28 septembre 2021
Critiques

Black Widow : Spin-off réussi pour Scarlett Johansson

Par Alexia Graziani


Scarlett Johansson enfile une dernière fois le costume de "Black Widow" dans le film éponyme. Actuellement au cinéma, le dernier film des studios Marvel offre une ultime mission à la super-héroïne. Très réussi pour celle qui n’avait guère trouvé une place de premier choix lors des précédents volets.

Le film prend place après les évènements de "Captain America : Civil War" (2016). Natasha Romanoff (Scarlett Johansson), alias Black Widow, voit resurgir la part la plus sombre de son passé pour faire face à une redoutable conspiration liée à sa vie d’autrefois. Poursuivie par une force qui ne reculera devant rien pour l’abattre, Natasha doit renouer avec ses activités d’espionne et avec sa « famille » dont les liens furent brisés.

Tout de suite on comprend que le film tournera autour de la notion de « faire famille » : après la dislocation des Avengers, Black Widow, reprend contact avec sa « petite sœur » Yelena (Florence Pugh), son « père » Alexei (David Harbour) et sa « mère » Melina (Rachel Weisz). Une « famille » d’espion fabriquée de toute pièce.

On a le droit à un film beaucoup plus sombre que ce que propose Marvel en règle générale. Toutefois, avec des moments plus légers, avec de l’humour, mais dans un but bien précis pour une fois : faire la part belle aux clichés sexistes. Quand son père lui demande si elle râle parce qu’elle a ses règles (blague qui devrait être bannie depuis très longtemps), c’est uniquement pour que Yelena puisse le remettre à sa place illico. Chapeau bas d’ailleurs pour la scène où sont évoquées les mutilations génitales infligées à certaines femmes, c’est très courageux d’aborder ce type de sujet dans un film du MCU.

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Florence Pugh et Scarlett Johansson - Copyright Marvel Studios 2021 - Disney France

"Black Widow" est le deuxième film Marvel, à mettre un personnage féminin en tête d’affiche. C’est aussi le seul à être réalisé uniquement par une femme, Cate Shortland, cinéaste australienne venant plus du cinéma indépendant que des blockbusters.

Et on peut dire que ce female gaze crève l’écran. Pas de plan inutile pour admirer les tenues moulantes des protagonistes. On se retrouve à des années lumières des débuts de Black Widow en tant qu’atout charme de la franchise. Ici, on filme les femmes comme des personnages forts, mais fragiles à la fois, des super-héroïnes imparfaites en somme.

Un spin-off réussi pour Scarlett Johansson, mais aussi le début d’une nouvelle phase pour Marvel avec notamment la propulsion de la « petite sœur » Yelena qui succédera au personnage de Black Widow dans les futurs films des studios.

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