19 septembre 2020
Critiques

Captain America: Civil War : Marvel, sur le bon chemin !

Les amateurs d'action et de comics sont choyés comme jamais. Après avoir vu sur grand écran "Batman vs Superman", le fantasme jubilatoire continue. Cette fois-ci, on se tourne vers Marvel, et plus précisément du côté de leur dream-team que forment les Avengers.

Dans "Captain America : Civil War", déchiré en deux camps, team Captain America contre team Iron Man, chacun y va de son petit pronostic. Un classico pour geeks, un OM versus PSG pour aficionados. Et ça marche du feu de dieu.

Anthony et Joe Russo derrière la caméra ont parfaitement su nous concocter le meilleur blockbuster de l'année. Si, à première vue, l'intérêt de ce nouveau volet semble plutôt limité, tant le happy end est comme toujours inévitable, ce treizième opus de l'univers Marvel fait un petit bond en avant. Finies les incohérences louches, les absents ont toujours torts et sont soulevés.

Que diable font Thor, Hulk et les autres ? Il y a encore dix ans, on les aurait royalement ignorés comme s'ils n'avaient jamais existé par une mauvaise pirouette de Tony Stark. Ici que nenni, on assume enfin être une pièce d'un puzzle complet qui unie les films les uns avec les uns.

Si l'ultime confrontation laisse franchement sur la fin, d'autres sont juste démentielles. Prenez un aéroport, faites combattre Ryu et sa team contre Ken et ses disciplines à grand coup de hadoken et vous aurez la meilleure scène du film, applaudie à juste titre par la critique hexagonale lors de la projection presse. Quel « kiff » de voir enfin Spiderman parmi la bande en costumes ! Se battre à armes égales face à des géants comme le Captain.

On aurait en effet pu craindre un certain déséquilibre des forces, tant le combat semble être un « bousiers sportifs versus nerds ». Il n'en est rien. Les protagonistes ne retiennent pas leurs coups ou si peu. Of course, personne ne veut tuer son frère d'arme et de cœur. Mais, quand tout le monde a raison et que tout le monde a tort, comment en faire autrement ?

Des défauts dans "Captain America : Civil War" bien sûr il y en a. A commencer par cette scène d'exposition interminable où les personnages s'accumulent. Chacun voulant jouer à celui qui aura la paire la plus grosse. L'absence de Thor, souvent faiseur de vannes au level plus que moyen se fait ressentir dans la mesure où il laisse une place à prendre.

Tony n'est plus le seul « rigolo » de la bande. Avec l'homme-araignée et l'homme-fourmi au programme (sacré bestiaire), chacun se bat pour sa place de Bozo le clown au soleil. Enfin, certains sont totalement sous-exploités….

Depuis le second "Iron-Man", on n'a toujours pas trouvé de réelle utilité au personnage de Black Widow. Alors oui, il faudrait être cinglé pour blâmer un film qui nous dévoile une Scarlett Johansson toute en combinaison moulante et figure de catch. Mais tout de même.

Même si l'intrigue n'en est pas vraiment une (comment diable les Avengers pourraient-ils vraiment se dissoudre ?), force est de constater que cet épisode apporte un peu de sang neuf.

Si son schéma manichéen et redondant, adoubé de sa fausse promesse « Iron Man versus Captain America, il n'en restera qu'un », il mérite amplement, à défaut de nos félicitations, nos encouragements. Et c'est déjà très bien, croyez-moi !

Auteur :Mélissa Chevreuil
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