23 septembre 2019
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Avatar : Plein les yeux !

Voilà plus d'un an qu'on l'attend... Voilà plus de 10 ans qu'on en parle. Cette semaine sort, enfin, le dernier né de l'imagination de James Cameron, émérite réalisateur de "Titanic". Faites place à "Avatar". Bien sûr il y a les chiffres. Impressionnants. On parle de 300 millions de dollars de budget originel, vite dépassé pour atteindre les 500 millions. 2.000 spécialistes en effets spéciaux...

12 ans après "Titanic" et ses vingt millions (d'entrées et de budget), revoilà donc James Cameron. Le commandeur en chef de l'opération, et un des rares cinéastes qu'on sait capables de gigantisme. Et pourtant, le réalisateur nous assurait la semaine dernière à Paris : « Ce qui était important, au-delà de la technologie, c'était d'être sûr que le film parle au public, à travers des émotions fortes. Il fallait s'assurer que les acteurs ne se sentent pas perdus dans tout cela. Parce que c'est un film énorme, compliqué. J'étais très attentif aux personnages, parce que j'aime quand l'équipe se réunit, que les gens sont tous autour de moi, et qu'on fait un film ensemble. » "Avatar" relève d'une véritable révolution et est un film énorme.

Compliqué ? On veut bien le croire. C'est qu'"Avatar" est une révolution cinéma à lui tout seul. Le film nous emmène en effet dans la planète Pandora, à des années lumières de la Terre, en 2154. Un ancien marine, Jake Sully, est embauché par la compagnie qui exploite le minerai de cette planète pour piloter un avatar. Un corps, créé à partir d'ADN humain (celui du jumeau de Jake) et d'ADN Na'vi, les indigènes de la planète. Des indigènes qui, étrangement, voient d'un mauvais oeil cette colonisation économique, qui détruit au passage leur habitat... Jake va pourtant gagner leur confiance, jusqu'à devenir l'un d'eux. Une position entre deux eaux qui, à l'orée d'une guerre de civilisations, risque bien de lui coûter le prix fort. 

La planète Pandora, James Cameron l'a créée entièrement. Imaginant sa faune, sa flore, et ses magnifiques paysages. Et pour nous plonger le plus efficacement possible dans ce monde, il a évité les écrans verts et autres incrustations. Les acteurs jouaient en fait dans le « Volume ». Un hangar vide. Face à eux, James et un viseur révolutionnaire qui lui permettait de voir en temps réel ce que les ordinateurs créaient de ce monde. Il ne voyait pas ses acteurs avec des capteurs sur la tête, mais les Na'vis que le spectateur voyait. Le tout, cerise sur le gâteau, en 3D. Une technique révolutionnaire. Et une expression : immersion, qui n'a jamais été aussi bien employée.

On nous promettait de nous en mettre plein les yeux, c'est réussi. La 3D, ici, se justifie pleinement, et crée immédiatement la plongée du spectateur dans ce monde, et dans cette histoire. Bien sûr le scénario demeure assez hollywoodien dans l'esprit et dans le ton, mais, là encore, James Cameron maîtrise pleinement son sujet, et prouve qu'un blockbuster peut être à la fois intelligent, spectaculaire, magique, et nous faire frissonner de plaisir..
Auteur :Fadette Drouard
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