28 septembre 2021
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Déjà Vu : La critique

Sur le terrain du cinéma musclé, Tony Scott n'a plus besoin de faire ses preuves. Frère cadet de Ridley (7 ans de différence), il a alterné le meilleur ("Ennemi d'état") comme le pire (l'épileptique "Domino"). Pour son nouveau long métrage, "Déjà Vu", le réalisateur collabore pour la troisième fois avec Denzel Washington après "U.S.S. Alabama" (1995) et "Man on Fire" (2004).

Dans "Déjà Vu", on suit les investigations de l'agent Doug Carlin de l'ATF (Alcool, tabac et armes à feu) qui amasse les indices suite à un attentat à la bombe contre un ferry dans la Nouvelle Orléans de l'après ouragan Katrina. Carlin est contacté par le FBI qui lui propose d'intégrer un groupe ayant accès à un projet top secret.

Cette fois, Tony Scott orchestre un thriller avec une incursion dans la science-fiction. L'enquête commence véritablement avec cette fenêtre temporelle qui n'est pas sans rappeler la machine de "Minority Report" et ses écrans en perpétuel mouvement. Après un discours scientifique embrouillé que tout spectateur moyen aura de la peine à décrypter, on peut déjà dresser un premier constat : le scénario pêche par son manque d'originalité et l'intrigue apparaît linéaire comme si à notre tour, on pouvait voir dans l'avenir.

Entraîné par le rythme, on ne prêtera pas attention aux incohérences qui se glisseront pendant le film. Même la romance (un clin d'œil à Quelque part dans le temps) qui se dessine entre notre limier et la future victime présentera un relatif intérêt. Toutefois, quelques éléments sont à sauver et relèvent le niveau de l'intrigue. D'abord, Tony Scott semble s'être débarrassé de ses tics clippesques. Le spectacle est assuré grâce à un montage nerveux et des scènes d'action bien dosées dans le récit, notre héros courant contre le temps notamment dans une séquence de poursuite juxtaposée sur deux périodes.

Mais il convient surtout de saluer la prestation des acteurs dans "Déjà Vu". Avec une aisance remarquable, Denzel Washington prête son charisme et sa classe à cet enquêteur en s'impliquant émotionnellement et physiquement. Val Kilmer, quant à lui, s'illustre dans un rôle qui lui va comme un gant. Une fois de plus, Jim Caviezel est hallucinant dans sa folie et son sectarisme. Enfin, Paula Patton fait des débuts plutôt réussis à l'écran. Bref, même si le suspense fait défaut, "Déjà Vu" se suit sans déplaisir et remplit les critères du divertissement sous adrénaline tout en étant porté par les larges épaules d'un immense comédien.

Auteur :Fabien Rousseau
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