24 septembre 2019
Critiques

300 : La naissance d’un Empire : Du sang, des muscles et de la testostérone !

Voici les trois seules choses que certains retiendront mais, comme son prédécesseur sorti en 2006, "3OO : La Naissance d'un Empire", réalisé par Noam Murro, est bien plus que cela, puisqu'il s'agit d'une adaptation cinématographique du péplum à la sauce Graphic Novel du grand Frank Miller.

Ce dernier a mis son génie à l'œuvre dans des graphics novel telles que Batman : The Dark Knight Returns et Sin City, et ça se sent. Le film est tourné et monté de telle sorte que le public y voit une bande dessinée s'animer à l'écran.

Les scènes de combat sont filmées bien souvent en plan rapproché. Toutefois, le plus important demeure avant tout les ralentis sur la plupart des coups qui sont portés. Cela permet la distinction de chacun d'entre eux et l'analyse de chaque instant du combat.

L'ensemble donne lieu à des chorégraphies magnifiquement menées et qui sont, en même temps, d'une grande fluidité. Un vrai régal pour les yeux, en plus de la mystification du corps des acteurs.

Au niveau du scénario, là aussi, pas trop de reproches à faire. L'action du film se déroule avant, pendant et après le premier opus. L'histoire est contemporaine de la bataille des Thermopyles menée par les 300 spartiates du Roi  Léonidas.

On se retrouve aux côtés de Thémistocle (Sullivan Stapelton), meneur d'une Grèce ayant uni ses cités sous une même volonté, et ayant repoussé les troupes Perses sous les ordres d'Artémis (Eva Green) et de l'auto-proclamé dieu-roi, Xerxès (Rodrigo Santoro).

Les seuls points regrettables résident dans le jeu des acteurs, mais, là encore, rien de bien méchant. Juste une Eva Green qui s'exprime de la même façon que dans tous ses précédents films. A quoi s'ajoutent un manque de charisme de la part des autres acteurs et un scénario un peu simpliste.

"300 : La Naissance d'un Empire" qui peut finalement se voir comme très « masculin », avec l'exaltation des corps des guerriers grecs, se montre pourtant aussi très féministe, puisque, comme dans le premier volet, ce sont les femmes qui dirigent les cités, et ici les armées.

Voilà qui permet d'appréhender le personnage d'Artémis comme une nouvelle version de celui de "L'ange de la vengeance", mis en scène par Abel Ferrara en 1981.

En attendant la suite des aventures grecques et tout comme sont prédécesseurs, "3OO : La Naissance d'un Empire" est un vrai régal pour les yeux (corps d'Apollon, chorégraphies rudement menée et roman graphique pour les décors) mais aussi scénario ficelé.

Bref un film à voir pour son esthétisme très spécifique et pour son intrigue haletant mais à éloigner de la vue des moins de 12 ans.

Auteur :Vivien Descamps
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