19 janvier 2020
Critiques

Cendrillon : Un joli film à voir en famille

Tout le monde connaît "Cendrillon", le dessin animé de Disney, l'intrigue est donc connue d'avance. Cependant, la magie opère une nouvelle fois, joliment filmée par un Kenneth Branagh légèrement ressuscité après certains choix plutôt calamiteux tels "The ran Initiative" et l'indigeste "Thor".

"Cendrillon" profite d'une photographie soignée de conte de fée. Elle est signée Haris Zambarloukos qui travaille avec Branagh depuis plusieurs années, et notamment, depuis 2007, avec le remake très stylisé du classique bien connu de tous : "Le Limier".

Côté Casting, une mention spéciale à Cate Blanchett parfaite en marâtre et son aspect femme fatale des années 40 qui fait clairement référence à la sublime Veronica Lake. Lily James, plus connue des amateurs de séries télé puisqu'elle est l'interprète de Lady Rose MacClare dans "Downton Abbey", s'en sort très bien. En Cendrillon, elle est tout simplement est rayonnante !

Il est à noter une chose très intéressante par rapport au dessin animé d'origine, c'est cette volonté de dévoiler le côté plus sensible du caractère de Cendrillon. Dans le dessin animé, elle est décrite plus comme un personnage qui accepte tout sans broncher et qui n'a aucun mal à se remettre de ce qu'elle vit. Ici, la jeune femme est davantage montrée comme quelqu'un qu'on peut blesser facilement, sans pour autant tombé dans le piège du larmoyant.

Au casting également, Robb Stark, acteur sortant de la série "Game of Thrones", et qui a décidé, pour son premier rôle au cinéma, de jouer dans un Disney et il faut dire qu'il s'y montre très convaincant. Il arrive à donner un vrai charme au Prince et le rend bien plus charismatique que celui du dessin animé. Il est décrit tel un futur souverain sans défauts certes, mais il n'en pas inintéressant pour autant. Les étapes par lesquelles il passe ont suffisamment d'importance pour que l'ont ai envie de suivre le personnage.

Quant à l'exceptionnel Derek Jacobi, ami et maître shakespearien de Kenneth Branagh, il incarne le roi qui, dans le dessin animé, avait tellement plus d'importance que son fils, sans pour autant faire de lui un salaud comme ce fut le cas dans "Maléfique". Il conserve le côté aimant et autoritaire du film original tout en ayant droit à quelques conversations avec le Prince qui font mouche.

"Cendrillon" marque de même la seconde collaboration entre le réalisateur et le comédien Nonso Anozie dans le rôle du Capitaine de la garde princière. L'acteur était déjà présent dans "The Ryan Initiative" et il est à surveiller de très prés, car il représente un véritable renouveau dans la catégorie des acteurs Afro-Britanniques, après Idris Elba notamment.

Heureusement, point de chansons dégoulinantes toutes les 5 minutes dans ce "Cendrillon" version 2015, comme c'est bien trop souvent le cas chez Disney dans ces récents dessins animés ou autres. Par contre, le film s'appuie sur une très belle partition orchestrée par Patrick Doyle, compositeur fidèle à Kenneth Branagh depuis son premier film : "Henry V".

Bref, soyons réalistes. Même si il n'y a rien de neuf dans cette version 2015, cela permet de découvrir, ou de redécouvrir pour les plus jeunes, une des œuvres parmi les plus emblématiques du catalogue Disney. On pouvait s'attendre à à un film « cul cul la praline », mais heureusement il n'en est rien. Le secret ? Le talent de Kenneth Branagh, aussi bien pour la direction d'acteurs que pour la réalisation qui demeure quand même d'une facture très classique.

L'interprétation est, elle, profonde et touchante, ce qui est une façon assez originale de recréer le célèbre conte pour une "Cendrillon" qui se veut, une bonne partie du temps, divertissante dans la forme, et qui fera surtout que les fans du conte original ne seront pas déçus.

En définitive, un joli film à voir en famille.

Auteur :Christophe Colpaert
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