21 novembre 2018

Audrey Tautou

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Nationalité : FrançaiseMétier : ActriceDernier film : En liberté ! Crédits photographiques : Memento Films Distribution

Née le 09 août 1976 à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, Audrey Tautou grandit dans la région de Montluçon, dans le Centre de la France. Après l'obtention de son bac (série D, mention bien), elle arrive à Paris où elle effectue deux ans d'études qui la mènent à un DEUG de Lettres modernes. Parallèlement, elle entre au Cours Florent pour y apprendre le métier de comédienne, et décroche très rapidement ses premiers rôles. On la voit d'abord à la télévision, dans "Cœur de cible" de Laurent Heynemann, "La vérité est un vilain défaut" de Jean-Paul Salomé, un épisode des "Cordier, juge et flic" et de "Julie Lescaut", les téléfilms "Bébés boum" et "Chaos technique"...

Fin 1998, Tonie Marshall décèle chez la jeune comédienne ce charisme et, surtout, cette ingénuité qui va bientôt faire la “patte” Tautou. Elle lui confie un des trois premiers rôles féminins de "Vénus Beauté (Institut)", celui de Marie, apprentie esthéticienne qui se prend de passion pour un homme mûr défiguré (joué par Robert Hossein).

Touchante, émouvante, la jeune actrice remporte les suffrages du cœur et va jusqu'à décrocher le César du Meilleur espoir féminin pour ce tout premier rôle au cinéma. Entre-temps, les tournages se sont enchaînés pour elle, qui incarne successivement une adorable délinquante dans "Voyous voyelles", la maîtresse de Vincent Perez dans "Epouse-moi", une jeune bourgeoise dénudée dans "Le libertin" et, surtout, l'héroïne en proie aux facéties du destin du "Battement d'ailes du papillon", son premier “premier” rôle, qui lui permet de jouer face au jeune prince du raï Faudel.

Evidemment, le destin d'Audrey bascule avec le tournage du film "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain". Elle n'était pourtant pas le premier choix du réalisateur Jean-Pierre Jeunet, qui voulait tourner le film en anglais et avec Emily Watson. Finalement, une fois que cette dernière se retire du projet, Audrey le convainc, sur un simple essai, de l'engager. Bien en prend Jeunet car son incarnation d'Amélie, jeune utopiste prête à tout pour faire le bonheur des autres avant même de penser au sien, n'est certainement pas étranger au triomphe mondial que va remporter le film, secouant les box-offices de la planète entière pendant l'année 2001. Du coup, la comédie très anodine "Dieu est grand et je suis toute petite", qu'elle avait tournée avant Amélie mais qui n'avait alors pas trouvé de distributeur, finit par sortir dans un climat d'euphorie presque exagéré : Audrey y incarne, face à Edouard Baer, une jeune femme en proie aux doutes mystiques, désespérée de trouver en quel Dieu croire.

Désormais consacrée star, la comédienne croule sous les projets. Elle opte d'abord pour "Les Marins Perdus", un drame signé Claire Devers avec Bernard Giraudeau (et qui tarde à sortir), puis trouve son premier rôle en anglais en acceptant d'incarner une femme de chambre turque (!) dans "Dirty Pretty Things" de Stephen Frears, drame social tourné à Londres et prenant pour toile de fond l'immigration clandestine. On la voit aussi le temps de quelques scènes dans "L'Auberge Espagnole", où elle incarne la petite amie du héros (joué par Romain Duris), restée à Paris pendant que son jules fait les quatre cents coups à Barcelone, puis elle intègre la bande à Resnais pour "Pas Sur La Bouche", dans lequel elle a pour partenaires Sabine Azéma, Pierre Arditi, Darry Cowl et Isabelle Nanty.

Le public français la retrouve ensuite avec (un certain) bonheur en jeune comédienne pleine d'ambitions dans le New York contemporain d'Amos Kollek, qui lui offre le premier rôle de "Happy End". Mais ce sont ses retrouvailles avec Jean-Pierre Jeunet qui enflamment à nouveau les cœurs : "Un Long Dimanche de Fiançailles", d'après le roman de Sébastien Japrisot, est un drame situé pendant la Première Guerre mondiale, dans lequel Audrey incarne une jeune femme luttant contre vents et marées pour connaître la vérité sur la mort de son amant, condamné pour avoir déserté le front de Somme.

C'est ensuite avec un immense plaisir que nous l'avons retrouvée parmi sa bande de joyeux fanfarons dans la suite de "L'Auberge Espagnole", "Les Poupées Russes", délicieux volet dans lequel Martine l'alter-mondialiste est désormais maman d'un petit Lucas. Enchaînant désormais les productions à succès, la belle Audrey est même passée outre-Atlantique et pas pour de la pacotille puisque c'est sous la direction de Ron Howard qu'elle décroche de haute lutte le rôle très convoité de Sophie Neveu, héroïne du roman à succès "Da Vinci Code".

Echaudée par cette expérience à l'américaine, la belle préfère recentrer sa carrière sur un cinéma français plus léger - "Hors de Prix" (2006) aux côtés de Gad Elmaleh - voire plus intimiste - "Ensemble c'est tout" de Claude Berri. Puis, c'est Anne Fontaine qui lui confie le rôle-titre de son biopic, "Coco avant Chanel", qui lui vaut sa troisième nomination au César de la meilleur actrice.

Après la mode, les cheveux ! Audrey Tautou tient un salon de coiffure dans "De Vrais Mensonges" (2010), pour lequel elle retrouve le réalisateur Pierre Salvadori, qui l'avait dirigée dans "Hors de Prix". Elle lutte ensuite contre les conventions sociales de la bourgeoisie des années 20 dans "Thérèse Desqueyroux" de Claude Miller (2011). La même année, elle s'investit dans deux drames touchants : "Des Vents Contraires" de Jalil Lespert, dans lequel elle joue une mère disparue, et "La Délicatesse", où elle incarne une femme brisée qui se trouve un nouvel amour.

Malgré la rumeur selon laquelle l'actrice aurait décidé de mettre fin à sa carrière, Audrey Tautou continue au cinéma, figurant dans deux films avec Romain Duris - une comédie et une histoire fantastique. Le premier correspond au troisième volet de "L'Auberge Espagnole", toujours de Cédric Klapisch et intitulé "Casse-Tête Chinois". Puis, ce fut une adaptation du roman de Boris Vian, L'Ecume des Jours, dirigé par le toujours très créatif Michel Gondry.

Alternant projets grand public et oeuvres plus exigeantes, on a pu voir la comédienne dans "Casse-Tête Chinois" de Cédric Klapisch et "Microbe et Gasoil" de Michel Gondry. L'automne 2016 fut dense puisque la comédienne était à l'affiche de "Eternité (le 07 septembre), puis de "L'Odyssée" de Jérôme Salle (le 12 octobre). Plus discrète ces dernières années, Audrey Tautou avait collaboré avec Edouard Baer pour "Ouvert La Nuit". Elle est donc de retour dans "En Liberté !" réalisé par Pierre Salvadori.


(Sources consultées : dossier de presse du film).
Filmographie :1999 - Vénus Beauté (Institut) (Tonie Marshall)

1999 - Voyous Voyelles (Meynard)

1999 - Epouse-moi (Marin)

1999 - Le Battement d'Ailes du Papillon (Firode)

1999 - Dieu est grand et je suis toute petite (Pascale Bailly)

2000 - Le Libertin (Gabriel Aghion)

2001 - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet)

2001 - A La Folie, Pas Du Tout (Colombani)

2002 - Les Marins Perdus (Claire Devers)

2002 - L'Auberge Espagnole (Cédric Klapisch)

2002 - Dirty Pretty Things (Stephen Frears)

2003 - Happy End (Amos Kollek)

2003 - Pas Sur La Bouche (Alain Resnais)

2004 - Un Long Dimanche de Fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)

2004 - Les Poupées Russes (Cédric Klapisch)

2006 - Da Vinci Code (Ron Howard)

2006 - Hors de Prix (Pierre Salvadori)

2006 - Ensemble c'est tout (Claude Berri)

2008 - Coco avant Chanel (Anne Fontaine)

2009 - De Vrais Mensonges (Pierre Salvadori)

2011 - La Délicatesse (David Foenkinos)

2011 - Des Vents Contraires (Jalil Lespert)

2012 - Thérèse Desqueyroux (Claude Miller)

2012 - L'Ecume des Jours (Michel Gondry)

2013 - Casse-Tête Chinois (Cédric Klapisch)

2015 - Microbe et Gasoil (Michel Gondry)

2016 - Eternité ( Tran Anh Hung)

2016 - L'Odyssée (Jérôme Salle)

2017 - Ouvert La Nuit (Edouard Baer)

2018 - En Liberté ! (Pierre Salvadori)
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