les "Sales histoires", une série d'histoires brèves pour Canal+. Le ton de ses sketches, tranchant résolument avec tout ce qui se fait dans le genre à l'époque, lui permet de passer sur les planches et de conquérir un large public. L'Olympia l'accueille donc, en 1991, pour la représentation de son "Sale spectacle" composé de morceaux d'anthologie tels que "Le bac de Français" ou "Rambo".

En 1992, il s'essaie à la réalisation avec son premier court-métrage, "Désiré", tout en poursuivant sa carrière de comédien. Il apparaît ainsi, la même année, dans "Chacun pour toi" de Jean-Michel Ribes, où il tient le premier rôle, celui d'un coiffeur à la recherche de la perfection et qui crée une coupe inédite sur Michèle Laroque, la triple carpathe. Entre "Un héros très discret" de Jacques Audiard et juste avant "Serial lover", de James Huth, où il campe un austère inspecteur de police, Albert décrète qu'il ne sera jamais mieux servi que par lui-même et se lance, à son tour, dans le long-métrage avec le fameux et excessif "Bernie", dont il est l'auteur, le réalisateur et l'acteur principal, dans le rôle-titre d'un personnage d'attardé mental à la recherche de ses parents.

En 1998, bis repetita, Dupontel signe Le créateur auquel participe une grande partie de l'équipe de "Bernie". Entre le métier de scénariste et de réalisateur, Albert trouve tout de même le temps de faire l'acteur pour d'autres et se retrouve dans le rôle d'un médecin désabusé dans "La Maladie de Sachs" de Michel Deville. Pour sa performance, il se retrouve nommé une troisième fois au César, dans la catégorie du Meilleur acteur.

Autre médecin auprès de Marion Cotillard dans "Du bleu jusqu'en Amérique", travesti dans "L'origine du monde", Albert Dupontel marque surtout les esprits avec sa performance dans le film monstre de Gaspard Noé "Irréversible", où il joue le meilleur ami d'un couple (Bellucci/Cassel) qu'il va accompagner dans sa descente aux enfers. On le voit ensuite dans la comédie "Monique", où l'intrusion d'une espèce de poupée gonflable au corps parfait va bouleverser sa vie, ainsi qu'au cœur du générique fleuve des "Clés de Bagnole" de Laurent Baffie.

Drôle de personnage dont on ne sait rien intégrant une société de convoyeurs de fonds dans "Le Convoyeur" de Nicolas Boukhrief, il est ensuite l'affreux Céléstin Pou d'"Un Long Dimanche de Fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet avant d'apparaître en pianiste idéaliste dans la dernière comédie dramatique de Danièle Thompson, "Fauteuils d'orchestre". Ont suivi "Jacquou le croquant" de Laurent Boutonnat, "Président" de Lionel Delplanque, "Enfermés Dehors" où il tenait le rôle d'un SDF qui devenait justicier au grand cœur le jour où il trouvait par hasard un uniforme de policier, le formidable "L'Ennemi Intime" sur la guerre d'Algérie et "Paris" de Cédric Klapisch.

Plus sage, moins acide, mais tout aussi burlesque, il réalise en 2009 "Le Vilain" dans lequel il se mettait en scène aux côtés de Catherine Frot, sa partenaire dans "Odette Toulemonde", qu'il grimait en vieille dame tentant de remettre son fils dans le droit chemin. Après "La Proie", et dix ans après "Les Acteurs", il retrouvait Bertrand Blier pour "Le Bruit des Glaçons" (2010), dans lequel il incarnait le "cancer" de Jean Dujardin.

En 2011, Dupontel rejoignait de nouveau le duo de réalisateur Grolandais Benoît Delépine et Gustave Kervern. En effet, après "Louise-Michel" en 2008, c'était "Le Grand Soir" où il incarnait, dans un duo détonant, le frère d'une autre grande gueule du cinéma francophone, Benoît Poelvoorde. Avec le déjanté "9 Mois Ferme" (2013), il revenait à la réalisation pour la cinquième fois et retrouvait Sandrine Kiberlain 18 ans après "Un héros très discret".

En avril 2015 était sorti sur les écrans, "En Equilibre", avec Cécile de France pour partenaire cette fois. Place fut ensuite faite à "Les Premiers, Les Derniers" aux côtés de Bouli Lanners. En ce mois d'octobre, partons découvrir sa nouvelle réalisation : "Au revoir là-haut".



(Sources consultées : dossier de presse du film).
Filmographie :1988 - La Bande des quatre (Jacques Rivette)

1988 - Encore (Paul Vecchiali)

1992 - Chacun pour toi (Ribes)

1995 - Un héros très discret (Jacques Audiard)

1996 - Bernie (Albert Dupontel)

1997 - Serial Lover (James Huth)

1998 - Le créateur (Albert Dupontel)

1999 - La Maladie de Sachs (Michel Deville)

1999 - Du bleu jusqu'en Amérique (Sarah Lévy)

2000 - Les Acteurs (Bertrand Blier)

2000 - L'origine du monde (Jérôme Enrico)

2002 - Petites misères (Philippe Boon, Laurent Brandenbourger)

2001 - Irréversible (Gaspar Noé)

2002 - Monique (Valérie Guignabodet)

2003 - Le correcteur (Patrice Ambard)

2003 - Le Convoyeur (Nicolas Boukhrief)

2003 - Les Clés de Bagnole (Baffie)

2004 - Un Long Dimanche de Fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)

2005 - Fauteuils d'orchestre (Thompson)

2005 - Enfermés Dehors (Albert Dupontel)

2006 - Jacquou le Croquant (Boutonnat)

2005 - Président (Lionel Delplanque)

2007 - L'Ennemi intime (Florent Emilio Siri)

2008 - Paris (Cédric Klapisch)

2007 - Chrysalis (Julien Leclercq)

2008 - Deux jours à tuer (Jean Becker)

2008 - Louise-Michel (Gustave Kervern)

2008 - Le Vilain (Albert Dupontel)

2009 - Le Bruit des Glaçons (Bertrand Blier)

2010 - La Proie (Eric Valette)

2011 - Le Grand Soir (Gustave Kervern)

2012 - 9 Mois Ferme (Albert Dupontel)

2015 - En Equilibre (Dercourt)

2016 - Les Premiers, Les Derniers (Lanners)

2017 - Au revoir là-haut (Dupontel)
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