30 novembre 2020
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Cowboys & Envahisseurs : Bel assemblage !

Le choc est annoncé dès le titre (tout comme en anglais, "Cowboys & Envahisseurs") : l'univers des colts, des chevaux et des saloons va croiser celui des extra-terrestres et des engins spatiaux !

Si l'affiche de "Cowboys & Envahisseurs" met largement l'accent sur ce côté futuriste avec une typique couleur bleue, le reste du décor ainsi que l'accoutrement des personnages principaux ne laisse aucun doute : l'action se déroule bien en 1873, en Arizona. Jake Lonergan (Daniel Craig) sera le parfait « lonesome cowboy » du film. Il se réveille dans la poussière, amnésique, et porte au poignet un mystérieux bracelet. Il semblerait également qu'il soit recherché pour quelques délits. Que lui est-il arrivé ? Retrouvera-t-il la mémoire ?

Ces questions à peine posées, "Cowboys & Envahisseurs" prend véritablement son tournant futuriste, avec force flammes et déflagrations bleues. Une scène un peu fouillis dans laquelle les effets spéciaux manquent de netteté, mais tout au moins les envahisseurs sont-ils là ! L'affrontement va pouvoir commencer…

Avec un tel titre, un tel concept, on aurait largement pu s'attendre à un film délirant, bourré de second degré, jouant sur les codes de l'un et l'autre genre. Mais le ton de "Cowboys & Envahisseurs" est tout autre. Son réalisateur, Jon Favreau, mise à fond sur l'action et le suspense. D'ailleurs les envahisseurs sont de redoutables créatures, absolument hideuses et particulièrement féroces.

Ce n'est pas que l'on s'ennuie, mais avec un tel concept, on aurait bien vu un humour décalé, des clins d'œil assumés, toutes ces composantes qui font d'une idée de départ loufoque un vrai bon film de divertissement. Ici le film d'aventures est privilégié. À noter tout de même l'originalité du scénario dans le fait de réunir dans un même combat les cowboys et les indiens. En effet, quand les aliens ont débarqué à Absolution, ils ont enlevé un certain nombre d'habitants, indistinctement des blancs et des indiens.

Face à cet ennemi redoutable, les deux communautés vont donc s'unir dans un même but. Mais là encore, le ton du film n'était peut-être pas le bon pour traiter ce genre de sujet. Finalement, c'est le personnage d'Harrison Ford qui amène un peu de légèreté à l'ensemble, en incarnant un bougon invétéré. La contrepartie est qu'il semble quelque peu enfermé dans ce type de caractère, et l'on ne peut s'empêcher de se dire que ce rôle n'est sans doute pas à sa mesure.

En revanche, on retrouve avec plaisir Paul Dano (le jeune Eli de "There will be Blood") dans le rôle de son fils. Olivia Wilde et l'excellent Sam Rockwell complètent la distribution de ce "Cowboys & Envahisseurs" au pitch alléchant mais finalement oubliable.

Auteure :Audrey Jeamart
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