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A l’aube du 6ème jour : La critique du film

"A l'aube du sixième jour" ou le futur. Un futur proche. Des attitudes qui nous marquent quant à l'utilisation d'objets du quotidien : des voitures automatiques, des miroirs téléviseurs, des hélicoptères pilotables à distance. Cela ne vous rappelle rien ? Allons, réfléchissez ! Ca y est, vous y êtes : "Total Recall" bien sûr !

Le début du nouveau film de l'autrichien américanisé vous y fera penser forcement. Il suffit de remplacer le problème de mémoire qu'avait Arnold Schwarzenegger dans le film de Paul Verhoeven, par des clones qui se multiplient à volonté.

Cette foi-ci, dans "A l'aube du sixième jour" (distribué par Columbia), Arnold ne nous fait pas trop voir ses gros bras, il lui arrive de penser avant d'agir. La vieillesse y est peut être pour quelque chose. On sent quelque fois de l'auto-dérision dans ses répliques, et même dans son jeu, si tenté qu'il en ait un.

"A l'aube du sixième jour" pose des questions intéressantes. Notamment celles du clonage, de l'éthique qui doit être appliquée assidûment quant à la recherche génétique effectuée ces dernières années.

On nous expose ici des théories qui, il y a encore dix ans nous auraient fait sourire. Mais avec l‘accélération actuelle des découvertes scientifiques, cela nous prête plus à réfléchir. Certes, ces progrès vont pouvoir résoudre énormément de problèmes, et cela à court terme. Mais l'utilisation qui pourrait en être faite par des individus mal intentionnés fait peur.

"A l'aube du sixième jour" ne tombe pas pour autant dans la démagogie. Il l'aborde ces différents thèmes d'une manière divertissante, mais cela nécessite quand même une petite réflexion de la part du spectateur.

Une autre question qui se pose est de savoir pourquoi Schwarzenegger s'entête-t-il à faire des films d'action ? Lui, qui avec Sylvester Stallone, représentaient l'Amérique triomphante et puissante des années 80, se retrouve à présent en manque de sujet crédible pour son âge. A part les suites annoncées ("Terminator 3" et "True Lies 2"), il aurait plutôt intérêt à orienter sa carrière autrement ou à laisser le flambeau à quelqu'un d'autre.

La réalisation de "A l'aube du sixième jour" est musclée, mais les effets spéciaux sont visibles (la scène avec les hélicos !). Spottiswoode nous avait habitué à mieux, notamment avec "Demain ne meurt jamais".

"A l'aube du sixième jour" est donc une moyenne série B, avec des personnages qui se détachent, comme Mickael Rapaport (affublé d'une horrible perruque). Il est d‘abord destiné aux jeunes adolescents, comme nous l'avons été jadis, ceux qui appréciaient les "Commando" et autre "Contrat"...

Auteur :Pierre Godon
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