2 décembre 2020
Classics

Les Trois Jours du Condor : Espion lève-toi !

Par Pierre Delarra

Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d’informations dans les livres d’espionnage afin d’en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l’agence de renseignements. Sa vie va changer lorsqu’il retrouvera tous ses collègues assassinés pendant la pause-déjeuner. Turner, sous le pseudonyme de Condor va, dès lors, se lancer dans une course contre la montre dans le but de mettre au jour un réseau d’espions infiltrés au sein même de l’agence.

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Crise de paranoïa, crainte des complotistes, haine farouche envers les journalistes, peur des scandales en tous genres sont les squelettes et les bases du film d’espionnage, "Les Trois Jours du Condor" (édité en Bluray 4K par Carlotta Films), ce film de Sydney Pollack en est bien la preuve, la peur est bien l’enfant du doute. L’Amérique de Richard Nixon est le reflet de celle de Donald Trump, une Amérique arrogante, celle que l’on aime peu et celle qui nous fait peur. Mais Jimmy Carter a succédé à ce dernier et Joe Biden a renvoyé Trump dans sa tour d’ivoire bien sombre. Alors l’Amérique redevient notre meilleure amie, celle que l’on chéri et qui nous a sauvé du pire.

Que retenir des "Trois Jours du Condor", si ce n’est les incroyables interprétations de Robert Redford, Cliff Robertson et de Faye Dunaway ; nous avions déjà évoqué dans les colonnes du Quotidien du Cinéma la carrière de Robert Redford, ce comédien mais aussi producteur de "Jeremiah Johnson", véritable hymne à la vie et à la nature, il retrouve ici les rouages et les secrets les plus sombres ; ceux des affres des états et de la promesse des ombres. Quand bien même, après les intrigues, les secrets, les fous et les dieux viendra le temps des hommes.

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"Les Trois Jours du Condor" est avant tout une analyse de la société américaine de l’époque, une Amérique rongée par le doute ; clivage de la super puissance et des menaces nucléaires. Robert Redford est à la fois le John Doe et le fiancé parfait que voudraient avoir toutes les femmes, en un mot : charismatique, l’égal de James Stewart ou de Clark Gable. Il rejoint ces grands acteurs avec un soupçon moralisateur digne de John Wayne avec ce décor des grands canyons et des espoirs sans fin.

A vos sodas, pop-corn et bonne projection !

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