25 octobre 2020
Classics

SOS Fantômes : Who you gonna call ?

Par Yann Vichery

On aura beau dire ce qu’on veut, les années 80, au cinéma, nous ont offert tout un tas de films, parfois devenus des franchises, dont pas mal sont devenus génialement Cultes… Voyez par vous même : "Predator", "Terminator", "Robocop", "Les Goonies", "Indiana Jones", "E.T.", "Piège de Cristal", "The Blues Brothers" et celui qui nous intéresse ici, "SOS Fantômes" ("Ghostbusters" en version originale).
 

Les débuts

L’idée de départ de "SOS Fantômes" vient de Dan Aykroyd, comparse bien connu du regretté John Belushi dans l’émission "Saturday Night Live" et accessoirement Elwood dans "The Blues Brothers". Il la propose à Harold Ramis qui adore l'originalité du scénario, mais qui lui propose de supprimer toute la partie concernant les voyages dans le temps (nos chasseurs avaient une mission dans le passé) et de concentrer l’histoire à New York.

Il fallait une star pour faire accepter le projet à Universal, Bill Murray se proposera alors de remplacer John Belushi mort d’une overdose entre temps. Seul Eddie Murphy refusera le rôle de Winston (préférant celui d’Axel Foley dans "Le Flic de Beverly Hills"). Aykroyd et Ramis demandent à leur ami Ivan Reitman de réaliser "SOS Fantômes". Tous trois se connaissant de par leurs collaborations récurrentes au « National Lampoon’s » (à l’origine magazine satirique qui a dévié vers des comédies satiriques plus ou moins débiles telles que "American College", "Les Bleus", "Arrête de ramer, t’es sur le sable").

L’histoire telle qu’on la connait ? les aventures « comico-fantastiques » de quatre scientifiques virés de leur fac et qui décident de créer une agence de chasseurs de fantômes. Ils installent leur Q.G. dans une ancienne caserne de pompiers jusqu’à ce qu’une femme (délicieuse Sigourney Weaver déjà rescapée du Nostromo dans "Alien") tape à leur porte pour leur annoncer qu’une créature du nom de Zoul squate son frigo… Vous connaissez tous la suite.

Le tournage

Le plus grand personnage de "SOS Fantômes" est bien évidemment New York City. Reitman lui rend honneur en filmant de nombreuses scènes sur place : la Public Library et ses 2 lions à l’entrée, Central Park et son restaurant Taverne on the Green, la caserne Hook and Ladder 8, Columbia University, l’immeuble art déco de Dana Barrett, Brooklyn Bridge et les scènes de rues… Bref, un vrai guide touristique des lieux magiques de NYC qui, dans les années 80, possédait un des taux de criminalité les plus élevés des USA et dont l’état de délabrement faisait fuir les touristes du monde entier.

Le tournage en milieu urbain s’est d’ailleurs beaucoup opérér sans les autorisations de la mairie et Bill Murray est beaucoup intervenu en qualité de star » pour calmer les autorités. "SOS Fantômes" accumule les scènes désormais cultes grâce essentiellement au travail des concepteurs d’effets spéciaux utilisant la plupart du temps des maquettes ou des marionnettes qui, 36 ans après, gardent tout leur réalisme (le bibendum dévalant la 5ème avenue, les scènes des ectoplasmes, etc.).

Du miracle au culte

"SOS Fantômes" fait partie des miracles du cinéma US par une originalité dans son histoire, par des acteurs géniaux dont aucun ne se prend au sérieux (Bill Murray en totale improvisation dans ses réparties, Dan Aykroyd, le regretté Harold Ramis qui manquera forcement beaucoup dans la suite tournée en 2016, Rick Moranis complètement allumé dans son rôle), par son mélange d’humour présent à chaque scène et de fantastique type fin du monde.

Ivan reitman a réussi à atteindre un degré « de perfection » dans le plaisir provoqué par "SOS Fantômes" et renouvelé à chaque vision. L’humour et les dialogues décalés de nos chasseurs de fantômes y sont pour beaucoup. "SOS Fantômes" est resté dans la mémoire des fans pour des scènes mettant en avant des objets qu’ils s’arrachent (l’Ectomobile, cette cadiac funéraire relookée avec le fameux logo du fantôme, les personnages, la caserne, le bibendum, tout ces goodies vendus par Lego, Mac Farlane, Playmobil). Signalons également que "SOS Fantômes" a été mis en musique par l’expérimenté Elmer Bernstein (excusez du peu), mais ce fut avant tout un formidable tremplin pour Ray Parker jr dont la chanson originale est aussi entrée dans le culte des chansons les plus connues du cinéma.

36 ans plus tard, "SOS Fantômes" a tout d’une exception cinématographique dont les suites ne pouvaient que lui être inférieures (la série animée, le remake au féminin de 2016). Toutefois, les communautés de fans allaient être de nouveau mises en émoi quand une bande-annonce révélée, il y a quelques mois, mettait en scène l’ectomobile poussiéreuse découverte dans une vieille grange. Les Ghostbusters doivent renaitre de leurs cendres en 2021 et on est on ne peu plus pressé de voir le résultat final...

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