13 décembre 2019
Critiques

À couteaux tirés : Une comédie policière qui fait chaud au cœur

Par David Mauqui

Réunissant une équipe prestigieuse dont Daniel Craig, Chris Evans ou encore Jamie Lee Curtis, Rian Johnson nous propose avec "A Couteaux Tirés" un vibrant hommage aux films et romans policiers. Le réalisateur s'inspire autant d'Agatha Christie que de Sir Arthur Conan Doyle ou même des séries de genre comme "Columbo" et "Arabesque" en passant par Homère et l'Odyssée.

Harlan Thrombey, auteur de romans policiers, décède la nuit de son anniversaire. Le spectateur participe alors à un jeu de piste digne d'une partie de Cluedo menée par un détective privé qui ressemblerait davantage à un inspecteur Clouseau plus qu'à un Hercule Poirot ou alors sans moustache dont même le nom français est une blague (Benoît Blanc : prononcé Blank en Anglais). Il est accompagné dans son investigation par un des principaux suspects qui n'est autre que l'infirmière personnelle de la victime, Marta Cabrera (Ana de Armas), qui a cette particularité de ne pouvoir s'empêcher de vomir lorsqu'elle ment.

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Ana de Armas, Chris Evans et Rian Johnson - Copyrights Claire Folger

L'intrigue de "A Couteaux Tirés" est sans cesse renouvelée par des effets de suspens qui tiennent en haleine le spectateur d'une scène à l'autre. Les relations subtiles qui se construisent entre les personnages sont parfois teintées d'hypocrisie, ce qui octroie au film un réalisme ainsi qu'une mordante ironie. La quête de vérité vient faire craquer le vernis policé des convenances sociales qui viennent voiler les motivations parfois les plus communes pour ne pas dire pathétiques. Cette superficialité s'étend jusqu'à Marta dont ils affirment à l'unisson qu'elle fait partie de la famille sans que personne ne puisse dire de quel pays elle vient. Tourné aux États-Unis, le manoir est le rêve moite de n'importe quel chef décorateur et offre au spectateur attentif autant d'indices que de pures joies visuelles dans un style victorien, remplis d'affiches, de colifichets et de marionnettes.

On soulignera également dans "A Couteaux Tirés" un humour toujours présent et aussi diffus qu'une brise, s'abstenant de répliques percutantes au profit de situations douce-amères et cocasses et ce, jusqu'au dernier plan. C'est donc avec l'assurance de passer un agréable moment que vous pourrez vous embarquer pour cette intrigue à la fois stimulante et rafraîchissante. Pour l'anecdote et sans vous révéler le moindre élément qui pourrait gâcher votre découverte, soulignons que le personnage de la victime serait inspiré d'un livre-jeu des années 80 : “Who Killed Harlowe Thrombey ?“ d'Edward Packard.


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