18 juillet 2019
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Ca$h : Mais qui est le pigeon ?

Cocktails glamour, beaux costumes et jolies robes, mais "Ca$h" n'est qu'une pâle copie de ses aînés anglo-saxons...

 "Ca$h" a un gros budget, un beau casting et lorgne ostensiblement vers les États-Unis. Problème : copier, c'est mal ; mal copier, c'est encore pire. Et au final, le pigeon risque fort d'être le spectateur.

En arnaque il n'y a qu'une règle : éviter les agressifs. Solal l'a oublié, et s'est retrouvé au cimetière. Pas de chance pour le méchant, Solal a un frère, Cash. Et Cash n'a qu'une envie : la vengeance. C'est donc une arnaque de haut vol qu'il va monter, avec l'aide de vieux amis.

Mais dans ce monde de « voyous gentlemen cool » le dupé n'est pas toujours celui qu'on croit, et les intérêts des uns contrarient souvent les intérêts des autres. À la fin, une seule chose compte : qui est le pigeon ?

Quand on lit le « pitch », ou l'histoire du film, on se dit qu'on a déjà vu ça quelque part. Quand on nous dit qu'il y a là Jean Dujardin en jeune premier, entouré de « vieux » routards du cinéma (Jean Reno, François Berléand), et de jolies actrices glamour (Alice Taglioni et Valeria Golino) on se dit qu'on a déjà entendu ça quelque part.

Et puis, dès qu'on voit les premières images, entre cocktails glamour et mise en scène « split screen », alors on se dit que vraiment, on a déjà vu ça quelque part. En mieux. "Ocean's Eleven" par exemple. Ou, plus loin encore, le « Rat Pack » de Sinatra dans les années 60 sous la direction du réalisateur Lewis Milestone...

Une référence que "Ca$h" aurait mieux fait d'assumer, au lieu de la rejeter, tellement elle est évidente, accepter l'hommage pour éviter le plagiat.

Le fait est que personne ne semble très à l'aise dans le film. Jean Dujardin en particulier a du mal à jouer de son charme au premier degré, et Alice Taglioni ne parvient pas à jouer les beautés fatales. Seul Jean Reno semble vraiment s'amuser en arnaqueur senior.

Mais, du plaisir, il n'y en a pas ailleurs. La faute, peut-être, à la mise en scène qui tente de copier maladroitement ses aînés. Résultat ? Un certain manque de rythme et d'enthousiasme, on est loin des modèles américains.

"Ca$h", avec un joli casting et de beaux moyens, n'en donne donc pas vraiment au spectateur pour son argent...

Auteure :Fadette Drouard
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