16 décembre 2018

Sylvester Stallone

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Nationalité : AméricaineMétier : Acteur, RéalisateurDernier film : Creed 2Crédits photographiques : Warner Bros France

C'est dans un quartier pas très recommandable de New York, Hell's Kitchen, qu'est né Sylvester Stallone. C'était le 06 juillet 1946. Alors que ses camarades de classe l'élisent “garçon le plus susceptible de finir sur la chaise électrique” (un fait aussi véridique que ridicule), il fait ses débuts d'acteur au lycée Devereux-Manor, dans la banlieue de Philadelphie.

Décidé à poursuivre dans cette voie, il suit des cours de comédie à l'université de Miami, puis commence la tournée des agences de casting new-yorkaises. En 1974, il est engagé – aux côté d'Henry Winkler (alias Fonzie), Perry King et Susan Blakely – sur "Les mains dans la poche", son premier vrai rôle au cinéma puisque l'on oubliera bien volontiers sa figuration dans "Bananas", de Woody Allen, et surtout ses galipettes anatomiques dans "The Italian Stallion" (traduisez "L'étalon italien").

Quittant la côte Est pour Hollywood, il tient ses premiers rôles à la télévision dans les séries "Kojak", "Baretta", "Police Story" et, entre deux apparitions sur grand écran ("Adieu ma jolie" de Dick Richards, "Capone" de Steve Carver, "La course à la mort de l'an 2000" de Paul Bartel) consacre l'essentiel de son temps à l'écriture. Un match spectaculaire entre Cassius Clay et l'obscur boxeur Chuck Wepner lui inspire un jour le scénario de "Rocky", une “success story” dans laquelle il investit tous ses espoirs. Plusieurs producteurs manifestent leur intérêt, mais souhaitent confier le rôle-titre à une vedette confirmée. Stallone, en dépit d'une situation financière précaire, leur tient tête et finit par avoir gain de cause : "Rocky", tourné avec un budget restreint, triomphe au box-office, remporte l'Oscar 1976 du Meilleur film, ainsi que onze nominations, dont deux pour son auteur-interprète.

Alors qu'il poursuit sa carrière de boxeur à l'écran, Stallone crée un autre personnage, celui d'un vétéran du Vietnam : "Rambo", sorti en 1982 (la même année que "Rocky III)" vaudra désormais à Sly d'être LE Monsieur action du cinéma. Nous sommes au cœur des années 80, les années Stallone puisque tout ce que Sly touche se transforme en or, même des nanars plus très recommandables aujourd'hui tels que "Bras de fer", "Cobra" ou "Tango & Cash", dans lesquels il tient généralement le rôle d'un homme seul qui vainc le système à la seule force du poignet.

Pourquoi s'engage-t-il alors dans la voie périlleuse de la comédie, au tournant des années 90 ? Pour copier son challenger cinématographique Arnold Schwarzenegger qui a rencontré le succès avec "Jumeaux" ? Toujours est-il que quelques tentatives – infructueuses pour la plupart – dans la grosse comédie qui tâche ("L'embrouille est dans le sac" ou "Arrête ou ma mère va tirer)", et Sylvester Stallone revient sur les écrans par l'intermédiaire du périlleux "Cliffhanger", et restera dès lors viscéralement lié à son genre cinématographique de prédilection : l'action à gros budgets et à effets conséquents. On le retrouve ainsi dans l'opus au titre évocateur "Demolition Man", opposé à Wesley Snipes dans une vision du futur qui fait froid dans le dos, puis, en 1995, dans "Judge Dredd", autre fantaisie futuriste d'après un célèbre comics où notre balaise de service incarne un justicier façon shérif texan accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Un autre thriller, "Assassins", l'oppose à Antonio Banderas tandis que "Daylight" le plonge en 1996 dans l'obscurité d'un tunnel effondré à la rescousse des new-yorkais ensevelis.

"Copland", de James Mangold, au budget plus modeste, marque néanmoins une certaine volonté de rompre avec l'inflation des cachets et des moyens, d'autant que Stallone y campe avec un talent inédit un flic à la ramasse, non violent et manipulé par tous les flics corrompus de la ville. Stallone qui a, en outre, cinq films à son actif en tant que réalisateur ("Rocky II, III et IV", "Staying alive" et "La taverne de l'enfer"), concrétise déjà d'autres projets, dont "An Alan Smithee Film", où il tient son propre rôle avec malice.

L'artiste-peintre (son hobby) a du mal dans les années 2000 à renouer avec un large public, la course aux effets spéciaux qui prévaut alors dans les productions hollywoodiennes n'ayant que faire de héros bodybuildés. Partageant ce sort avec l'autre montagne de muscles Schwarzie, chacun tente de relancer sa carrière comme il le peut, à l'occasion par exemple de "Get Carter" de Stephen T. Kay, qui s'avère vite l'un des plus gros bides de l'année 2002 aux Etats-Unis, puis avec "Driven" de Renny Harlin, où Sly quitte le monde des gangsters pour celui de le course automobile.

Si Sylvester Stallone fait à nouveau parler de lui en 2000 et 2001, c'est donc pour signaler les échecs successifs au box-office de "Get Carter" et "Driven". En 2002, le thriller "Compte à rebours mortel", quant à lui, n'a même pas été distribué aux Etats-Unis. Mais le comédien sait toujours user de son charisme et faire preuve d'autodérision, comme en témoignent son apparition clin d'oeil dans "Taxi 3" (2003) et sa prestation caricaturale du Toymaster dans "Mission 3D Spy kids 3" (2004). Délaissant les rôles purement physiques, Sylvester Stallone opte alors pour des films au ton plus léger comme "Avenging Angelo", où il interprète un garde du corps amoureux de sa protégée (Madeleine Stowe), et "Les Maîtres du jeu", où il incarne un as du poker à qui on ne la fait pas.

Début 2007, Stallone reprenait les gants pour la sixième fois dans le rôle de "Rocky Balboa". Pour un véritable succès public et donc une vraie renaissance ! Un million de spectateurs en France et 65 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Tant et si bien que Sly récidivait avec "John Rambo", sorti en février 2008 en France, pour le plus grand bonheur des fans et un final apocalyptique !

Et que dire de "The Expendables" ? Quel projet fou que celui de réunir toutes les icônes du film d'action des années 80 et 90 pour une ultime aventure. Après le succès du premier épisode, une suite, "Expendables 2" voit le jour en 2012 avec encore plus de stars et de bourre-pifs ! Entretemps, on avait retrouvé Stallone associé à Schwarzie dans "Evasion", puis affrontant Robert de Niro pour "Match Retour". Ont suivi l'excellent "Expendables 3" et le non moins réussi "Creed". Mentionnons également sa participation aux "Gardiens de la Galaxie 2".

Récemment, on a appris que le comédien développait le scénario de "Rambo V", qu'il avait tourné "Evasion 2" dont on attend encore la sortie alors que celle de "Creed 2" est annoncée pour le 09 janvier 2019.


(Sources consultées : dossier de presse du film).
Filmographie :1970 - The Italian Stallion (Lewis)

1971 - Bananas (Allen)

1974 - Les mains dans les poches (Verona)

1975 - Adieu ma jolie (Richards)

1975 - No Place to Hide (Schnitzer)

1975 - Capone (Carver)

1975 -La course à la mort de l'an 2000 (Bartel)

1975 -Le prisonier de la 2ème avenue (Frank)

1976 - Rocky (Avildsen)

1976 - Cannonball ! (Bartel)

1977 - F.I.S.T. (Jewison)

1978 - La taverne de l'enfer (Stallone)

1978 - Rocky II - La revanche (Stallone)

1981 - Les faucons de la nuit (Malmuth)

1981 - A nous la victoire (Huston)

1982 - Rocky III - L'œil du tigre (Stallone)

1982 - Rambo (Kotcheff)

1983 - Staying Alive (Stallone)

1984 - Rhinestone (Clarck)

1985 - Rambo II - La mission (Cosmatos)

1986 - Rocky IV (Stallone)

1986 - Cobra (Cosmatos)

1986 - Bras de fer (Golan)

1988 - Rambo III (Macdonald)

1989 - Haute sécurité (Flynn)

1989 - Tango & Cash (Konchalovsky)

1990 - Rocky V (Avildsen)

1990 - L'embrouille est dans le sac (Landis)

1992 - Arrête ou ma mère va tirer ! (Spottiswoode)

1993 - Cliffhanger (Harlin)

1993 - Demolition Man (Brambilla)

1994 - L'expert (Llosa)

1995 - Judge Dredd (Cannon)

1995 - Assassins (Donner)

1996 - Daylight (Cohen)

1997 - Copland (Mangold)

1997 - An Alan Smithee Film (Hiller)

1999 - Eye See You (Gillespie)

2000 - Get Carter (Kay)

2000 - Driven (Harlin)

2002 - Compte à rebours mortel (Gillespie)

2003 - Taxi 3 (Krawczyk)

2004 - Spy Kids 3 (Rodriguez)

2006 - Rocky Balboa (Stallone)

2007 - John Rambo (Stallone)

2009 - The Expendables (Stallone)

2012 - Expendables 2 (West)

2013 - Du Plomb dans la Tête (Hill)

2013 - Evasion (Håfström)

2014 - Match Retour (Segal)

2014 - Bad Luck (Herzfeld)

2014 - Expendables 3 (Hughes)

2015 - Creed (Coogler)

2017 - Evasion 2 (Miller)

2018 - Creed 2 (Caple Jr.)

2018 - Evasion 3 (Herfeld)

2019 - Rambo V

2019 - Expendables 4

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