16 décembre 2018

Luc Besson

Luc Besson
Nationalité : FrançaisMétier : RéalisateurDernier film : Valérian et la Cité des Mille PlanètesCrédits photographiques : EuropaCorp Distribution

Né le 18 mars 1959 à Paris, Luc Besson n'erra pas longtemps dans les avenues parisiennes. Et pour cause. Papa - Mr Univers 1962 – et maman sont tous deux G.O. (Gentils Organisateurs) au Club Méd. Conséquence logique : son enfance se déroule dans des lieux paradisiaques qui lui permettent de découvrir la plongée, qui deviendra sa vraie passion.

A 8 ans, Luc sillonne les fonds marins et discute avec les murènes, poulpes et autres mérous. En somme, tout baigne. Pourtant, à 17 ans, Besson doit dire adieu aux palmes de plongée. En pleine virée dans les fonds, une bulle d'air bloque son nerf optique. Il manque de devenir aveugle.

Privé de sa première passion, il se tourne vers sa seconde, l'écriture. Depuis deux ans déjà, il écrit des histoires. Abracadabrantes peut-être, magiques sûrement. L'une d'elles relate la guerre entre la représentation physique du diable et un homme du futur, qui possède le “cinquième élément”. Ses idées le poussent vers l'image : la photo, bien sûr, mais aussi le cinéma, auquel il pense beaucoup.

Muni d'une caméra Super-8, il rôde autour des studios, se fait refouler, essaye encore… Après une foule de petits boulots, il fonce à Hollywood et dégotte un job sur la série "Max la menace". Travail peu palpitant, puisqu'il fait des photocopies et autres petits jobs du même acabit. Retour au bercail.

Besson se dit que pour bosser dans le cinéma, une école se doit de figurer sur son CV. Il se présente donc à l'Idhec, qui le refoule à son tour. Motif invoqué : Besson, dans sa liste de ses réalisateurs préférés, a donné le nom de Steven Spielberg !

Pas désarçonné pour autant, Besson parvient quand même à trouver une place de second assistant, puis de premier, entre autre sur L es bidasses aux grandes manœuvres, de Raphaël Delpard, sur le plateau duquel il rencontre un jeune acteur débutant nommé Jean Reno...

En 1982, Luc Besson croit sa chance enfin arrivée. Le tournage du "Dernier Combat", son premier film, avec Jean Reno, débute. Trop beau pour être vrai. Le producteur retire ses billes. Quelques mois plus tard, pas découragé, Besson crée Les Films du Loup avec Pierre Jolivet (rencontré au Club Med). Ils trouvent des investisseurs, pour la plupart étrangers au monde du cinéma, et le vrai tournage commence enfin. "Le Dernier Combat" recevra le Grand Prix du Festival d'Avoriaz et la visite de nombreux spectateurs.

Trois ans plus tard, Luc Besson initie les Français à la vie souterraine parisienne avec "Subway", qu'il produit, et réalise le clip de "Pull Marine", d'Isabelle Adjani (il réalisera en 1993 un clip pour Mylène Farmer). "Subway" devient le film ultime des années 80's, papier glacé et images choc. Culte.

Les succès s'enchaîneront ensuite : des succès publiques, mais pas toujours critiques. Besson n'aime pas trop la presse, et elle le lui rend bien. Malgré tout, ses films, dont "Le Grand Bleu", font des scores plus que remarquables et révèlent régulièrement des comédiens. Jean-Marc Barr d'abord, pour Le grand bleu (re-culte), puis redécouverte d'Anne Parillaud pour le thriller à double face "Nikita" et explosion de Natalie Portman dans le polar new-yorkais "Léon", qui permet au réalisateur français de se faire (enfin) un nom à l'étranger.

Outre un documentaire sur ses amis les poissons qui, sans casser la baraque, remporte un joli succès ("Atlantis"), Besson traverse donc finalement l'Atlantique pour concrétiser son plus vieux projet : Le cinquième élément. Gigantesque production, gigantesque distribution.

Besson est devenu une star internationale, comme le prouve, s'il en est encore besoin, le casting qui s'est joint à lui pour les besoins de Jeanne d'Arc, son huitième film. Et puis, Besson, c'est aussi la production : "Kamikaze", de Didier Grousset, en 1986, mais surtout "Taxi" (1, 2 et 3), et le premier film de Gary Oldman "Ne pas avaler".

Au tournant des années 2000, le cinéaste décide de délaisser la caméra pour se consacrer essentiellement, via sa société EuropaCorp, à la production d'œuvres souvent froidement reçues par la critique mais encensées par le public comme la saga "Taxi" ou celle du "Transporteur". Il lance de nouveaux talents comme Chris Nahon ("Le Baiser Mortel du Dragon", 2001), Louis Leterrier ("Danny The Dog", 2005) ou Pierre Morel ("Banlieue 13", 2004), et devient un partenaire de choix pour financer des productions internationales telles que "Revolver" (2005) de Guy Ritchie et "Trois Enterrements" de Tommy Lee Jones.

Passé maître dans l'art de se faire désirer, Luc Besson retourne ensuite à la réalisation avec deux films aux registres diamétralement opposés : la comédie romantique "Angel-A" (2005), tournée dans le plus grand secret à Paris, puis le film d'animation "Arthur et les Minimoys", adaptation de son propre livre pour enfants. Après avoir écrit un quatrième Taxi en 2007, Luc Besson se tourne essentiellement vers la production des films de ses "poulains". Ainsi, d'un côté il aide Xavier Gens à réaliser l'adaptation du jeu-vidéo "Hitman" (2007) ainsi que le film d'horreur interdit aux moins de 16 ans, "Frontière(s)" (2008), de l'autre, il permet à Pierre Morel de réaliser "Taken" (2008) avec Liam Neeson dans le premier rôle, qui aura droit à sa suite quatre ans plus tard.

En 2009, Luc Besson prouve une nouvelle fois son intérêt pour l'écologie en produisant le documentaire Home dont les sorties ciné/DVD/télé ont lieu le même jour au niveau international. Il écrit ensuite deux suites : "Banlieue 13 ultimatum" (2009), qu'il produit, puis "Arthur et la Vengeance de Maltazard" (2009), qu'il réalise. L'année suivante, il produit également deux films aux couleurs des Etats-Unis. D'abord en aidant la sortie du film américain "I Love You Phillip Morris", dans lequel Jim Carrey joue un arnaqueur gay amoureux d'Ewan McGregor, puis en produisant le nouveau film de Pierre Morel, "From Paris With Love" avec cette fois John Travolta dans le rôle principal.

Le cinéaste retourne à la réalisation cette même année en adaptant "Adèle Blanc-Sec" de Jacques Tardi, avec entre autres Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Gilles Lellouche et Jean-Paul Rouve au casting. Il signe, également en 2010, le troisième volet des aventures d'Arthur, tout en écrivant ("Colombiana" d'Olivier Megaton ; "Lock Out" de James Mather et Stephen St. Leger) et produisant ("Le Jeu de la Vérité "de Philippe Lellouche) d'autres films pour l'année suivante. Sur la seule année 2010, il aura réalisé deux films et produit trois autres.

En 2011, il se lance dans un projet tenu initialement en secret, " The Lady", une biographie de l'activiste birmane et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, interprétée par Michelle Yeoh. Après avoir scénarisé et produit la première saison de la série d'action "No Limit", portée par Vincent Elbaz, et aimant varier les genres, Besson met en scène "Malavita". Il s'agit d'une comédie criminelle déjantée, qui réunit une fois de plus un casting de choix, composé notamment de Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones. Après le succès de "Lucy" interprété par Scarlett Johansson et Morgan Freeman, Voici "Valérian et la Cité des Mille Planètes".


(Sources consultées : dossier de presse du film).
Filmographie :1982 - Le Dernier Combat

1985 - Subway

1987 - Le Grand Bleu

1990 - Nikita

1993 - Léon

1996 - Le Cinquième Elément

1999 - Jeanne d'Arc

2005 - Angel-A

2006 - Arthur et les Minimoys

2009 - Arthur et la Vengeance de Maltazard

2009 - Adèle Blanc-Sec

2010 - Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes

2011 - The Lady

2013 - Malavita

2014 - Lucy

2016 - Valérian et la Cité des Mille Planètes
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