28 octobre 2021
Critiques

A Beautiful Day : Phoenix, l’Eternel

Bénéficiant d'une belle aura grâce à sa présence à Cannes, où il reçut les prix du meilleur scénario et de l'interprétation masculine ; le nouveau film de Lynne Ramsay, six ans après "We Need To Talk About Kevin", mérite qu'on y prête une attention toute particulière.

Dès les premières minutes de "A Beautiful Day" (distribué par SND), nous découvrons Joe, incarné par Joaquin Phoenix, vétéran mutique traumatisé, oeuvrant pour des causes peu conventionnelles jusqu'au moment de se retrouver, à son tour, entre le marteau et l'enclume. Plus que le scénario c'est bien la mise en scène qui impressionne. Tout comme son précédent film, Lynne Ramsay explore l'être brisé et torturé ne trouvant de souffle que dans la violence. De brefs flashbacks rapportent la blessure de Joe, suffisant pour comprendre le personnage peu éloquent, permettant d'alléger le film et ainsi faire place nette au résultat de cette métamorphose.

Ecoutez notre podcast :

Court et intense, "A Beautiful Day" évite tout flottement et monte en gamme au son de l'excellente bande originale de Jonny Greenwood, en accord avec un Joaquin Phoenix impérial. Affranchi de tout péché, il s'abandonne à son animalité pour nous offrir une expérience sensorielle éprouvante. « Le Taxi Driver du XXIème siècle » pouvons nous lire sur l'affiche. Bien que certains éléments de "A Beautiful Day" peuvent faire penser au film de Scorsese, Lynne Ramsay nous offre une œuvre brutale qui a tout d'un futur classique. Quant à Joaquin Phoenix, il est, à lui seul, une bonne raison de continuer à fréquenter les salles obscures. Le film à voir absolument en ce début Novembre.

Auteur :Hubert Wiart
Tous nos contenus sur "A Beautiful Day" Toutes les critiques de "Hubert Wiart"

ça peut vous interesser

Les Bodin’s en Thaïlande : En avant-première

Rédaction

Délicieux : L’avant-première !

Rédaction

France : Satire ou farce ?

Rédaction