19 novembre 2018

Romain Duris

Romain Duris
Nationalité : FrançaisMétier : ActeurDernier film : Fleuve NoirCrédits photographiques : Mars Films



Né à Paris en 1974, d'un père architecte et d'une mère coloriste d'illustrations, Romain Duris passe un bac littéraire avant de suivre des cours de dessin à l'école Duperré.

Remarqué par un directeur de casting, il fait ses débuts dans "Mademoiselle Personne", un semi-documentaire autour de Jean-Louis Murat qui, bien que réalisé pour le cinéma, ne sortira pas en salle. Ses vrais débuts, Romain les fait dans "Le péril jeune", de Cédric Klapisch (qui fit aussi débuter Vincent Elbaz et Elodie Bouchez, par ailleurs également présente au générique de "Mademoiselle Personne"), dans le rôle du personnage autour duquel se cristallise le film : ses camarades de lycée vont à l'hôpital assister à l'accouchement de sa copine quelques temps après son décès d'une overdose, et repensent à leur adolescence... Un rôle difficile d'ado déjanté, mais Romain s'attire pourtant les faveurs d'une bonne partie de la gente féminine adolescente...

Klapisch refera appel au jeune comédien pour "Chacun cherche son chat", lui offrant à nouveau le rôle quelque peu ingrat d'un dragueur des bacs à sable, plus intéressé par sa batterie et ses potes que par la pauvre Garance Clavel qui tombe amoureuse de lui... On l'a ensuite vu dans une scène d'anthologie du "Dobermann" de Jan Kounen, puisqu'il s'y torche allègrement avec un exemplaire des “Cahiers du cinéma”...

A la télévision, Romain Duris a tourné dans le téléfilm “Frères”, réalisé par Olivier Dahan – qui refera appel à lui pour son premier long, Déjà mort – ainsi que dans “Le facteur VIII” d'Alain Tasma. Et l'acteur a déjà tâté des planches avec “Grande école”, une pièce de François Grosjean montée en 1996.

Pour la fine bouche, rappelons que Romain Duris fait également, à la même époque, l'acteur dans deux clips vidéo : “Kootchi”, de Neneh Cherry, réalisé par Mondino, et surtout le fameux “Faut qu'j'travaille”, de Princesse Erika, réalisé par Olivier Dahan.

Tony Gatlif lui offre alors le rôle principal de "Gadjo dilo", dans lequel il fait route sur les chemins enneigés de Roumanie, à la recherche d'une mystérieuse chanteuse. Un rôle d'une nouvelle facture pour le comédien, d'ordinaire plus porté sur les ambiances “jeunes” et parisiennes, et qui lui permet d'être nommé au César dans la catégorie Meilleur espoir masculin.

Après l'échec des "Kidnappeurs", de Graham Guit, où il incarnait un conducteur fou et nettement porté sur les substances prohibées, il retrouvait Cédric Klapisch dans le rôle du père de Jean-Paul Belmondo (si, si !) dans "Peut-être".

Fidèle à ses réalisateurs, Romain enchaîne ensuite avec "Je suis né d'une cigogne" de Tony Gatlif, où il retrouve par la même occasion sa partenaire de Gadjo Dilo, Rona Hartner. Après "Being Light", il est un réalisateur hippie dans le psychédélique "CQ", puis garde de la reine dans le gothique "Petit Poucet" de Olivier Dahan, Cédric Klapisch le rappelle pour tenir le premier rôle de la comédie polyphonique made in France de l'année 2002, "L'Auberge Espagnole".

Romain enchaîne ensuite les apparitions dans des films plus ou moins anecdotiques tels que "17 fois Cécile Cassard", "Filles Perdues, Cheveux Gras", "Adolphe", "Pas si Grave" de Bernard Rapp, "Le Divorce" de James Ivory ou encore "Osmose" de Raphael Fejtö et "Schimkent Hotel" de Charles de Meaux, avant de retrouver, une fois n'est pas coutume, Tony Gatlif pour "Exils" où il sillonne les routes de Paris à Alger.

Se glissant ensuite dans les souliers du gentleman cambrioleur "Arsène Lupin", le comédien est revenu sous la direction de Jacques Audiard dans le stupéfiant "De battre mon cœur s'est arrêté", où il rêve de devenir pianiste plutôt que de travailler dans l'immobilier, avant de retrouver son Pygmalion de Cédric Klapisch pour la suite de "L'Auberge Espagnole", "Les Poupées Russes", retrouvailles plus qu'émouvantes des héros de Barcelone entre Paris, Londres et Saint-Pétersbourg.

Irrésistible dans ses rôles de "bobo" décalé et séducteur ("Dans Paris", "L'Age d'homme", "L'Arnacoeur"), Romain Duris s'embarque également dans des projets aussi divers que le film à costumes "Molière" (2007) de Laurent Tirard, l'adaptation du roman fantastique Et après (2008) - son deuxième long métrage anglophone après "CQ" (2003) - et le très sombre "Persécution" (2009) de Patrice Chéreau, oeuvre pour laquelle il partageait l'affiche avec Charlotte Gainsbourg et Jean-Hugues Anglade. Deux ans après avoir retrouvé Klapisch pour "Paris" en 2008, il s'approchait de Catherine Deneuve et Marina Foïs pour mieux s'en éloigner dans "L'Homme qui voulait vivre sa vie" d'Eric Lartigau.

Après avoir prêté sa voix au héros masculin du film d'animation "Raiponce", s'essayant ainsi à l'exercice du doublage, il incarne un patron charismatique mais indécis, amoureux de Déborah François, dans la comédie réjouissante "Populaire". En 2013, il entre dans l'univers surréaliste et foisonnant du réalisateur atypique Michel Gondry, et se fait l'interprète de Colin dans "L'Écume des Jours", adaptation du roman incontournable de Boris Vian où il se donne corps et âme à Audrey Tautou. Il retrouvait ensuite une nouvelle fois la comédienne dans le troisième volet de la saga de Klapisch, intitulé "Casse-Tête Chinois".

Après "Une Nouvelle Amie" ont suivi "Un Petit Boulot", "Iris", "La Confession", "Cessez-le-feu" et "Tout l'argent du monde". Après "Madame Hyde" et "Dans la brume" (04 avril) est attendu "Fleuve Noir" (18 juillet).


(Sources consultées : dossier de presse du film).
Filmographie :1994 - Le Péril jeune (Cédric Klapisch)

1994 - Mémoires d'un jeune con (Aurignac)

1995 - Chacun cherche son chat (Cédric Klapisch)

1996 - Dobermann (Jan Kounen)

1997 - Gadjo dilo (Tony Gatlif)

1997 - Déjà mort (Olivier Dahan)

1998 - Les kidnappeurs (Guit)

1998 - Je suis né d'une cigogne (Tony Gatlif)

1999 - Peut-être (Cédric Klapisch)

2000 - Being Light (Barr, Arnold)

2000 - Le Petit Poucet (Olivier Dahan)

2001 - CQ (Roman Coppola)

2001 - L'Auberge Espagnole (Cédric Klapisch)

2001 - 17 fois Cécile Cassard (Christophe Honoré)

2002 - Le Divorce (James Ivory)

2002 - Pas si Grave (Bernard Rapp)

2002 - Shimkent hotel (Charles de Meaux)

2002 - Filles Perdues, Cheveux Gras (Duty)

2002 - Adolphe (Jacquot)

2003 - Osmose (Fejtö)

2003 - Exils (Tony Gatlif)

2004 - Arsène Lupin (Jean-Paul Salomé)

2005 - De battre mon cœur s'est arrêté (Audiard)

2004 - Les Poupées Russes (Cédric Klapisch)

2006 - Molière (Laurent Tirard)

2006 - Dans Paris (Christophe Honoré)

2006 - L'age d'homme maintenant ou jamais (Raphaël Fejtö)

2008 - Paris (Cédric Klapisch)

2008 - Persécution (Patrice Chéreau)

2009 - L'Arnacoeur (Pascal Chaumeil)

2009 - L'Homme qui voulait vivre sa vie (Eric Lartigau)

2012 - Populaire (Régis Roinsard)

2012 - L'Écume des Jours (Michel Gondry)

2013 - Casse-Tête Chinois (Cédric Klapisch)

2014 - Une Nouvelle Amie (François Ozon)

2016 - Un Petit Boulot (Pascal Chaumeil)

2016 - Iris (Jalil Lespert)

2017 - La Confession (Nicolas Bouhkrief)

2017 - Cessez-le-feu (Emmanuel Courcol)

2017 - Tout l'argent du monde (Ridley Scott)

2018 - Madame Hyde (Serge Bozon)

2018 - Dans la brume (Daniel Roby)
2018 - Fleuve Noir (Erick Zonca)
Tous nos contenus sur "Romain Duris"