28 septembre 2021
Critiques

Detroit : Straight Outta Motown

Il est assez ardu de comprendre pourquoi certaines œuvres cinématographiques, plaçant au cœur de leurs thématiques la place des afro-américains aux États-Unis, entrent dans les bonnes grâces du box-office américain quand d'autres réalisations se retrouveraient presque boudées par les spectateurs. Le plus souvent, nos chers camarades du pays de Hunter Stockton Thompson et de Kimberly Kardashian West se pressent dans les salles obscures quand des artistes décident de leur renvoyer en pleine face les souffrances qui ont pu être éprouvées par certains de leurs compatriotes simplement parce qu'ils sont entre autres d'une couleur de peau bien particulière.

Un film exigeant qui n'attire pas les foules

Malheureusement pour Kathryn Bigelow et ses collaborateurs sur "Detroit", les projections américaines ont dû le plus souvent se faire dans des salles très clairsemées et c'est encore un doux euphémisme que l'on utilise ici pour évoquer la carrière commerciale du film de l'autre côté de l'Atlantique. Comme c'est souvent le cas pour les futurs concurrents dans la prochaine course annuelle aux récompenses, "Detroit"" a d'abord bénéficié d'une sortie limitée dans seulement vingt salles. Généralement, les établissements qui projettent un film une semaine voire plusieurs avant la sortie nationale se situent dans les plus grandes villes des États-Unis afin de s'assurer d'un taux de remplissage élevé et de faire contribuer un certain nombre de premiers spectateurs au bruit autour du long-métrage avant que tout le pays ne puisse le voir. Avec 350 190 $ dans une petite vingtaine de salles avec deux mille spectateurs par salle en l'espace de seulement trois jours, ça partait de manière suffisamment respectable pour augurer d'une carrière se déroulant sous des auspices favorables.

Rotten Tomatoes, le plus célèbre agrégateur de critiques anglo-saxonnes devenant progressivement chaque année un peu plus une sorte d'empereur romain des temps modernes décidant de la survie ou du trépas des films jetés dans l'arène du box-office un glaive dans une main et un bouclier dans l'autre, avait décidé que "Detroit"" allait vivre en lui accordant 83 % de critiques positives. Le week-end suivant, la dernière réalisation de Kathryn Bigelow s'étend sur tout le pays et se retrouve dans un peu plus de trois mille salles, le seuil symbolique pour distinguer une sortie nationale normale d'une grosse sortie nationale. Non seulement le long-métrage aurait pu se retrouver dans cinq cents voire un millier de salles de moins sans que cela apparaisse comme insuffisant mais il s'agissait en plus de la première sortie de son nourrisson de distributeur, Annapurna Pictures. Donc "Detroit" devait normalement permettre à Annapurna Pictures de bien se lancer dans la vie active un peu comme un jeune homme ou une jeune femme fraîchement diplômé(e) d'un master 2 en entrepreneuriat dans le numérique, pas vrai ? Eh bien non, pas vrai...

Avec seulement un peu plus de sept millions de dollars dans les salles américaines le week-end suivant, l'échec de Detroit a été franc, soyons honnêtes. Avec une telle distribution, un week-end à huit chiffres est facilement atteignable et Detroit en avait suffisamment dans les baloches pour prétendre à un tel résultat. Bon, avec cinq rédacteurs(trices) professionnels(elles) satisfait(e)s sur six, ça devrait le faire sur la longueur. En plus, les spectateurs qui ont pu remplir les petites fiches de Cinemascore, société de recherche de marché évaluant l'appréciation qu'a le public d'un long-métrage, lui ont filé un A- donc ça devrait le faire, ça devrait le faire... Sauf que ça ne l'a toujours pas fait : le deuxième week-end de projections nationales, un moment fondamental pour savoir si un film réussira à exister longtemps ou non dans les salles, "Detroit" a perdu presque 60 % de sa fréquentation par rapport au week-end précédent.

Pour une superproduction comme par exemple "Spider-Man : Homecoming" qui est supposée capter l'essentiel de son public lors de ses débuts commerciaux, ce serait déjà une chute plutôt maousse costaud mais qui ne serait pas pour autant alarmante. Pour un film plus exigeant comme "Detroit" supposé s'installer grâce à un bouche-à-oreille qui lui permettrait de prospérer grâce à un public dont le rapport à la consommation cinématographique se construit moins autour de l'urgence, c'est très clairement problématique. La plantade appelant la plantade, "Detroit" a très rapidement quitté les salles américaines au fil des semaines où le long-métrage a enchaîné chute vertigineuse sur chute vertigineuse. Il n'a réussi qu'une seule fois à bien se maintenir d'un week-end à l'autre mais il était déjà tellement au fond du trou que cet évitement d'une nouvelle dégringolade a été aussi salvateur qu'un pansement sur une jambe de bois. Nanti d'un budget de production de moyenne envergure s'élevant à 34 000 000 $, "Detroit" n'en aura au final rapporté qu'un peu moins de la moitié sur son principal marché. Sachant que les producteurs récupèrent dans leurs poches la moitié des recettes réalisées sur le sol américain, ils n'ont pour l'instant récupéré qu'un quart de leur mise et, pour des raisons socioculturelles, le retour sur investissement qui proviendra de sa carrière à l'étranger sera sans doute encore plus rachitique puisque le long-métrage va probablement faire des recettes encore plus basses à l'international.


Un échec commercial malgré un bon film

De nombreuses raisons peuvent être avancées pour essayer de comprendre pourquoi ce film a été un échec commercial alors que "Les Figures De L'Ombre" a été un triomphe incontestable quand on parle de gros sous. Dans tous les cas de figure, la corrélation entre cette contre-performance et une qualité intrinsèque douteuse ne tient pas debout puisque non seulement les exemples d'œuvres de haute tenue ayant souffert dans les salles obscures ne manquent pas, mais aussi parce que Kathryn Bigelow et ses collaborateurs peuvent être très fiers de ce qu'ils ont pu accomplir. Confrontés à une transposition de faits réels sur l'écran d'argent, nous pouvons toujours légitimement craindre un certain académisme et un polissage global afin de ne porter atteinte ni à ceux qui ont vécu les événements dépeints, ni aux événements eux-mêmes. Lorsqu'un artiste repeint le réel, il s'expose à une potentielle féroce contestation de la part aussi bien des partisans de la véracité à tout prix que des individus intéressés qui préféreraient qu'on élude ou qu'on édulcore certains aspects de la réalité. Muselé et lisse, Detroit ne l'est certainement pas et c'est peut-être son refus de concessions qui lui a valu d'être voué aux gémonies du box-office.

Dès son introduction, le film de Kathryn Bigelow affiche sa volonté de ne pas céder aux sirènes du conventionnel au détour d'une séquence de contextualisation animée image par image et faite avec du papier découpé. Cette mise en bouche très originale se démarque par son visuel en plus de nous faire présager par son traitement sonore de la colère fiévreuse qui irriguera les deux heures et quinze minutes qui suivront.

Particulièrement tendu, "Detroit"" nous immerge dans ce qu'il raconte et sait nous transmettre la crainte de l'explosion imminente. L'utilisation de la caméra à l'épaule et l'ambition d'objectivité de la mise en scène ne se limitent pas à des effets de style qui se contenteraient d'exister sans jamais être proprement exploités. Touchant parfois presque à la vue subjective, la caméra devient aussi bien un personnage à part entière qu'elle fait de nous les protagonistes du film. Elle a souvent l'air prise dans la cohue et le brouhaha vibrant, traductions de la surpopulation de la ville à l'époque. Heurtée, coincée parmi les personnages, sa position et ses mouvements traduisent la progression palpable de la tension. Elle devient également par moments un exemple du travail qui peut être accompli sur le terrain par un journaliste d'investigation puisque à l'image s'affichent par moments des indications de lieux, de temps et sur les personnages pouvant tout droit sortir d'un reportage ou d'un documentaire.

La mise en scène des quelques images d'archives qui émaillent le film est d'ailleurs presque totalement en adéquation avec le style de Kathryn Bigelow, le grain en moins. En effet, "Detroit" a beau se dérouler il y a cinquante ans, il a été fait le choix de ne pas reproduire la qualité d'images de l'époque. Sage décision puisqu'elle alimente la logique scénographique de "Detroit", une logique selon laquelle la caméra doit être un témoin avant d'être un outil. L'actualité, la puissance immersive et le réalisme de ce qui se dessine ne peuvent alors qu'en ressortir gagnants. Kathryn Bigelow ajoute à cela des images de guerre (présence militaire, bâtiments détruits, flammes et fumée...) pour mieux illustrer la conflictualité dans laquelle les États-Unis pouvaient baigner à l'époque entre la guerre du Viêt-Nam, la Beat Generation, le mouvement hippie et la lutte pour les droits civiques. Les conflits internes viennent se mettre en parallèle avec les conflits à l'extérieur, de la même manière que les émeutes de Detroit finiront par quitter les rues de la ville pour se concentrer pendant le deuxième acte dans un lieu unique clos.

L'histoire et la narration de "Detroit" se structurent avec tellement de propreté et de limpidité en trois actes que le film pourrait être utilisé comme exemple dans un cours autour du schéma narratif classique. Chaque acte dure environ trois quarts d'heure et les transitions de l'un à l'autre sont d'une clarté inattaquable. La situation initiale s'articule autour des premiers jours d'émeute et l'élément perturbateur qui entraîne le spectateur vers les péripéties est la détonation entendue au motel Algiers, détonation qui conduira les forces de police et l'armée à cerner l'établissement. Il y a une certaine symétrie entre l'événement qui aura conduit à l'intervention au motel et celui à l'origine des émeutes. Dans le premier cas, il s'agissait de la détonation d'un pistolet de courses, une arme tout juste capable de faire du bruit, encore plus inoffensive qu'un pistolet avec un drapeau « BANG ! » qui jaillit du canon lorsque l'on presse la gâchette. Dans le second, c'était une interpellation ayant dégénéré. Dans les deux cas, on retrouve l'idée d'une étincelle (et même une étincelle inoffensive dans le cas du pistolet) qui met le feu aux poudres pour tout faire exploser, un événement isolé qui exacerbe un climat si tendu qu'il déclenchera des actes d'une grande violence.

Encore une fois, on retrouve une troublante similitude entre les événements de grande envergure et ceux d'une ampleur moindre. L'élément de résolution est tout simplement la fin du siège et s'en suivra alors une situation finale où l'on pourra constater les meurtrissures qui marqueront la ville suite à ces quatre jours ravageurs. Toutefois, aucun des trois actes n'est d'une qualité équivalente aux autres et cela ne fait qu'accroître la séparation entre chacun. La flagrance de la structuration narrative d'un récit n'est pas quelque chose d'extrêmement dérangeant en soi mais elle donne l'impression d'être davantage face à la somme de plusieurs parties que devant un mélange aussi harmonieux qu'homogène. C'est certes un peu pinailler que de reprocher à "Detroit" le fait qu'on puisse aussi facilement le scinder mais cela met en lumière l'un des quelques problèmes du film, à savoir le manque de clarté dans son approche des faits.


Une structure narrative en trois actes inégaux

En effet, alors qu'elle semble plutôt s'orienter dans son premier acte vers une reconstitution globale des émeutes, la dernière réalisation de Kathryn Bigelow arrive déjà au bout du deuxième jour d'émeutes seulement dix minutes après avoir débuté. Le matin et l'après-midi du troisième jour occuperont environ les cinq minutes qui suivront. Le film n'a commencé que depuis un quart d'heure à peine qu'il a déjà couvert les deux tiers de son sujet principal. Il passera ensuite plus de deux fois plus de temps pour retracer les quelques heures qui ont précédé le débarquement des condés dans le motel. Contrairement à ce qu'on pouvait penser au départ, c'est cette intervention, cet événement spécifique, qui est en réalité le point central de "Detroit". De ce fait, tout ce qui a eu lieu avant n'était là que pour poser le contexte et cinquante minutes de contextualisation, c'est beaucoup trop pour l'équilibre global du récit.  À la fois trop long dans le cadre d'une reconstitution d'un événement bien particulier survenu au cours des émeutes de "Detroit" et trop précipité dans sa répartition temporelle si l'objectif était de les retracer de manière exhaustive, ce premier acte réussit tout de même l'improbable exploit de ne pas faillir dans sa rythmique malgré le déséquilibre entre ce qu'il doit y raconter et le temps qu'il prend pour le faire.

Par contre, il est difficile de faire des reproches significatifs à l'acte suivant. Délaissant la presque guerre civile ébranlant les rues de la ville alors qu'il aurait été plus attendu qu'il y consacre toute sa durée, "Detroit" se mue alors en une invasion domestique qui broie sans vergogne le ventre du spectateur. Cadres resserrés, musique presque totalement absente, respirations heurtées de la plupart des personnages, sanglots, variations de voix... Le simple travail de l'image n'est absolument pas étranger au malaise viscéral qui étreint le spectateur mais c'est surtout par l'action du son que ses nerfs se retrouvent suppliciés. Fermer les yeux lors des scènes de ce deuxième acte serait probablement pire que les regarder en face puisque ce qui parvient à nos oreilles est si perturbant qu'il fait travailler notre imagination. Dans le mot « audiovisuel », il y a certes « visuel » mais il y a aussi « audio » et il ne faut pas oublier que le traitement du son est un élément fondamental à la réussite de l'expérience cinématographique même lorsque le silence le plus complet règne. De la même manière que le hors-champ entre en jeu dans ce qu'un film doit nous véhiculer, l'absence de musique, de bruit ou de paroles est signifiante.

Point culminant de "Detroit", ce second tiers est un huis-clos cauchemardesque où l'impuissance et l'injustice compriment d'autant plus le spectateur que l'Algiers lui était jusque alors présenté comme le seul havre de paix dans une ville qui se retrouve mise à feu et à sang. Il n'y a qu'entre les frontières de ce motel qu'on peut voir à Detroit les individus cohabiter plus ou moins en harmonie peu importe la couleur de leur peau. Lorsque les forces de l'ordre et agents de la paix avant tout s'y introduisent, c'est justement le désordre et la guerre qui pénètrent dans le dernier bastion où on pouvait encore être un peu pépouze sans avoir à dépasser les frontières de la ville. Davantage illustrés comme des voleurs que comme des gendarmes, les policiers ici présents permettent à Kathryn Bigelow de transmettre une certaine perte de foi en l'Amérique puisque ceux-ci restent presque systématiquement bloqués par leurs préconceptions à chaque fois qu'on essaie de leur dire la vérité. Il ne s'agit pourtant pas d'une désillusion totale mais plutôt d'une méfiance vis-à-vis de la justice américaine puisque, jamais manichéen, "Detroit" n'oublie jamais de traiter les exactions policières, racistes ou non, comme des cas particuliers et surtout très minoritaires qui déclenchent à chaque fois la révolte et le dégoût du commissaire. Le film confronte également des images d'officiers outrepassant les bornes de leur pouvoir à d'autres où des soldats et des agents de police se montrent capables de faire preuve d'humanité face aux malchanceux pensionnaires de l'Algiers, des gestes d'humanité qui ne peuvent que gagner en force après toute l'horreur de cette invasion domestique.

Absolument pas dégueulasse, le dernier acte est pourtant le vilain petit canard parmi ces triplés. La caméra se pose, la mise en scène se fait plus « cinématographique » au sens conventionnel du terme et ce sont l'implication émotionnelle ainsi que l'immersion qui se prennent un Mawashi-geri en plein dans la mâchoire. Toutefois, ce changement de style vers quelque chose de plus calme voire un peu morne se justifie par l'illustration d'un retour à la normale où l'on doit commencer avec difficultés à reconstruire ce qui a été brisé. Une reconstruction que l'on devinera très vite être un échec inévitable au fil de l'avancement d'un procès dont on voit très vite venir la conclusion et devant lequel on sent monter en soi une indignation qui débouchera sur une crispation instinctive lorsque les membres du jury nous feront connaître leur verdict. Ce plan de Melvin Dismukes vomissant à l'entrée du tribunal pendant une pause peut autant être une illustration de notre ressenti face à l'injustice crasse caractérisant la tournure que ce procès est en train de prendre que la permission de sortir momentanément de l'objectivité que Kathryn Bigelow aurait pu s'accorder.


Un casting qui passe à l'âge adulte   

Tiens, on a enfin cité le nom d'un des personnages de "Detroit" ! La critique touche presque à sa fin et il aurait été dommage de s'arrêter avant d'avoir pu parler de la distribution de ce film. Même s'il n'y avait pas spécialement de reproches qui mériteraient de lui être faits aussi bien concernant sa performance que son personnage dans "Star Wars : Épisode VII – Le Réveil De La Force", John Boyega a l'air d'avoir drôlement évolué en seulement presque deux ans. Il y a davantage d'assurance, de sérieux, de gravité et de maturité dans son interprétation de Melvin Dismukes. La progression est si radicale qu'on pourrait donner dix ans de plus au vingtenaire quand bien même son visage reste toujours aussi lisse qu'un cul de bébé.

À l'autre bout du spectre moral, Will Poulter a également encore du Kiri au coin de la bouche (étant un peu plus jeune que Boyega, il doit même en avoir un peu plus...) mais sa jeunesse contraste de manière saisissante avec l'extrémisme progressif et la position de meneur de son personnage sans que l'on ait jamais l'impression de voir un bébé vainement essayer de montrer c'est qui qui domine. Il est d'ailleurs lui aussi l'occasion de développer un point de vue plus subtil sur les violences policières en montrant comment un condé peut progressivement virer complètement faf : épuisement et paranoïa se mélangent pour déboucher sur une bavure puis son évolution atteint le point de non-retour au moment de la conclusion du procès. Suite au verdict, il n'exprime absolument aucun remords quand un personnage viendra le confronter, comme s'il avait été conforté par le système judiciaire.

Les performances respectives de ces deux jeunes acteurs dans "Detroit" sonnent comme l'achèvement du passage à l'âge adulte au détriment de leur innocence perdue, une innocence perdue qui se retrouvera également dans le parcours intime d'un autre personnage, Larry, le jeune chanteur. Depuis plusieurs années, la Motown est en effervescence et Larry espère bien pouvoir percer avec son groupe, les Dramatics. Un peu comme l'Algiers était le dernier bastion de paix qui sera plus tard violé par l'intrusion des forces de l'ordre, la chanson est pour Larry une passion nourricière de rêves que les événements viendront faucher dans la fleur de la jeunesse. Ne résistant d'abord pas au besoin de se faire entendre dans la salle de concert qui vient d'être évacuée, la voix de Larry sera plus tard altérée par les événements traumatisants qu'il a pu traverser. Un peu comme si, alors que le corps pouvait parfois reprendre son aspect initial après une blessure, les cicatrices de la voix étaient vouées à ne jamais disparaître...

En quelques mots pour conclure, "Detroit" a un peu le cul entre deux chaises dans sa manière de traiter son sujet mais il déploie sur ses deux premiers actes une mise en scène dont l'excellence se prend comme un coup de poing dans le ventre. Presque trop pur dans sa structure narrative pour son propre bien, il sait persister à alimenter le brasier de la révolte qu'il a allumé à l'intérieur du spectateur même quand il ne parvient plus à l'immerger en lui comme il le faisait si bien pendant une heure et demie. 

Auteur :Rayane Mezioud
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