19 novembre 2019
Critiques

Bumblebee : Un transformer différent

Critique de Bumblebee

par François Bour

Un peu plus d’un an après leur dernière apparition, les Transformers sont de retour sous forme d’un spin off. "Bumblebee" quitte le registre habituel de la fin du monde pour s’adresser à un public plus jeune dans une ambiance retro et un ton volontairement différent des autres épisodes.

Il faut reconnaître que la saga "Transformers" a laissé plus d’un spectateur perplexe avec son dernier volet "The Last Knight". Arrivé à bout de souffle, Micheal Bay a donc laissé sa place cette fois à Travis Knight. Un réalisateur qui a été remarqué avec son premier long-métrage "Kubo et l'armure magique", nommé dans la catégorie du meilleur film d'animation aux Oscars 2016.

"Bumblebee" marque une grande première pour Knight puisqu'il effectue non seulement ses débuts dans la réalisation live mais aussi au sein d'un gros film de studio issu d'une franchise. Il n’empêche que l’empreinte du cinéaste est bien présente. Son est destiné à un public plus jeune que d’ordinaire. Cela correspond au personnage bien sûr mais au-delà de celui-ci, c’est tout le film qui a une identité « film pour jeunes ados ».

À mi-chemin entre prequel et spin-off, "Bumblebee" se déroule en 1987 (20 ans avant le premier "Transformers") et se concentre sur le séjour sur Terre de B-127, le fameux autobot jaune. Le long métrage prend la distance nécessaire avec la saga initiale en jouant à fond la carte de la nostalgie des années 80. De ce fait, les effets pyrotechniques sont moindres, le grand spectacle de destruction presque absent. La surenchère habituelle de Michael Bay a presque disparue.

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Hailee Steinfeld.


Le scénario du film est centré sur une gamine d’un petit village californien qui cache dans son garage un robot extraterrestre, avec qui elle se lie d’amitié. Axé sur cette relation entre un robot solitaire et une jeune fille qui se sent rejetée par la société, le long métrage propose plus d’humour que de scènes d’actions. C’est un blockbuster donc elles sont toujours là mais bien moins que dans les autres épisodes.

A vrai dire, Knight et sa scénariste Christina Hodson semblent avoir choisi de se placer du côté de Steven Spielberg (coproducteur de la saga depuis les débuts), plutôt que de Michael Bay (qui a réalisé les cinq premiers films). "Bumblebee" fait quelques échos aux productions Amblin, par son coté rétro mais aussi par petites touches.

Travis Knight va même plus loin en s’affranchissant des marqueurs présents dans la saga. Dans les autres épisodes, l’arrivée des "Transformers" est datée bien avant 1987. Pour un sixième épisode, Ce Transformer s’applique donc à proposer quelque chose de différent.

Les fans de Michael Bay reprocheront un manque de dramaturgie. C’est un des points qui rend le film différent. Une différence qui ne l’empêche pas les écueils habituels de la saga. Un scénario un peu léger, des acteurs terriblement mauvais (John Cena est-il un acteur ?) des répliques idiotes, même pour un public plus jeune. Sans oublier quelques effets spéciaux envahissants. Cela reste une production de Bay après tout.

Là où "The Last Knight" semblait toucher le fond du blockbuster « premier degré » de Michael Bay, "Bumblebee" a le mérite de proposer quelque chose de différent. Une intention qui relève un peu le niveau des Transformers, une saga tombée bien bas qui montre avec ce sixième épisode, une volonté de se renouveler.

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