27 juillet 2021
Critiques

Cinquante Nuances plus sombres : Ne vaut même pas une demie-molle !

Youpi le porno pour les moins de 12 ans est de retour ! On s'enquille semaines après semaines des daubes infâmes juste là pour engranger des millions de dollars pour un public pas trop regardant, et pourtant, on a jamais autant eu l'impression d'être devant un vrai produit cynique que devant ces "Cinquante nuances plus sombres" (distribué par Universal France). Comment ce genre d'histoire a pu être lue et vue dans le monde entier ? Cette arnaque du siècle nous laisse sans voix. Et donc, quoi de neuf dans ce deuxième volet ? Strictement rien. Le néant, l'inanité totale de l'intrigue où, certes, on trouve bien une vague menace à travers le personnage d'une ancienne esclave sexuelle (expédiée en 5 secondes) ou encore cet accident d'hélico (dont on ressort avec quelques égratignures). Narrativement, le film n'existe que pour monter la sauce pour un troisième volet qu'on espère dantesque, notamment avec les personnages de Kim Basinger en maquerelle botoxée et un patron libidineux. SAUF QU'ON S'EN FOUT TOTALEMENT !

On nous avait vendu un film plus hot que le premier opus, pas de quoi se lever la nuit, tant le tout ne vaut même pas une demie-molle. On conseillera plutôt le téléfilm du dimanche soir sur la TNT, au moins c'est réalisé avec plus de goût. Parce que si le comble de l'érotisme et du SM ce sont deux boules de geisha, un doigt dans un ascenseur et de la position du missionnaire à tout va, l'odyssée d'Anastasia est d'une tristesse absolue ! A chaque scène érotique son morceau de compile Top of Love même pas diffusable sur RFM, et le monteur coupe dès que les choses deviennent intéressantes. Rendez nous le Paul Verhoeven de "Basic Instinct" !

Plus dangereux, si c'est ça le prince charmant dont rêvent les pisseuses, l'espérance de vie humaine et la prolongation de l'espèce est mal barrée ! Parce que le film est triste dans cette démonstration d'un mec clairement abusif mais que tout le monde veut rendre heureux. Dans les faits Christian Grey devrait juste finir ses jours en prison, et ici il est porté au pinacle des séducteurs et des Don Juan. Si avoir des trillions de dollars et d'abdos suffit pour qu'on te laisse être le pire connard de l'univers, si c'est dans cette phrase que se trouve la morale du film, le monde court à sa perte. Et l'on ne parle même pas des dialogues, parmi les plus indigents de ces dernières années : « Non Christian, ne mets pas ça dans mon derrière ! », le film a clairement été écrit sur un coin de table, c'est à voir pour le croire !

En résumé vivement la suite, car on atteint des sommets de nullité, et ici, au Quotidien du Cinéma, vous savez à quel point on aime se faire mal.

Auteur :David MarmignonTous nos contenus sur "Cinquante Nuances plus sombres" Toutes les critiques de "David Marmignon"

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