2 décembre 2020
Classics

Braveheart : A coeur vaillant…

Par Pierre Delarra


Dans le film "Braveheart" (rediffusé ce 12 novembre par Chérie 25), le jeune Wallace d’Ellerslie, William, né en 1272, découvre les premières horreurs de la guerre à l’âge de dix ans, quand l’armée anglaise pille et massacre l’abbaye de Paisley, où il étudie. Traumatisé par ce vacarme sanglant, ce dernier est bien décidé à venger la mort des siens. Devenu adulte, il se rend à la cathédrale de Glasgow pour demander conseil auprès de mon seigneur Wiechert, à propos de cette invasion. Avec ferveur, celui-ci lui répond : « Il faut répliquer par l’épée ! ». En l’an de grâce 1297 vient de naître la légende de William Wallace ! Destitué de son titre par la chambre seigneuriale d’Edimbourg, il demande l’asile politique au Pape Benoît XI ainsi qu’au roi de France, Philippe IV. À son retour en Ecosse en 1305, il est capturé et est condamné à mort pour sédition contre le pouvoir royal et trahison. Torturé et brutalisé à la Tour de Londres, son exécution sera effective dans d’horribles souffrances, le 23 août 1305, écartèlement et décapitation n’altèrent en rien la volonté et la force de ce martyr de l’indépendance écossaise. Commandé par Robert de Bruce, le contingent écossais repousse avec bravoure le dernier assaut de l’oppressant voisin anglais.

Les bons hommes, les cœurs vaillants auront toujours été les dindons de l’histoire, mais remémorons-nous celui-ci : Braveheart ou Cœur Vaillant. Comment nous pouvons entendre le terme de « héros ». Par sa bravoure et ses mérites exceptionnels, tel est bien le cas de William Wallace. Celui qui sauve la veuve et l’orphelin, le preux chevalier, celui qui occis et tue sans pour autant être absous, lui-même requiem de sa propre âme. Wallace c’est Lancelot sans la lance ni sans Graal avec ses yeux bleus qui vous fixent afin que vous ne puissiez jamais l’oublier.

Qui mieux que Mel Gibson pour incarner le légendaire William Wallace dans le film "Braveheart". Héros australien hors pair il endosse à la perfection le costume « cuir-bad boy » de Max Rockatansky réitéré deux fois dont le plus abouti est sans nul doute "Mad Max II, le Défi". Ces trois films le catapulteront en la trilogie « la plus rentable de tous les temps » et porteront Mel Gibson au rang de star incontestée et le comédien sera propulsé « Homme le plus sexy du monde. » Il confirme dès lors son statut avec son rôle de flic suicidaire avec la série des "Arme Fatale" de Richard Donner. Cette série de quatre opus, mélange de comédie et de polar fonctionnera à merveille et placera le duo Gibson-Glover au pinacle de Hollywood. Dès lors, Mel Gibson mettra un frein à cette incommensurable carrière, jusqu’où et aller vers quoi ?

mel-gibson-braveheart
Son histoire et celle de sa famille le guideront vers des idées religieuses quelques peu extrémistes. On ne renie pas les enseignements inculqués dès son enfance, catholique fervent par son père, il gommera tous les papes après Jean XXIII, renonçant toute idée d’une église apostolique et fonde avec les Sédévacantistes La Chapelle de la Fraternité Sacerdotale de Saint Pie X et crée la Chapelle de Sydney. Les hymnes de la vie se mélangent sans cesse et l’homme à la vie pourtant bien sombre croit aux vertus miraculeuses d’une vie rêvée. Nous aimerions bien y croire.

Alors Mel Gibson poursuit sa vie avec femmes et enfants, pendant un temps il aura produit, écrit et réalisé le péplum biblique "La Passion du Christ". Cette finale reconstitution des douze dernières heures de Jésus, tournée en araméen fera le plus grand mal au sein de la communauté chrétienne et il se fourvoiera dans les bas-fonds des idées de Dieu. Il faudra attendre la production de "Acopalypto" pour revoir l’idée du « croire ». Pouvait-il aller au-delà, plus loin ; non pas. Mais l’idée de Dieu n’empêche pas et ne renonce jamais en d’autres espoirs et sachons que cet homme sera encore et bientôt aux sommets des collines de Hollywood. A genoux, il ne sera jamais par terre. Oui, monsieur Gibson, vous êtes et serez toujours le Cœur Vaillant ! Cet homme qui apaise et mène les âmes, vous serez toujours celui qui dit non, celui qui propose sans imposer. Vous êtes le "Braveheart", bien courroucé et noble à la fois.

A vos sodas, pop-corn et bonne projection !

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