Critiques

Diversion : Drôle, sexy et agréable

Depuis le très discutable "After Earth", Will Smith, ancien prince de Bel Air a la carrière pourtant bien bâtie, à une nouvelle fois tout à prouver. De retour dans "Focus" (traduit par "Diversion" dans l'hexagone, va savoir pourquoi), c'est le célèbre duo Glenn Ficarra/John Requa qui a la lourde tâche de nous divertir. "Diversion" est-il à l'image de sa thématique, une supercherie ? Le Quotidien du Cinéma balance !

Le talon d'Achille de "Diversion" est ce qui était censée être son glaive : son synopsis. A coup de bluff incessant, l'histoire avance, les personnes se rencontrent, se séparent, puis se recroisent. Certains scènes notamment celle d'un pari « épique » (quoi que plutôt tragicomique) relèvent d'une belle intensité. Will Smith n'a rien perdu de son naturel charisme et contribue beaucoup au succès de ce type de tableaux. Mais le film dans son ensemble reste très téléphoné, trop peut-être. A force d'être victime de mensonges et manipulations, la méfiance du spectateur surpasse celle des différents protagonistes. C'est simple, nous plongeons dans un profond mélange de nihilisme et de paranoïa. Chaque regard, chaque geste, chaque parole semble être une simple péripétie avant la révélation des véritables intentions de l'interlocuteur. Trop de twists tuent le twist si vous voulez mon avis.

Si vous avez vu les précédents métrages du duo Ficarra/Requa ("I love you Philip Morris" ou "Crazy Stupid Love"), je ne vous apprends rien. Les compères sont amateurs d'un humour très spécial et pas unanime. On adore ou on déteste. Personnellement, je fais partie de la première catégorie. Si le scénario n'a rien de bien novateur, les répliques fusent et font bien souvent mouches. Notamment grâce au jeu d'un Adrian Martinez en pleine forme, qui se trouve être un excellent comic-relief.

Comment ne pas réserver un paragraphe entier à Margot Robbie, sex-symbol naissant depuis son apparition en tant que Madame Dicaprio dans "Le Loup de Wall Street" ? La toute jeune actrice est sublimée dans chaque plan, chaque scène, habillée ou dénudée, le tout lui donnant une allure très hitchcockienne. Et même si ses minauderies n'arrivent pas encore à vous séduire, nul doute qu'elle reste une actrice à suivre et pas une énième blonde servant juste à embellir un background (Amber Heard, ça c'était un peu pour toi).

Ne vous attendait pourtant pas à un chef-d'œuvre marquant le siècle… Voire même la décennie. Si "Diversion" se trouve être un film drôle, sexy et agréable, il souffre clairement d'un problème de dosage. Trop répétitif, aucun doute qu'avec un autre duo d'acteurs en guise de tête d'affiche, le film resterait dans l'anonymat le plus total. Dommage !

Auteure :Mélissa Chevreuil
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