26 novembre 2020
Classics

L’As des As : une comédie d’aventure populaire

Par Denis Dutronc

Profitons de cette période de confinement pour découvrir où redécouvrir des classiques du cinéma français sur Netflix. Avec plus de 5,5 millions d’entrées "L’As des As" fut l’un des grands succès du box-office de l’année 1982 et un nouveau triomphe commercial pour notre Bebel national.

"L’As des As" ou une comédie d'aventures populaire Franco-allemande, coécrite et réalisée par Gérard Oury, taillée sur mesure pour un Jean-Paul Belmondo en roue libre et en forme olympique. On y suit avec plaisir Jo Cavalier, cet entraîneur de boxe qui, en 1936, doit accompagner l’équipe de France aux jeux olympiques de Berlin et la rencontre du jeune Simon, un enfant juif, poursuivi par la Gestapo, qu'il prendra sous son aile lors de son séjour outre-Rhin.

Des cascades mais pas seulement...

Il y a bien évidemment dans tout bon film avec Belmondo des scènes d'action plutôt jouissives comme cette course-poursuite en voitures avec les Allemands aux trousses (petit clin d’œil à "La Grande Vadrouille"). Toutefois, les dialogues ne sont pas en reste et certains sont vraiment savoureux.


Il y a également des scènes hilarantes comme celle se déroulant chez Hitler avec sa sœur. Gérard Oury nous offre même un clin d’œil à une autre de ses œuvres, "Les Aventures de Rabbi Jacob" dans une séquence mémorable. Et puis, un film signé Oury n'aurait peut-être pas la même saveur sans la partition de Vladimir Cosma, cette musique qui colle parfaitement à l'ambiance du film.

On comprend aisément pourquoi "L’As des As" a rencontré un franc succès à l'époque (au grand dam des journalistes des Cahier du Cinéma qui défendaient "Une Chambre en Ville", de Jacques Demy, sorti le même mois que "L’As des As") car il y a tous les ingrédients qui composent la recette des grands films classiques et populaires : du rire, de la détente, de l'action, de l'émotion, de l'action et des scènes devenues cultes.

Aux côtés de Belmondo nous retrouvons le jeune Rachid Ferrache ("Banzaï") dans le rôle du petit garçon Simon; Jean Roger Milo ("Germinal") dans le rôle de Lucien qui gère l'équipe de boxe; Frank Hoffmann ("Babette s’en va-t-en guerre", "Roselyne et les Lions") l’ami allemand de Jo; et, pour le rôle féminin, Marie-France Pisier (déjà aux côtés de Belmondo, en 1976, pour "Le Corps de Mon Ennemi" réalisé par Henri Verneuil) qui interprète le rôle de la jolie journaliste dont Jo Cavalier tombera finalement amoureux.

Besoin de rire

Un très bon Belmondo que l’on retrouve comme on l'aime c'est-à-dire cascadeur, courageux, débrouillard, drôle, mais aussi très humain. Le tout avec beaucoup d’action, énormément d’humour et un soupçon d'auto-dérision. Comme souvent avec le cinéma de Gérard Oury, le réalisateur arrive à traiter de choses sérieuses tout en faisant rire.

Et ce besoin de rire.... n’est-ce pas ce dont nous avons besoin en ce moment ? Avec "L’As des As", le pari est réussi. Et puis, pour nous quinquagénaires, Belmondo restera le héros de notre enfance : Belmondo « Le Magnifique » (autre film diffusé sur Netflix actuellement et que je vous conseille vivement).

ça peut vous interesser

Le Marginal : Tel est Bebel !

Rédaction

Peur sur la ville : Henri Verneuil sous influence américaine

Rédaction

Le Magnifique : Bebel l’est surement !

Rédaction