Archives Critiques

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers : Saloperie !

Honteux. Mauvais. Plagiat. Voilà en quelques mots à la limite de l'euphémisme le sentiment régurgité par la vision de ce film.

Plagiat : Pour peu que le Père Noël ait été sympa avec vous et vous ait apporté le coffret DVD des 3 aventures du seul aventurier digne de ce nom que le cinéma ait connu ces 25 dernières années (je ne cite pas son nom, tout le monde le connaît), il serait raisonnable de rester chez soi pour tous les regarder d'un trait, et ainsi éviter de prendre la route du cinéma par un vicieux temps hivernal afin de faire le plein de nouvelles aventures. Car « nouvelles » aventures il n'y à guère dans "Benjamin Gates et le Trésor des Templiers". Non content de piller joyeusement un mythe cinématographique, le film s'en prend même sa série dérivée ("Les Aventures du jeune Indiana Jones" (1992-1996) dès la première minute. Originalité ? Limiter l'histoire au territoire américain  (manque de moyens ?), pour ne pas trop dépayser les seuls spectateurs qui feront monter les recettes du film. Ne manque que le « God bless America » en musique de fond.

Mauvais : que demander à un réalisateur qui a préalablement insulté notre intelligence à l'aide de « films » comme "Ninja Kids" 1992), "L' Amour à tout prix" (1995), ou "Sale môme" (2000) ?  Des excuses, au mieux, et si "Benjamin Gates et le Trésor des Templiers" est une manière pour lui de les formuler, je préfèrerai personnellement une boite de boules Kies et des œillères. Nicolas Cage n'a ni la trempe d'un aventurier, ni le charisme nécessaire à ce genre de rôle (souvenez-vous des "Ailes de l'Enfer") et comble de la médiocrité on lui colle un faire-valoir pour faire remonter sa côte (Justin Bartha a le seul personnage presque correct) ainsi qu'une future copine coincée intelligente et au caractère trempé (Elsa Shneider dans le 3ème Indiana Jones, quoi…) pour montrer qu son physique n'est pas si ingrat que ça (pauvre Diane Kruger). Le scénario donne juste envie de voir autre chose ou de se (re)plonger dans le "Da Vinci Code" histoire de s'activer plus d'un gramme de matière grise. Cela donnerait presque envie de revoir "Allan Quatermain" (1985) !

Honteux, comme d'essayer de nous faire croire que :
1. Du citron à même un document vieux de 200 ans ne l'abîmera pas.
2. Des structures en bois vieux d'au moins 200 ans ne sont ni altérées par la glace, ni par la chute et le passage de 8 personnes qui jouent au trampoline dessus.
3. Voler la déclaration d'indépendance, c'est comme piquer un poster de Britney Spears au prisunic du coin équipé de caméras myopes.
4. On n'a jamais vu deux équipes s'affronter pour la recherche d'un magot ("La Momie", "Indiana Jones et la Dernière Croisade", "Braquage à l'italienne").
5. Sean Bean n'aime pas jouer des rôles de méchants qui cherchent à piquer un trésor ("Le Seigneur des Anneaux", "Pas un mot", "Ronin", "Goldeneye").
6.  John Voigt n'aime pas jouer les pères de chasseurs de trésor ("Tomb Raider").
7.  On peut oublier Harrison Ford !

Tout est finalement de la faute des sieurs Georges Lucas et Steven Spielberg, qui n'arrivent pas a faire aboutir le quatrième opus des aventures d'Indiana Jones, et qui du coup laissent la porte ouverte à des nuées de films indésirables comme celui-ci. Prochainement : "Sahara" avec Matthew McCaughney et Steve Zahn. Le scénario ? devinez… En attendant, prions ensemble, frères du temple maudit, chevaliers de la dernière croisade, pour qu'on nous rende l'homme au chapeau feutre et au lasso.

Auteur :Julien Leconte
Tous nos contenus sur "Benjamin Gates et le secret des templiers" Toutes les critiques de "Julien Leconte"

ça peut vous interesser

Taxi Driver : Par delà le miroir

Rédaction

Mean Streets : Ainsi naissait Scorsese

Rédaction

Wonder Woman 1984 : Amazone ne livre plus

Rédaction