21 octobre 2019
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Braquage à l’italienne : Ennui mortel

"Braquage à l'italienne" a comme un arrière goût de déjà vu pour la simple et bonne raison, tout d'abord, qu'il s'agit d'un remake ("l'Or se barre" de Peter Collinson avec Michael Caine en 1969), mais aussi pour le manque d'originalité du scénario.

Un groupe de gangsters bien rodés organise le coup du siècle : voler 4 millions de dollars en lingots d'or à Venise. Après la réussite de leur entreprise, ils se voient trahis par un des leurs, Steve Frezelli (Edward Norton). Un an plus tard, Charlie (Mark Wahlberg) retrouve sa trace, reconstitue le groupe, bien décidé à récupérer son dû et à venger la mort de son mentor. Il semble qu'il s'agisse d'une mode à Hollywood.

"Braquage à l'italienne" reprend littéralement les éléments qui ont fonctionné ces derniers temps au box office : le scénario d'"Ocean's Eleven" et les courses poursuites en voitures de "Fast and Furious" (mais là, ils roulent en Austin Mini nouveau modèle).

Le plan est donc simpliste dans "Braquage à l'italienne". Il y a les gentils, le méchant, une trahison, une vengeance réussie et on conclue par une petite histoire d'amour. L'équipe est bien entendu composée d'un beau gosse, d'un dieu de la conduite, tombeur de minettes à ses heures perdues, d'un petit génie de l'informatique et d'une blonde experte en coffre fort. Impossible d'échouer. Sauf que voilà, tout devient prévisible, couru d'avance.

Alors quel est l'intérêt de suivre cette histoire de braquage orchestrée sans suspense ? Les acteurs ? Comme nous l'a prouvé "Ocean's Eleven", une belle brochette d'acteurs ne suffit pas à faire un bon film.

Le plus décevant étant ici sans conteste Edward Norton. Loin des rôles qui ont fait sa notoriété, il campe un personnage fade, sans couleur. Ce manque de profondeur est dû au scénario, qui fait de ce méchant un être pitoyable, à la limite du grotesque.

"Braquage à l'italienne" s'étend en réalité sur les techniques de braquages et autres banalités. Le spectateur devient un apprenti malfaiteur et le film traîne en longueur. Malgré une bande originale dynamique et un rythme d'action qui essaie désespérément d'être entraînant, la mayonnaise ne prend pas. Le film est tellement prévisible que ça en devient ennuyeux.

"Braquage à l'italienne" n'a donc rien de captivant, d'autant plus pour celles et ceux qui n'affectionnent pas particulièrement les films d'actions. Et celui-ci, avouons-le, reste bien médiocre.

Auteure :Clémentine Guilbaud
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