15 décembre 2018

Bruce Willis

Bruce Willis
Nationalité : AméricainMétier : ActeurDernier film : Death WishCrédits photographiques : Paramount Pictures France


Bruce Willis ! A plus de 60 ans, il fait partie du panthéon des stars d'Hollywood, dont le seul nom suffit à construire un film voué a être vu par un large public. Pourtant le chemin qui mène à la gloire ne fut pas facile, car la liste est longue, que celle des acteurs qui ont connu un vaste succès grâce aux séries télévisées. Pour mémoire, on peut citer Steve Mc Queen ("Au nom de la loi", 98 épisodes diffusés de 1958 à 1961), Clint Eastwood ("Rawhide", 214 épisodes diffusés de 1959 à 1967) ou Michael Douglas ("Les rues de San Francisco", 98 épisodes diffusés avec la star de 1972 à 1976). Cependant, nombreux sont également les acteurs qui sont bien vite retombés dans l'anonymat après une grande carrière télévisuelle. Bruce Willis fait partie des exceptions qui confirment la règle grâce au show "Clair de lune".

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'acteur dispose d'un sacré tempérament. Ainsi, ses relations avec la co-star de "Clair de lune", Cybill Sheperd, furent particulièrement orageuses. Fiction et réalité se rejoignant quotidiennement sur les plateaux de tournage. Du tempérament, pourtant, il en faut pour parvenir à imposer ses choix et sa "gueule". Les années d'apprentissage sont inévitables avant de décrocher le jackpot, avant le grand rendez-vous avec la gloire.

Voici, rien que pour vos yeux, une évocation du parcours de Bruce Willis.


 

LES AVENTURES D'UN SALE GOSSE A NEW-YORK

Bruce Willis est né le 19 mars 1955, en Allemagne, où ses parents se trouvaient stationnés dans une base militaire puisque son père était membre de l'armée américaine. Ce dernier, se lassant des hamburgers "made in america", du base ball et des puissantes limousines, finit par rendre son uniforme. C'est pourquoi toute la famille Willis se retrouve, à la fin des années 1960, à Camden, dans la banlieue de Philadelphie.

Il ne vous paraîtra pas surprenant d'apprendre que le jeune Bruce se distingue plus que significativement à l'école en tant que chef de bande et grand amuseur public. On peut affirmer que cette propension au chahut ne s'est pas atténuée avec l'âge, au contraire. Il est vrai aussi, que tout le monde n'appréciait pas complètement ce trublion. Les victimes de ses farces et les professeurs le haïssaient profondément. Mais Bruce n'en avait cure : seuls l'humour et les copains comptaient alors pour lui.

Le jeune homme découvre par ailleurs le théâtre ainsi que la musique blues. Finalement et miraculeusement diplômé de la Penns Grove High School, en 1973, Bruce Willis doit sacrifier au parcours obligé qui consiste à accepter les petits boulots. Cependant, sa santé est assez précaire et Bruce se demande s'il tiendra longtemps le choc, s'il assumera longtemps cette nécessaire alternance entre travailler pour survivre et continuer à s'intéresser au théâtre ainsi qu'à la musique. C'est pourquoi il décide de rejoindre New-York dès 1977.

New-York est une ville fascinante pour les touristes qui, appareils en bandoulière et bobs vissés sur la tête, y admirent les immenses gratte-ciels et s'ébahissent face au gigantisme des grands magasins. Elle l'est beaucoup moins lorsqu'on y débarque avec seulement quelques sous en poche. Les conditions furent donc bien pénibles au début, obligeant Bruce à cumuler, à nouveau, petits métiers et cours de comédie sous la direction de Barbara Contardi, dont la grande spécialité était l'apprentissage de l'actorat basé sur l'improvisation.

C'est au cours d'une représentation théâtrale que Willis est remarqué par Sidney Lumet. Si on doit juger la carrière d'un acteur à la qualité des metteurs en scène qui l'embauchent, alors Bruce Willis est un grand comédien. Avec Sidney Lumet, c'est l'une des références du 7è Art américain : "Serpico", "Un après-midi de chien", "La colline des hommes perdus", "Le gang Anderson", etc. Bref ce réalisateur est une sacrée pointure! Bruce Willis se retrouve ainsi intégré dans le casting d'"Un prince à New-York", dont Treat Williams est la vedette.

En 1982, Sidney Lumet le convoque à nouveau, cette fois pour "Verdict" avec Paul Newman, excusez du peu ! Entre temps, Bruce, sur les conseils de son agent, fait un petit détour par la télévision et apparaît dans un épisode de la série TV "Pour l'amour du risque". Bien lui en a pris, car la petite lucarne magique sera son tremplin vers la gloire.

 

LES ANNEES "CLAIR DE LUNE"

Faisant partie de l'agence Triad Artist depuis quelques années, Bruce Willis écoute les conseils avisés de ses dirigeants, qui lui demandent de se présenter à une importante audition en vue de la création d'une nouvelle série télévisée. Pour cette dernière, les producteurs, la chaîne ABC, et le créateur Glenn Gordon Caron, recherchent un homme et une femme. Le rôle proposé est celui de David Addison et près de 3000 candidats postulent pour la place. Le producteur est convaincu par la prestation de Willis mais pas les patrons de ABC. On décide alors de patienter et de tester Bruce Willis dans un show très populaire à l'époque : "Deux flics à Miami". Ainsi le comédien est-il amené à participer au tournage de l'épisode "Un oeil de trop", programmé le 09 novembre 1984, sur la chaîne NBC. Bruce profite de la circonstance pour se lier d'amitié avec Don Johnson et parvient à emporter la décision. Il sera David Addison aux côtés de Cybill Sheperd.

"Clair de lune" suivait alors une voie peu explorée par les innombrables séries télévisées : la comédie policière. La diffusion débute en mars 1985 et s'étalera jusqu'en mai 1989, pour un total de 65 épisodes. Ce programme va confirmer tous les espoirs que ses géniteurs avaient placés en elle. Les conflits permanents entre les deux personnages, avec répliques fusantes, et les objets qui volent, pimentent chaque épisode. Si, sur l'écran, David et Maddy se disputaient, il en était de même sur les plateaux entre le bouillant Bruce Willis et la têtue Cibyll Sheperd. Cependant, ces prises de bec quotidiennes n'empêchèrent pas la série de s'inscrire comme l'une des plus parfaites réussites du genre, mêlant l'humour à l'enquête policière et la séduction à la dérision.

En juin 1989, Bruce Willis confirme sa volonté d'arrêter la série, car trop lassé du manque de temps pour approfondir les personnages. Il ne supporte plus par ailleurs le rythme infernal du tournage : 7 jours pour tourner un épisode de 48 minutes, soit 14 à 16 heures de travail par jour. Qui plus est, le cinéma a commencé à s'offrir à lui, non plus pour de petits rôles, mais pour le haut de l'affiche. Ainsi, profitant du succès de "Clair de lune", il a été engagé, en 1987, par Blake Edwards, pour tourner "Boire et déboires" avec Kim Basinger. Il y interprète un cadre jeune et dynamique qui rencontre une charmante demoiselle dont le principal défaut, quand elle a bu, est de transformer son environnement immédiat en chaos indescriptible. Le film ne fut pas un gros succès, mais Bruce avait mis le pied à l'étrier et gagné la confiance de Blake Edwards qui l'emploie à nouveau, en 1989, dans "Meurtres à Hollywood".

Il y incarne cette fois Tom Mix, une vedette de cinéma des années 1910/1930, qui s'était plus que spécialisée dans le western, au point de devenir une icône pour le jeune public de cette époque. Blake Edwards a imaginé pour le scénario d'inscrire le personnage de Tom Mix dans le contexte d'une intrigue policière. Qui plus est, il a décidé de l'associer à une autre légende vivante de l'époque du cinéma muet : Wyatt Earp incarné par James Garner (le héros de la série TV : "The Rockford files", diffusée de 1974 à 1980). Ajoutons à ces deux comédiens, Malcolm Mc Dowell et l'ensemble tient sérieusement le route. Toutefois, le succès ne fut pas au rendez-vous. Bruce Willis n'avait-il donc aucun avenir au cinéma? Certains se posaient la question. Mais, Bruce avait rendez-vous avec un certain Mc Clane...

 

LE SAUVEUR DU MONDE

Joel Silver, producteur de son état, s'intéresse, à la fin des années 1980, à un roman de Roderick Thorpe : "Nothing last forever", et comprend tout de suite qu'il a en main un matériau à même de lui fournir un film d'action dont il a le secret, et qui lui permettrait d'appliquer, à nouveau, sa "Whomma chart", c'est à dire l'introduction régulière, en moyenne toutes les dix minutes, d'une séquence d'action très spectaculaire.

Il contacte John Mc Tiernan et Steven E. de Souza pour l'écriture du scénario. On pense à Schwarzenegger mais ce dernier s'est déjà engagé pour "Double détente". Après mûre réflexion, la production opte pour Bruce Willis. Celui-ci accepte de relever le défi et s'engage même dans une préparation physique forcenée afin d'être à la hauteur dans les scènes dangereuses. La majeure partie de l'action ayant pour cadre un building, les prises de vue se déroulèrent, pour l'essentiel, dans le building du Fox Plaza, et au studio 15 de la Twentieth Century Fox.

Bruce Willis arrive au tournage avec une batterie d'idées sur la présentation de son personnage, son profil, son caractère et on comprend mieux pourquoi il y eut deux suites au méga-hit que sera "Piège de cristal", durant l'été 1988. En effet, ce film est une réussite incontestable, un modèle du genre à montrer à tout apprenti cinéaste (sauf à ceux de la FEMIS, école de formation des metteurs en scène, en France, qui vous diront, avec leur habituelle arrogance, que ce n'est que du cinéma commercial...). Le film est présenté à Deauville, en 1988, dans le cadre du festival du cinéma américain. L'occasion est alors donnée, à votre serviteur, de rencontrer Bruce Willis. Moment inoubliable avec un comédien non seulement talentueux mais aussi fort sympathique.

Par la suite, Bruce enchaîne avec "Un héros comme tant d'autres" de Norman Jewison (il a décidément le chic pour ne choisir que des bons metteurs en scène) et avec "Hudson Hawk" de Michael Lehman, une comédie d'action dès plus réussie. Suivent "58 minutes pour vivre" de Renny Harlin, "Le bûcher des vanités" de Brian de Palma. Cette série de productions montre que Bruce Willis souhaite varier ses prestations afin de ne pas s'enfermer dans un type de rôle. Depuis, malgré quelques difficultés au début des années 1990, son statut de star ne s'est pas démenti. Certes, le pitoyable "5è élément" que l'on peut classer parmi les pires films de l'histoire du cinéma ou le trop patriotique "Armaguedon" n'ajoutent rien à sa gloire.

Cependant, Bruce force le respect par ses autres choix dont "Pulp fiction" de Quentin Tarantino qui relance sa carrière ou, plus récemment, "Breakfast of champions" d'Alan Rudolph et "Sixième Sens" qui fut l'événement de l'année 2000. Il ne fut donc pas surprenant de voir se reformer le tandem entre Willis et le cinéaste d'origine hindoue pour "Incassable". Et le résultat final fut à la hauteur de nos espérances. En janvier 2002, Willis fut associé à Billy Bob Thornton pour le nouveau film de Barry Levinson, "Bandits", une comédie mouvementée mettant en vedette un couple de braqueurs, puis à Colin Farrell pour "Mission Evasion".

Après avoir été aux côtés de Monica Bellucci dans "Les Larmes du Soleil" d'Antoine Fuqua, le réalisateur de "Training Day", un film qui n'hésite pas à utiliser l'alibi humanitaire afin de renouveler le genre du film de guerre, on pouvait craindre une sérieuse baisse de régime en contemplant le désastre qu'est "Mon Voisin Le Tueur 2" ou en observant sa courte apparition, quoique savoureuse, dans "Ocean's Twelve". Toutefois, 2005 aura été l'année du retour en force avec "Otage" puis avec "Sin City" que Willis a tourné sous la direction conjointe de Robert Rodriguez et de Frank Miller.

Après "16 Blocs" dirigé par Richard Donner, Bruce Willis apparaît en 2006 au casting du dérangeant "Fast Food Nation" de Richard Linklater où il donne la réplique à Ethan Hawke et Avril Lavigne avant de revenir à des rôles plus familiers. Il participe également au film "Slevin".

L'année suivante, il joue aux côtés de Sharon Stone et Justin Timberlake dans "Alpha Dog" de Nick Cassavetes, avant de rejoindre la belle Halle Berry sur le tournage de "Dangereuse Séduction" de James Foley. Mais 2007 marque surtout le retour de John McClane... Douze ans après le dernier opus de la saga, "Une Journée en Enfer", Bruce Willis reprend du service dans "Die Hard 4 - Retour en Enfer" réalisé par Len Wiseman. Après avoir dirigé des militaires renégats dans le long métrage de science-fiction "Planète terreur", Bruce combat des "Clones" (2008) sous la direction de Jonathan Mostow.

L'année suivante, le comédien tourne avec Tracy Morgan la comédie musclée "Top Cops" et fait une apparition éclair dans "Expendables" (2010) de son ami Sylvester Stallone. 2010 marque le retour de Bruce Willis au pur film d'action, dans la peau d'un agent de la CIA retraité, obligé de reprendre du service pour défendre sa vie ("Red", qui donnera lieu à une suite en 2013).

Agent un jour, agent toujours, il devient de nouveau un agent secret en cavale pour les besoins de "Sans Issue" (2012), réalisé par le Français Mabrouk el Mechri. Si Bruce Willis s'enrôle dans le musclé "G.I. Joe 2" dont la sortie a lieu finalement en 2013 (il est Joseph Colton, le G.I. Joe originel), il joue également un personnage central dans le poétique "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson.

L'année 2012 est une nouvelle fois placée sous le signe de l'action. Bruce reprend son rôle de Church dans le blockbuster boosté à la testostérone "Expendables 2", toujours aux côtés de Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger. Le comédien campe également un Joseph Gordon-Levitt âgé dans "Looper" de Rian Johnson, film de science-fiction où Bruce se fait pourchasser par lui-même version jeune. L'année suivante, l'acteur reprend le rôle culte qui a fait de lui une star, celui de John McClane pour les 5èmes aventures du justicier dans "Die Hard : Belle Journée Pour Mourir". Cette fois-ci, McClane avait un équipier de choix en la personne de son fils, Jack, interprété par Jai Courtney. Suivront "Lady Vegas", "Red 2" et "Sin City 2".

Malheureusement, depuis plusieurs années maintenant, nombre de ses films sont sortis directement en VOD et DVD, ce qui inquiète quant à leur qualité. Après le  remake d'"Un Justicier dans la Ville", sous la direction d'Eli Roth, est annoncé "Glass", mis en scène par M. Night Shyamalan, et qui est a priori programmé en salles pour le 23 janvier 2019.


Christophe Dordain
Filmographie :1980 - De plein fouet (Brian G. Hutton)

1981 - Le Prince de New York (Sidney Lumet)

1982 - Le Verdict (Sidney Lumet)

1987 - Boire et Deboires (Blake Edwards)

1988 - Meurtre à Hollywood (Blake Edwards)

1988 - Piège de cristal (John McTiernan)

1989 - That's Adequate (Harry Hurwitz)

1989 - Allo maman ici bébé (Amy Heckerling)

1989 - Un Héros comme tant d'autres (Norman Jewison)

1990 - 58 minutes pour vivre (Renny Harlin)

1990 - Allo maman c'est encore moi (Amy Heckerling)

1990 - Le Bûcher des vanités (Brian De Palma)

1991 - Pensées mortelles (Alan Rudolph)

1991 - Le Dernier samaritain (Tony Scott)

1990 - Hudson Hawk, gentleman et cambrioleur (Michael Lehmann)

1991 - Billy Bathgate (Robert Benton)

1992 - The Player (Robert Altman)

1992 - La Mort vous va si bien (Robert Zemeckis)

1993 - Piège en eaux troubles (Rowdy Herrington)

1993 - Alarme fatale (Gene Quintano)

1994 - Pulp Fiction (Quentin Tarantino)

1994 - L'Irrésistible North (Rob Reiner)

1994 - Un Homme presque parfait (Robert Benton)

1994 - Color of night (Richard Rush)

1995 - Une journée en enfer (John McTiernan)

1995 - L'armée des 12 singes (Terry Gilliam)

1995 - Groom Service (Quentin Tarantino)

1996 - Dernier recours (Walter Hill)

1996 - Le cinquième élément (Luc Besson)

1997 - Le Chacal (Michael Caton-Jones)

1997 - Code Mercury (Harold Becker)

1997 - Armageddon (Michael Bay)

1998 - Couvre-feu (Edward Zwick)

1998 - Breakfast of Champions (Alan Rudolph)

1999 - Sixième Sens (M. Night Shyamalan)

1999 - Une vie à deux (Rob Reiner)

1999 - Mon voisin le tueur (Jonathan Lynn)

2000 - Incassable (M. Night Shyamalan)

2000 - Sale môme (Jon Turteltaub)

2001 - Bandits (Barry Levinson)

2001 - Mission Evasion (Gregory Hoblit)

2002 - Les Razmoket rencontrent les Delajungle (Norton Virigien)

2003 - Charlie's Angels les anges se déchaînent (McG)

2003 - Les Larmes du Soleil (Antoine Fuqua)

2003 - Mon voisin le tueur 2 (Howard Deutch)

2004 - Ocean's Twelve (Steven Soderbergh)

2004 - Otage (Florent Emilio Siri)

2005 - Sin City (Robert Rodriguez)

2006 - 16 Blocs (Richard Donner)

2006 - Slevin (Paul McGuigan)

2005 - Nos voisins, les hommes (Tim Johnson)

2006 - Fast Food Nation (Richard Linklater)

2006 - Alpha Dog (Nick Cassavetes)

2007 - Dangereuse Séduction (James Foley)

2006 - Die Hard 4 - Retour en enfer (Len Wiseman)

2007 - Planète terreur (Robert Rodriguez)

2008 - Panique à Hollywood (Barry Levinson)

2008 - Assassinat d'un Président (Brett Simon)

2009 - Clones (Jonathan Mostow)

2009 - Top cops (Kevin Smith)

2009 - Expendables (Sylvester Stallone)

2010 - Red (Robert Schwentke)

2010 - I'm Still Here The Lost Year of Joaquin Phoenix (Casey Affleck)

2010 - Sans compromis (Aaron Harvey)

2011 - G.I. Joe 2: Conspiration (Jon Chu)

2011 - Braqueurs (Mike Gunther)

2012 - Looper (Rian Johnson)

2012 - Expendables 2 (Simon West)

2012 - Sans Issue (Mabrouk el Mechri)

2012 - Moonrise Kingdom (Wes Anderson)

2012 - Fire with Fire (David Barett)

2012 - Red 2 (Dean Parisot)

2012 - Lady Vegas (Stephen Frears)

2013 - Die Hard : belle Journée Pour Mourir (John Moore)

2014 - Sin City 2 (Roberto Rodriguez)

2014 - The Prince (Steven C. Miller)

2015 - Vice (Brian A. Miller)

2015 - Rock the Kasbah (Barry Levinson)

2015 - Extraction (Steven C. Miller)

2016 - Precious Cargo (Max Adams)

2016 - Marauders (Steven C. Miller)

2016 - The Bombing (Xiao Feng)

2017 - Split (M. Night Shyamalan)

2017 - Once Upon a Time in Venice (Mark et Robb Cullen)

2017 - First Kill (Steven C. Miller)

2017 - Acts of Violence (Brett Donowho)

2018 - Death Wish (Eli Roth)

2018 - Glass (M. Night Shyamalan)

2018 - John McClane (Len Wiseman)
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