25 juillet 2021
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Being Light : Un film vain

Après Lovers et Too much flesh, les deux premiers opus de leur "Freetrilogy" consacrés aux diverses libertés, Jean-Marc Barr et Pascal Arnold se sont lancés dans Being Light pour évoquer, après la liberté d'aimer et la liberté sexuelle, la liberté de pensée. Le principe reste le même : faire un film rapidement, de façon plus détachée, avec moins de contraintes de production et plus de liberté de création. Si la première fois le procédé intrigue, au bout de la troisième cartouche, il est beaucoup plus émoussé.  

Le film retrace l'histoire de Maxime, jeune homme de 25 ans qui vient de fuguer de son centre de soins psychiatriques pour débarquer à Paris avec l'intention de partir pour l'Inde retrouver la femme qu'il aime. Il rencontre Jack Lesterhoof, homme d'affaires pressé qui lui demande de devenir son traducteur le temps d'un contrat. Entre Maxime, doux-dingue doté de l'étrange capacité de percevoir la nature profonde de ses interlocuteurs et Jack, homme pressé qui vit à cent à l'heure sans savoir pourquoi, naît une étrange amitié qui va amener les deux hommes à se rendre ensemble en Inde à la recherche de l'amie de Maxime. Entre Paris et l'Inde, les deux amis vont apprendre à s'ouvrir à autre chose.

Difficile à croire et pourtant c'est vrai : Being Light ressemble fortement à un film de babas cools, mal remis de leurs émotions soixante-huitardes. Apprendre à s'écouter, regarder son voisin, prendre le temps de vivre, etc. Autant de messages vus et revus qu'assène ce film sans surprise pendant une heure et demie. Romain Duris fait pourtant bonne impression dans un personnage propice aux faux pas mais la piètre qualité des couleurs et des lumières à l'écran gâche une bonne partie de ses efforts. Sans compter que les acteurs (tous français à part les figurants indiens) s'expriment en anglais pendant toute la durée du film. C'est en vain qu'on cherchera là-dedans la moindre trace de liberté.  

Une trilogie qui se boucle en queue de poisson qui n'aura servi qu'à permettre aux deux co-réalisateurs de pouvoir se lancer dans une nouvelle production au budget plus conséquent.
Auteur :Guillaume Branquart
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