25 juillet 2021
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Anges et Démons : Carte postale

Après "Da Vinci Code", Ron Howard revient avec "Anges et Démons", avec la même équipe et notamment Tom Hanks dans le rôle de Robert Langdon, l'enquêteur au service (ou pas) du Vatican. Cette fois-ci, le problème de Langdon, ce sont les Illuminati. Ils sont de retour au Vatican et sont bien décidés à frapper très fort le Saint Siège. Le Vatican est en deuil, et doit remplacer le Pape décédé, un Pape fort sympathique et ouvert (ce qui n'est pas sans rappeler Jean Paul II par exemple). Alors qu'un nouveau Pape doit être approuvé dans Chapelle Sixtine au sein du Conclave, un complot menace d'anéantir le Vatican et la symbolique Eglise Chrétienne. Les Illuminati forment une secte secrété très ancienne, et probablement l'un des plus puissantes sectes au monde. Mais dans le passé, le Vatican a tout fait pour éliminer cette secte (pas forcément de la meilleure des manières) et celle-ci revient. Robert Langdon est aidé par Vittoria Vetra, une scientifique qui a travaillé sur la reconstitution du big-bang, LHC (le collisionneur de hadrons géants) au CERN de Genève, qui sert. Le film se veut réaliste au maximum, à jour et le plus crédible possible.

"Anges et Démons" (distribué par Sony Pictures) peut heurter certains, et notamment les catholiques. Car, pour beaucoup, le livre de Dan Brown est profondément anticatholique, le film de Ron Howard tente vainement d'éviter cet écueil, car il faut révéler des secrets durs à assumer pour l'Eglise qui a tenté de les cacher. Le film reste intéressant aussi dans la simplicité de l'organigramme du Vatican et les enjeux qui en découlent. Mais il nous montre une société dans une autre société, une image relativement négative de l'Eglise, très tendancieuse, envahie par les complots de toutes sortes où se retrouve mêlés le Camerlingue (ici joué par Ewan McGregor), les preferiti (les cardinaux favoris à la succession du Pape), la police vaticane et des Illuminati. Il faut aussi savoir que "Anges et Démons" est une sorte de préface à "Da Vinci Code". En effet, le livre et l'enquête de Langdon sont antérieures à celle de " Da Vinci Code". Ce n'est donc pas une suite comme le film peut le laisser penser (le passé tumultueux de Langdon avec le Vatican par exemple). Concernant le livre, on peut entendre de par et d'autres que le film donne une image plus simple et intéressante que le scénario du livre de Brown.

Si le film semble long à certains moments, puis palpitant, Howard compte beaucoup sur l'aspect culturel. Ce n'est pas une blague, ce film est une belle carte des plus beaux endroits de la Capitale italienne, que ce soit la Piazza Navone, le Château St-Ange, la Basilique St-Pierre, les catacombes etc. Une belle carte romaine qui met en valeur la ville, le tout assuré par une très belle photographie symbolisée à la fin du film (on n'en dira pas plus). La musique du film, et notamment le thème initial, Chevalier de Sangréal, de Hans Zimmer, est splendide et rajoute de la puissance aux images.

Auteur :Christopher Ramoné
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